CHAPITRE III. IO(j
l’extrémité de l’appareil, le courant positif supérieur l’emporte; à mesure qu’il s’éloigne, son influence diminue, et il arrive un certain temps où le courant négatif terrestre devient supérieur.
Combien de difficultés ne doit-on pas éprouver quand on cherche a apprécier l’état électrique réel de l’air ambiant, avec des instruments qui ne marquent que des différences entre l’état électrique de la terre et celui de l’air! Quand on sait, en outre, qu’il y a des nuages qui sont électrisés, tantôt positivement, tantôt négativement, la question de l’électricité atmosphérique devient alors des plus complexes , et l’on ne peut espérer d’en avoir une solution complète qu’en multipliant les expériences et coordonnant les résultats , comme nous favons indiqué.
743. L’électroscope et le multiplicateur, employés aux recherches de l’électricité atmosphérique, ne peuvent donner des indications absolues comme le thermomètre et le baromètre : les feui lies à or ou les pailles du premier ne divergent que sous l’influence d’un état électrique différent de celui du milieu ambiant, et l’aiguille du second n’est déviée qu’en raison de la supériorité d’un courant sur un autre. Pour connaître avec certitude l étal électrique d’une grande portion de l’atmosphère, il faudrait que nos instruments n’y fussent pas plongés, ou qu’on pût placer un de leurs conducteurs au delà des limites que l’on veut mesurer; ce qui n’est pas toujours possible.
Le sol étant plus ou moins humide conduit inégalement, quoique suffisamment , l’électricité qui est dégagée à sa surface par l’évaporation; il n’en est péi^s de même de 1 air qui, étant mauvais conducteur, s en charge diversement, selon son humidité et les causes qui l’agitent. Ce n’est pas tout : les nuages chargés de l’une ou l’autre électricité agissent par influence sur la portion d’air où se trouve l’extrémité de l’instrument, et altèrent pendant leur passage celle qui y est accumulée, soit en augmentant, soit en diminuant sa tension. Que