I 38 DES TUBES FULMIK AIRES
Ces trois physiciens , en faisant passer la décharge d’une très-forte batterie électrique à travers du verre pilé en poudre, ont obtenu des tubes de 2 5 millimètres de longueur, dont le diamètre extérieur, qui décroissait irrégulièrement d’une extrémité à l’autre, était de 2 à 3 mill., et le diamètre intérieur d’un mill. Ces tubes avaient peu de consistance; mais aussi la décharge employée ne pouvait être comparée en rien à celle de la foudre.
78*2. Le fait suivant vient encore à l’appui de l’explication que nous venons de donner des tubes fulminai res (1):
Le 3 septembre 1789, le tonnerre foudroya, dans le parc du comte d’Aylesford, un homme qui avait cherché un abri sous un arbre. La matière électrique avait suivi le bâton que ce malheureux portait à la main et qui lui servait d’appui. Le sol, dans le point auquel le bâton aboutissait , était percé d’un trou de 5 pouces de profondeur. En creusant, on trouva que le soi, dans la direction du trou, avait été noirci jusqu’à la profondeur de io pouces. 2 pouces au-dessous, le terrain quartzeux offrait des traces évidentes de fusion ; on y trouva même un bloc de sable agglutiné par la chaleur.
788. Nous allons rapporter encore des effets de fusion analogues aux tubes fulminaires.
784- Tous les voyageurs ont remarqué sur les cimes des hautes montagnes, des traces de la foudre; la surface des rochers est fondue dans une certaine direction, ce qui annonce le passage d’une forte décharge. Saussure a trouvé, par exemple, sur la cime du Mont-Blanc, des masses d’amphibole schisteuse recouvertes de bulles noirâtres, vitreuses, qui ne pouvaient être rapportées qu’aux effets des décharges de l’électricité atmosphérique. M. Ramond a observé des effets semblables sur le pic du Midi, formé d’un schiste micacé glanduleux; la surface du sommet était recouverte d’un glacis de couleur
(1) Trans. ph. Ï790,