CHAPITRE IX
je n’ai déduit la valeur 0 que de six observations simples, rapportées dans les tableaux.
« J’ai considéré d’abord réchauffement du fil de platine sous trois conditions différentes : 1° lorsque la spirale principale était seule; quand un disque de
cuivre (rayon épaisseur était placé parallèle-
ment vis-à-vis d’elle, à une distance de 2"'^; 3^ quand le disque de cuivre était remplacé par la spirale secondaire, dont les bouts libres étaient réunis par deux fils de cuivre qui avaient ensemble une longueur de 3' 8". Les boules de la bouteille-électromètre qui mesurait la quantité d’électricité employée , étaient placées à une distance d’une demi-ligne l’une de l’autre.
« On voit que réchauffement du fd de platine pour l’unité de charge (o,43; cj,4ï ; o/pL) a été à ])eu près le même dans les trois séries d’observations. Comme je l’ai fait voir ailleurs (1), un courant électricpie secondaire
(t) Poggendorff Annalen , t. xlvii, p. 55.
392 SUR LU RET/VRDQü’ÉPR. LA. DÉCHAR. ÉLEC. DANS, ETC.
cjLii a la meme dlieclion c[ue la déchargé de la batterie, circulait et dans le disque de cuivre, et dans la spirale secondaire. Ce courant, qui n’affecte nullement un électromètre se trouvant dans le circuit, est rendu visible quand ou forme une interi'uptlon de dans le
fil qui joint les extrémités de la spli’ale secondaire. Une vive étincelle passe alors entre les bouts du fil, sans (jue réchauffement dans le fil conjonctif de la batterie soit altéré. Ce fait s’explique facilement par l’expél ienee antérieui’e, qu’un courant secondaire ne peut se former que dans le cas ou il peut circuler, ce que le fd conjonctif de la batterie ne lui permet pas. Les observations rapportées prouvent directement que le courant secondaire n’excite pas un nouveau courant dans le fil conjonctif. Il résulte de là les conséquences suivantes :
« Lorsqu une quantité (é électricité accumulée dans la batterie et déchargée par un fd quelconque , fait naître un courant f induction dans un conducteur voisi/i, cette quantité nj est pas diminuée ni augmentée.
c( S’il est vrai que la conductibilité affaiblie d’un circuit quelconque regarde le temps de la décharge dans ce circuit (ce que nous avons supposé ailleurs), la décharge de la batteide dépendra en quelque sorte des conducteurs que le courant secondaire parcourt. Si les conducteurs du courant secondaire sont meilleurs que ceux de la décharge, celle-ci ne pourra pas en être modifiée. Car la décharge s’opérant par des impulsions consécutives , trouvera toujours auprès d’elle le circuit voisin dans l’état naturel. Si, au contraire, les conducteurs du courant secondaire sont moins parfaits que ceux de la décharge, une impulsion suivante de la décharge arrivera avant que le courant partiel, excité par l’impulsion précédente, soit détruit; par conséquent la décharge aura près d’elle, pendant toute sa durée, un fil traversé par un courant qui a , comme nous l’avons dit plus haut, la même direction qu’elle-inême. Bans ce cas, deux courants dirigés dans le même sens