‹ Traité expérimental de l'électricité et de magnétisme (volume 5)Chapitre 151 sur 226 · SUR LA NAT. DE LA RAD. ÉMAN. DE l’ÉTIN.ÉLEC. ,ETC · texte numérisé non relu

SUR LA NAT. DE LA RAD. ÉMAN. DE l’ÉTIN.ÉLEC. ,ETC

On forma alors un nouvel écran mixte en joignant une portion de la même lame de verre, épaisse seulement de avee une plaque dechaux sulfatée lim-

pide, ayant pour épaisseur 7”^”^ -H* avait choisi cette substance à cause de sa diathermansie, analogue à celle de l’alun. Du reste, sa diaphanéité ne le cédait point à celle du verre. Malgré sa structure lamelleuse et son épaisseur, elle se montra supérieure , non-seulement au verre, mais peut-être même au cristal de roche, pour la transmission phosphorogénique. La projection de la plaque cristallisée se dessinait en lumière sur la matière calcinée avec toutes les sinuosités de son contour. La partie située au-dessous du verre continuait de l'ester obscure; peut-être toutefois l’était-elle par comparaison. L’expérience fut répétée en renversant l’écran mixte: elle eut encore le même résultat.

On n’hésita point alors à faire un troisième écran mixte, ou une portion de la même lame de verre était accolée à une plaque de cristal de roche limpide, perpendiculaire à l’axe, ayant d’épaisseur. Certai-

nement s’il y avait pu avoir quelque avantage de diaphanéité, il eût été du côté du verre, à cause du grand excès d’épaisseur du cristal. Cependant le sens des effets resta pareil. Ce fut sous le canon de cristal seul que la phosphorescence apparut. Il en fut de même dans une seconde expérience où le lieu des projections était interverti. Au reste , après les résultats obtenus avec la plaque de 6 millimètres, l’essai de celle-ci ne nous offrait aucun doute; car, en analysant les expériences de M. Melloni, on voit qu’un flux rayonnant qui a traversé 6 millimètres de cristal de roche perpendiculaire à l’axe, est déjà si épuré par cette substance, qu’il peut s’y propager ensuite jusqu’à l’épaisseur de 86 millimètres, en n’éprouvant plus qu’une excessivement petite absorption. Toutefois ce genre d’analogie ne peut, tout au plus, être employé que pour une même nature d’écran et pour une même source rayonnante, agissant sur une matière de sensibilité égale. Or, dans les expériences de M. Mel-

Page 1