CHAPITRE IX
tatîoQ que l’alcool, n’a donné que des résultats négatifs, même en dissolvant dedans du sublimé ou du chlorure de platine.
L’action exercée par un courant électrique sur l’alcool, tend donc à nous démontrer, comme je l’ai dit, que ce liquide est réellement composé d’éther et d’eau, qui, seule, éprouve une action secondaire.
Ia'S vues de M. Faraday touchant la doctrine électrochimique viennent encore à i’aj)pui de cette théorie; en effet, un grand nombre de faits nous montrent (jue les forces qui constituent les affinités ont des rapports intimes avec les pouvoirs éleclri([ues qui se manifestent à l’instant ou ils s’exercent. C’est à la recberche de ces raj)ports que nous devons nous attacher, si nous voulons connaître quelcpie chose sur les affinités. Ce qui tend encore à établir une relation intime entre ces deux espèces de forces, c’est que l’action chimique de l’électricité est définie comme les pouvoirs chimiques.
Dans des recherches que j’ai déjà eu l’occasion de mentionner dans le S"" vol., M. Fai'aday a trouvé (pie la quantité d’électricité associée aux atomes est énornu;, et capable d’effrayer l’imagination. Il faudrait, en effet, employer 800,000 charges d’une batterie élec'tricpie , composée de huit jarres égales, ayant (’hacune 8 pouces de hauteur et 28 pouces de circonférence, et chargées avec 3o toui’s d’un plateau d’une puissante machine électrique, pour décomposer une simple molécule d’eau, c’est-à-dire, pour égaler la quantité d’électricité (jui paraît c^tre associée aux éléments de cette molécule, et qui constitue leur mutuelle affinité chimique.
Il résulte, en outre, des expériences faites dans le but de montrer la haute condition électric[ue des molécules delà matière, et l’identité de leur quantité d’éh'ctiicité avec celle qui est nécessaii-e pour leur séparation, cpie l’action chimique exercée sur un équivalent de zinc, dans un simple cercle voltaïque, est capable de développer une quantité d’électricité suffisante, sous forme de courant, à travers de l’eau acidulée, pour décomposer un équi-
DE E.\ THEORIE ELECTRO-CHIMIQUE
val(Tit (le cette substance. Ces résultats prouvent évideniinent que la quantité d’électricité qui est associée aux particules de la matière, et qui leur donne le pouvoir de se combiner, est capable, lorsqu’elle est sous forme de courant, de séparer ces particules de leur état de combinaison, c’est-à-dire, que l’électricité qui décompose et celle qui est produite par la dc^composition d’un certain volume de matière, sont égales.
D’a près l’accord qui règne entre la théorie des proportions définies et celle de l’affinité électro-chimique, on ne peut s’empêcher de considérer les parties équivalentes des corps comme des volumes de ces corps qui ^contiennent d’égales quantités d’électricité, ou qui ont des pouvoirs électriques égaux. Ainsi, les atomes des coî’ps qui sont équivalents l’un à l’autre dans les actions chimiques, possèdent des quantités égales d’électricité. On doit Gwiewàve. \}dL]: quantités égales crélectricité, des quantités égales d’électricité naturelle, et non pas de telle ou telle espèce d’électricité. En posant ainsi la question, un élément ne doit pas être considéré comme électro-positif ou électro-négatif, pris isolément, puisqu’il possède les deux électricités; il devient seulement apte à devenir électro-positif ou électro-négatif, dans sa combinaison avec un autre élément, suivant ses l'apports chimiques avec lui.
Cette manière de voii’ ne doit pas être considérée comme une simple hypothèse, mais hien comme une représentation exacte des faits.
Parlons de l’intensité du courant nécessaire pour opérer la décomposition électro-chimique.
M. Faraday, qui, le premier, s’est occupé de ces recherches, en voulant s’assurer si un courant pouvait passer à travers un électrolite sans le décomposer , a été conduit à la conclusion suivante :
(( 11 paraît que lors-cju’un courant voltaïque est pro- « doit, et qu’il possède une certaine intensité dépen- « dante de la force des affinités chimiques, ce courant -V peut déu’omposcr un électrolite particulier, sans avoir