‹ Traité expérimental de l'électricité et de magnétisme (volume 5)Chapitre 24 sur 226 · CHAPITRE · texte numérisé non relu

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de riionime et des animaux, en prenant pour température constante, soit celle de l’appareil Sorel, soit celle de la bouche d’une personne exercée à ce genre d’expérimentatioi].

§ IV. Déterniinatioii de la lenipémtiire dans divers

eas pat/iologicjues.

1 549* Avant de terminer, je donnerai encore les résuî- ' taîs que nous avons obtenus sur des individus atteints de diverses maladies, afin cjue le lecteur puisse juger de l’ensemble des recherches qui ont été faites pour appliquer les effets thermo-électriques à la détermination de la température animale.

1° Un homme, âgé de ans, atteint d’une fièvre typhoïde , compliquée de bronchite.

]^e pouls donnait ri6 pulsations à la minute. Température du muscle biceps brachial 38^’ 80

Température de la bouche 89 65

Un homme, âgé de ^4 ans : entérite compliquée de bronchite.

116 pulsations à la minute.

Température du biceps brachial droit. . 89^ 5o 3® Jeune fille scrofuleuse dans un état fébrile bien marqué.

Température de la bouche 87^^ 5o

Idem d’une tumeur scrofuleuse enllani-

mée à la j)artle supérieure du (’ou . . l\o » Température d’une tumeur fongueuse

dans le tissu cellulaire »

Température du biceps brachial 87 28

4*^ Demoiselle de 80 ans, tumeur du même genre.

Température de la bouche 36'’ 78

Idem d’une tumeur au cou 87 5o

Idem du biceps braciiial 87 »

Idem du tissu cellulaire adjacent 85 »

5'’ Femme atteinte d’un cancer au sein.

38 j)éti:rm. de la temp. pains piv. cas patholog.

Température de la bouche 36® 6o

Icleni du cancer 36 6o

Idem des fongosités exubérantes 36 6o

Idem du muscle biceps brachial 36 6o

6® Jeune homme dans un état fébrile très-prononcé.

Température du muscle biceps brachial. 38® go 7® Jeune homme atteint d’une carie scrofuleuse des os

du pied.

Température de la bouche 36® 5o

Idem du biceps brachial 3^ 5o

Idem de la plaie 32 »

L’aiguille traversait le tissu cellulaire et l’aponévrose plantaire.

8® Un homme, âgé de 4^ ans, atteint d’une hémiplégie du coté gauche, avec commencement de gangrène sénile aux membres inférieurs.

Température du muscle biceps brachial.

côté sain 36® 4^

Idem, du côté malade 36

Idem, de la bouche 36 4^

Idem, du muscle du mollet, côté para-'

lysé 36 6o

Idem, côté sain 36 6o

g® Une femme, âgée de 49 engourdissement et

douleurs vives dans les membres inférieurs, à la suite d’une paraplégie.

Son pouls donnait 84 pulsations à la minute. Température du muscle biceps brachial. 67'’ T 4

Idem des adducteurs de la cuisse 87 55

lo® Un homme, âgé de 5o ans, atteint d’un tremble-

ment mercuriel.

Température du biceps brachial droit,

côté qui tremble le plus fort 87® o4

Idem du biceps bi’acbial gauche, côté qui

tremble le moins. 87 i5

II® Ilydropisie du ventre , avec affection du cœur. Température du niuscle biceps brachial. 87® o5 Idem du liquide se trouvant dans l’ab-

domen 87 65

CJIAPJTKE 111.

12^^ Homme, âgé de 66 ans; atteint d’une hémiplégie. Température du muscle biceps brachial. 36*^ 85

Idem, coté droit 36 85

i3® Il était intéressant d’étudier la diminution de température dans un moribond, peu d’instants avant qu’il rendît le dernier soupir. Nous avons en conséquence expérimenté sur un homme attaqué d’une variole confluente, arrivée au dernier degré.

Le pouls battait i/|4 pulsations très-faibles à la mi« nute.

Température du muscle biceps brachial. 35® 85 Idem de la main sur réminenee thénar. 3^ »

L’individu est mort quelques minutes après.

En résumé, nous voyons, en nous rappelant que la température des muscles est ordinairement d’environ 36® 87 :

I® Que l’état fébrile donne un accroissement de température dans ces organes, qui peut aller jusqu’à 3® centigrades ;

2® Que les tumeurs scrofuleuses fortement enflanw mées n’ont pas donné un accroissement plus considérable de température. Nous ferons remarquer que les parties purulentes ne participent pas à cet accroissement;

3® Que le cancer n’a rien offert de particulier, si ce n’est un léger abaissement de tempéj’ature dans toutes les parties explorées;

4® Que la paralysie n’a présenté non plus aucune différence bien sensible entre la température du membre malade et celle du membre paralysé ;

5® Qu’à l’instant de la mort, la température du biceps brachial s’était abaissée d’un degré et demi , et. celle de la main, dans l’intérieur de l’éminence thénar, d’environ cinq degrés.

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CHAPITIIK IV.

PE LA MESURE DE LA UlîALELR DANS LES VEGETAUX.

§ Considérations générales,

i55o. Partout où il y a vie, il y a production de chaleur, car il ne peut y avoir vie sans élaboration de sucs vitaux, et par conséquent sans formation de composés chimiques. Il doit donc y avoir production de chaleur dans l’acte de la végétation en général. Je vais rappeler les principales observations qui ont été faites à cet égard.

On sait que l’arum 'Vulgare dégage de la chaleur, du moins son spadix, à une époque déterminée de la floraison. Cette observation a été faite la première fois par Lamarck , sur l’arum italicum. M. de Candolle a remarqué que le dégagement de chaleur n’a lieu qu’une fois pour chaque chaton ; qu’elle commence vers trois heures de l’après-midi, atteint son maximum vers cinq heures, et cesse à sept heures, Sennebier a reconnu que dans l’arum vulgare, la température est de au- ' dessus de la température ambiante.

M. Schuhz a avancé que la fleur d’un caladium pinnatlfidum vigoureux avait une température de 19 à 20®, celle de l’air étant de i 5".

MM. Hubert et Bory ont avancé que i’arum cordifolium de l’Ile de France acquiert une température de 44*^, et meme de 49*^? celle de l’air étant à 19®. Ils ont

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