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CHAPITRE III

de Ici chaleur, les deux électricités se séparent là où ces corps sont placés. On en a un exemple dans le fer. Lorsque l’on fixe les deux bouts d’un fil de fer aux extrémités d'un multiplicateur, et que l’on fait rougir pendant quelques instants une petite portion du fil de fer loin des soudures, afin que celles - ci ne puissent pas réagir, il se produit presque toujours un courant, en chauffant à droite ou à gauche de la portion dont la température a été portée au rouge. Pour expliquer ce fait, il faut admettre (pie la portion du métal qui est recuite est la cause de la séparation des deux électricités.

19. Quelle que soit l’idéequ’on ait conçue du principe électrique naturel, on ne peut douter qu’il n’existe dans tous les corps, et qu’il ne soit mis en mouvement par différentes causes. Comme il est formé de la réunion des deux électricités, si, en cheminant dans les corps, il rencontre un obstacle qui puisse être franchi plus facilement par l’une des deux électricités (pie par l’autre, il y a aussitôt rupture dans leur équilibre : elles se séparent pour se recombiner dans la portion qui leur présente moins de difficultés. C’est probablement là une des causes de la production des courants thermo-électriques.

Pour que l’on puisse mieux apprécier les causes qui influent sur la production des phénomènes thermo-électriques , je vais exposer les courants qui ont lieu dans les corps homogènes, quand toutes les parties 11’ont pas la même température.

M. Seebeck , qui a découvert cette classe de phénomènes, a observé que, dans un anneau circulaire, de bismuth ou d’antimoine, si l’on refroidit une moitié, tandis que l’on élève la température de l’autre, il se produit aussitôt un coûtant électrique. Ce phénomène a été l’objetde recherches étenduesde la part du docteurYelin (1), de MM. Cumming, Sturgeon et autres (2). Ce dernier

(1) Munich., 29 avril 1823, 12 p. in-4°.

(2) Philos. Magaz., juillet i83i.

[[% 1NFL. DE LA CHAL. SIJR LE DÉGAG. DE LBLEC.

physicien l’a analysé avec des détails convenables. Voici quelques uns des effets qu’il a observés.

Dans un rectangle abcd ( fi g. 27), formé de quatre barreaux de bismuth, de o,3 de pouce anglais de largeur et de 3,2 pouces de longueur, si l’on élève la température de différentes parties avec la pointe de la flamme d’une lampe à alcool, et que l’on place au-dessus du rectangle une aiguille aimantée délicatement suspendue ;

Quand on chauffe le point <2, le courant va de b en a.

En chauffant à peu de distance de <5, M. Sturgeon a

trouvé, après quelques essais, un point qui ne donnait aucun courant, et dont la distance à b était située à un peu plus de \ pouce de b . En chauffant le demi-pouce le plus voisin de l’angle, le courant allait de b en <2, et dans une direction opposée lorsqu’on portait le foyer de chaleur de l’autre côté.

Sur le coté cd , il n’existait qu’un seul point neutre placé' à égale distance des angles c et d.

Dans un second cadre ( fig. 28 ) de même longueur que le précédent, et d’une largeur d’environ 1,70, chaque angle était un point neutre, et il s’en trouvait encore un au milieu de chaque grand côté.

M. Sturgeon attribue Sa présence de ces points neutres à quelques modifications particulières produites pendant le coulage des barreaux : i! a remarqué que l’intensité de chaque courant variait en raison du point chauffé , et dépendait en grande partie de la structure du barreau.

En soumettant à l’expérience des anneaux circulaires de bismuth, dont le diamètre extérieur était de 4 pouces et celui de l’intérieur de 3,5 pouces, et élevant la température de divers points, il a découvert des points actifs et des points neutres qui, étant chauffés, ne dérangeaient pas l’équilibre des forces électriques. Il a observé dans l’anneau circulaire, comme dans les circuits d’une

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