DE LÀ LUMIÈRE ÉLECTRIQUE
l’étincelle ordinaire, soit avec le choc d’une bouteille de Leyde ; que la garniture en étain qui enveloppait extérieurement le tube se chargeait d’électricité et que les répulsions et les attractions avaient lieu également dans le vide le plus parfait. Lorsqu’on élevait la température du mercure, en plaçant la branche recourbée du tube sur un réchaud ou dans un bain de mercure, la lumière électrique paraissait dans la vapeur avec une couleur verte, vive, et de grande intensité. En élevant graduellement la température jusqu’à l’ébullition du mercure, la décharge d’une batterie de quelques bocaux y produisait une lumière dont l’éclat était des plus brillants. A mesure que la température diminuait, la couleur perdait sa vivacité, et à 20° au-dessous de zéro du thermomètre de Far., la lumière était si faible, qu’on ne pouvait l’apercevoir que dans une obscurité très- profonde. Pendant l’ébullition du mercure, le phénomène était des plus éclatants. Pendant la formation et la condensation des globules de vapeur mercurielle, l’électricité produite par le frottement du mercure contre le verre se transmettait à travers la vapeur, avec des étincelles si brillantes , qu’elles étaient visibles en plein jour.
Lorsqu’il introduisait dans le vide mercuriel la plus petite quantité d’air, la couleur changeait du vert au vert de mer; par une nouvelle addition , elle passait au bleu ou au pourpre. Davy a essayé ensuite de^faire le vide au-dessus de l’alliage fusible de bismuth et d’étain, afin de ne pas avoir de quantités appréciables de matières pondérables en vapeur; la lumière, dans ce dernier cas , était jaune et de la phosphorescence la plus pâle.
En faisant le vide avec l’huile d’olive et le chlorure d’antimoine, Davy a trouvé que la lumière produite par l’électricité à travers la vapeur du chlorure était plus grande que celle qui avait lieu dans la vapeur d’huile. Ces expériences l’ont mis à meme d’exprimer l’opinion suivante sur l’origine de la lumière et de la chaleur dans les décharges électriques : ces deux effets dépendent