CHAPITRE VIH
continué d’acquérir une teinte bleue de plus en plus foncée, et le dégagement de l’hydrogène a toujours continué, mais en diminuant. De là M. Jacobi a tiré la conséquence que dans les actions voltaïques secondaires, on n’y rencontre ni cette simultanéité d’effets, ni cette nécessité d’entrer en combinaison ou de se décomposer, chose que l’on observe dans les actions électro-chimiques primaii’es.
Ce phénomène est tellement complexe , qu’il est nécessaire de faire une étude particulière pour démêler les divers effets produits.
M. Jacobi a remarqué que l’on peut se servir pour planche gravée, non -seulement des métaux plus négatifs que le cuivre, mais encore des métaux positifs, et quelques-uns de leurs alliages , à l’exception du laiton , bien que ces métaux décomposent les solutions de cuivre avec une grande énergie, quand ils ne forment pas de couple voltaïque. 11 paraît que l’on peut multiplier presque indéfiniment les reliefs et les creux au moyen de l’action voltaïque. Il est bien entendu que, pour obtenir les creux, on se sert des reliefs produits.
Il paraît, d’après une note que je trouve dans la France littéraire^ déjà citée, que M. Jacobi est parvenu à former des lames de métal, d’une cohésion suffisante pour être employées dans les arts , sans avoir besoin d’être fondues de nouveau. Dans cette note, on dit qu’il fait usage d’une solution de nitrate de cuivre, soumise à l’action d’un très-faible courant voltaïque. Il obtient, dit-on, ainsi du cuivre, qui, par sa pureté et sa malléabilité, est infiniment supérieur au cuivre ordinaire. Il y a peut-être de l’exagération dans les qualités que l’on attribue au cuivre ainsi obtenu; cependant je dois dire que les expériences auxquelles je me livre depuis près de quatre ans, pour le traitement électro-chimique des minerais d’argent, de cuivre et de plomb, m’ont donné des résultats à peu près semblables pour le cuivre. J’obtiens bien des lames de cuivre, parfaitement pur, exempt de fer, par conséquent, présentant une grande force de cohésion;
ÉCLAIIIAGK AL GAZ PHOD. PAR j/aCT. VOLTAÏQLL.
mais, en général, ce cuivre est paüleux , et ne peut être employé clans les arts sans une fusion préalable. Peut-être M. Jacobi a-t-il mieux réussi; mais, comme je manque de l’enseignements positifs a cet égard, je ne puis rien ajouter à ce que je viens de dire.
Les travaux électro-métallurgic|ues dont je viens de parler ont pris une telle extension, que les résultats auxquels je suis parvenu, en opérant sur des masses consiclérables de minerai d’argent, de cuivre et de plomb, ne peuvent, en raison même de leur étendue, être exposés ici. Je m’occuperai, immédiatement après la pui)lication de cet ouvi’age, à. réunir tous ces résultats, dans un ouvrage spécial, où je mettrai en regard tous les procédés métallurgiques en usage pour traiter ces métaux, afin que les industriels soient à même d’en faire la comparaison.
§ IL Eclairage au gaz produit par l\ictiou voltaïque.
iBq'j. M. Jacobi s’est servi de Faction d’une batterie constante, d’une construction particulière, et sur laquelle je n’ai encore aucun renseignement positif, pour obtenir des gaz mélangés, en quantité suffisante pour éclairer une vaste pièce, par le système Drumond; la quantité de gaz produite était d’environ 3 ou 4 pieds cubes par heure. L’eau qui servait à cette opération était acidulée par l’acide sulfurique, ayant une densité de i,33; les électrodes étaient en platine; les gaz, avant d’arriver au lieu de la combustion, traversaient un tube de verre rempli de chlorure de calcium, de sorte qu’il n’y avait ni gazomètre, ni réservoir. Dès l’instant que le circuit était fermé, le jet devenait lumineux, et la flamme brûlait tranquillement avec la même intensité pendant quelque temps. La batterie destinée à produire la décomposition occupait un espace d’environ lo pouces sur 8 , et à peu près 9 pouces de hauteur.
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