‹ Traité expérimental de l'électricité et de magnétisme (volume 4)Chapitre 34 sur 216 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

étaient exposées au choc électrique; mais elles servent encore à résoudre une question qui n’est pas sans intérêt pour la phosphorescence, c’est de montrer que la lumière électrique seule suffit pour les rendre lumineuses. Si l’on introduit des fragments de ces coquilles dans de petits tubes de verre hermétiquement fermés, et placés eux-mêmes dans d’autres tubes plus longs, et que l’on fasse passer un très-grand nombre de décharges électriques à la surface extérieure de ces petits tubes, les fragments deviennent phosphorescents quand on les chauffe. Exposés à la lumière voltaïque produite entre deux pointes de charbon qui communiquent entre les extrémités d’une batterie de 100 paires, ils acquièrent, quoiqu’il un moindre degré, la faculté lumineuse au travers du verre quand on les chauffe ensuite. En général, les effets de la lumière voltaïque sont moins marqués que ceux qui proviennent de l’électricité ordinaire. Nous 11e pouvons pas encore nous expliquer sur le rôle que jouent les décharges électriques sur la phosphorescence; nous remettons h le faire quand nous aurons exposé diverses causes qui influent sur le phénomène.

§ VE Des phosphorescences spontanées.

68 ï. Il existe un grand nombre de substances dans la nature organique, et même dans la nature inorganique, qui jouissent de la propriété d’émettre spontanément de la lumière par suite d’une réaction qui a lieu , soit entre leurs parties constituantes, soit entre ces mêmes parties et les éléments des milieux dans lesquels elles se trouvent. On distingue, comme nous l’avons déjà dit, deux genres de phosphorescences spontanées, les unes passagères et fugitives, comme celles que l’on observe dans la combinaison de la chaux caustique avec l’eau, et dans une foule de cas semblables, ou l’action chimique est violente; les autres lentes et durables , telles que celles que nous offrent

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