EFFETS PARTICULIERS DE LA FOUDRE
M. Fusinieri considère comme un fait démontré la conjecture que nous venons de rapporter, attendu qu’il a trouvé des traces sulfureuses aux. extrémités des racines d’un peuplier, par lesquelles la foudre était sortie.
Il paraîtrait qu’elle s’empare aussi, quand elle frappe des arbres, d’une partie du bois qu’elle décompose, telle que le charbon, tandis que l’autre se volatilise. Parfois l’odeur d’hydrogène sulfuré se fait sentir sur les parties ligneuses qui ont été traversées par la foudre.
775. Quelques-unes des observations de M. Fusinieri ont été confirmées par M. Boussingault, qui a reconnu l’existence de l’oxide de fer sur les arbres foudroyés, ainsi que celle d’une matière charbonneuse sur des roches eyanitiques.
On assure, d’un autre coté, que plusieurs voyageurs ont constaté l’existence du fer métallique sur diverses roches.
776. Il semblerait résulter de là, comme M. Fusinieri l’a avancé lui-même, que le fer existe dans les nuages orageux et qu’il y a peut-être été attiré de la terre, principalement des cimes des montagnes, ou les orages commencent ordinairement à se former.
Peut-être est-ce à une cause semblable (1) que l’on doit rapporter la présence du fer dans l’eau de pluie déversée par les nuages orageux, comme on l’assure l’avoir constaté.
Les divers faits que nous venons de rapporter , la circonstance que les aérolithes tombent quelquefois à la suite d’apparitions de phénomènes météoriques, et surtout, le fait qu’on assure avoir vu des grêlons ayant pour noyau de petits fragments de sulfure de fer (2), lui ont paru suffisants pour attribuer la formation des aérolithes à des vapeurs sèches et ferrugineuses répandues d a ns l’ a t m o s ph è re .
fi) Annales de Ch. et dé Phys. Juillet 1827. (2) Biblioth. imiv, 1821.