CHAPITRE III
18. Avec lin fil de cuivre parfaitement décapé, si Ton élève la température de l’un de ses bouts, en plaçant le foyer de chaleur à une certaine distance des points chauffés, pour oxider le moins possible sa surface, et qu’on le pose sur celui qui est à la température ordinaire, il ne se produit pas de courant; mais si l’on oxide préalablement la surface afin d’interposer un corps étranger entre la partie chaude et la partie froide, il y a alors un courant qui va de l’une à l’autre, comme dans le fil de platine. L’application d’une couche très-mince de mercure , d’étain , d’or ou d’argent, sur la surface des bouts du fil de cuivre, suffit pour produire le même effet que la couche d’oxide. De là nous pouvons conclure avec beaucoup de Vraisemblance que, dans le premier cas, ou les deux surfaces sont très-nettes, le cuivre étant bon conducteur, la solution de continuité n’oppose qu’un faible obstacle au passage de la chaleur de la partie chaude à la partie froide; de sorte que l’on peut regarder sa propagation comme étant sensiblement la même à droite et à gauche de la solution de continuité; tandis que , dans Je second cas , l’interposition d’un corps étranger modifie suffisamment la propagation de la chaleur pour produire les mêmes effets que dans le platine.
L’or et l’argent, quand ils ne sont pas purs, donnent des résultats semblables à ceux du cuivre; lorsqu’ils renferment du cuivre, la chaleur développe à leur surface une petite couche d’oxide, qui met obstacle à la propagation de la chaleur, et alors on a courant du chaud au froid. Il est bien entendu que les deux fils de cuivre, d’or ou d'argent, doivent être pris dans le même bout ; car s’ils ne sont pas homogènes, il en résulte des effets particuliers.
Veut -on avoir un courant continu avec un fil de cuivre : on coupe ce fil en deux, et l’on réunit deux des bouts au moyen de deux crochets passés l’un dans l’autre ( fi g. 26), ta ndis que les deux autres bouts coinmu*