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DES CAUSES GENERALES
de difficultés ne doit-on pas éprouver à interpréter les résultats obtenus toutes les fois que l’air n’est pas serein, ou qu’il est agité par des causes quelconques! Nous allons voir, dans le paragraphe suivant, l’influence qu’exerce l’électricité terrestre sur l’électricité des nuages orageux.
§ IL De la distribution de V électricité dans F atmosphère et dans la terre .
7/43. Il est bien prouvé maintenant que l’atmosphère et la terre sont constamment dans deux états électriques différents; les deux électricités doivent donc, se recombiner continuellement dans les couches inférieures de l’atmosphère jusqu’à une certaine hauteur; en rase campagne, l’expérience prouve que l’on ne commence à trouver de l’électricité positive libre qu’à trois ou quatre pieds environ au-dessus du sol ; la recomposition s’effectue donc jusqu’à cette hauteur, quand aucune cause étrangère ne vient la troubler. Au delà, l’électricité doit se répandre dans l’air suivant une loi que nous ne connaissons pas, qui dépend de la mauvaise conductibilité de ses parties constituantes, et doit varier à chaque instant, en raison des vapeurs qui s’élèvent du sol ou qui s’abaissent sur la terre.
7/46. Désirant connaître si , par un temps parfaitement serein, loin des habitations, des arbres et de toute végétation , l’électricité atmosphérique augmente d’intensité à mesure que l’on s’élève dans l’atmosphère, nous nous sommes transportés, M. Breschetet moi, au grand Saint- Bernard ; là, sur un des plateaux qui avoisinent l'hospice., nous avons tendu un morceau de taffetas gommé, de 3 mètres de long sur 2 de large, sur lequel on a déroüje un fil de soie recouvert de clinquant, de 80 mètres de longueur. L’un des bouts de ce fil a été mis en communication avec la tige d’un électromètre à pailles, au moyen d’un nœud coulant serrant légèrement la tige; l’autre bout a été attaché au fer de lance d’une flèche, puis i’011 a lancé celle-ci avec un arc fortement tendu.