CHAPITRE PREMIER
fussent extrêmement lentes. Au moyen de cette disposition, l’aiguille était préparée à obéir sans difficulté à l’action du courant. Ils employèrent un gros fil de cuivre G £, de 8 ou 10 pieds de long, tendu verticalement et traversé par le courant: l’appareil était tellement disposé que l’on pouvait varier la distance du fil à l’aiguille, qui correspondait toujours sensiblement au milieu de sa longueur. De plus, la distance de l’aiguille au fil pouvait varier au moyen d’un appareil à engrenage. D’après la loi découverte par OErsted , l’aiguille se mit immédiatement en croix avec le courant. En la dérangeant de sa position d’équilibre, elle y revenait par une suite d’oscillations isochrones, dont la durée dépendait de l’intensité de la force du courant.
Le tableau suivant renferme les résultats d’un certain nombre d’expériences:
Distance du courant Durée de dix ,
au centre de l’aiguille. oscillations.
mm u
3o 4°îa5
i*5 3o,oo
La pile variant à chaque instant, on est revenu souvent à la même distance pour opérer de nouveau; puis Ton a pris des moyennes, afin de pouvoir compter sur les résultats. Pour remonter des oscillations aux forces qui les ont produites, il faut se rappeler que les intensités de ces forces sont comme les carrés des nombres II. 28
434 DE l’âCT- A DIST. DU COUR. SUR l’aïG. AIM.
d’oscillations exécutées dans le même temps; d’après cela , si l’on représente par i et i les intensités de la force dans deux expériences, N et N' le nombre des
oscillations , on aura -7-
Maintenant, pour déterminer la loi de l’intensité quand la distance varie, il est facile de voir, au moyen des résultats précédents, qu’elle est en raison inverse de la distance; en effet, admettons cette loi, on aura, en désignant les distances au fil par D et D' ,
i IV
d’où on déduira
N2 D' /BT
et comme dans le pendule on a
riV
on en déduira
T et T représentant les durées de 10 oscillations. Or, faisant D.— 3o millim.,et prenant pour T le résultat de l’expréience, 42 9 a5, et pour D1 diverses distances 42? ‘i 5, on a pour les valeurs de T', des nombres qui diffèrent très-peu de ceux qui sont donnés par l’expérience.