‹ Traité expérimental de l'électricité et de magnétismeChapitre 330 sur 362 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

trodüire plus ou moins son bord entre les pôles magnétiques. On couvrit d’amalgame le bord du disque, afin d’obtenir un contact mobile; la partie du disque autour de l’axe fut préparée de la même- manière ; des conducteurs de cuivre ou de plomb de f\ pouces environ de long, de \ pouce de large et de l pouce d’épaisseur, furent évidés à l’une de leurs extrémités et munis d’amalgame pour être appliqués avec plus d’exactitude sur les bords du plateau. On mit les conducteurs en communication avec un multiplicateur dont le fil de cuivre entouré de soie formait autour du châssis 16 ou 18 circonvolutions. Les choses étant ainsi disposées, les pôles magnétiques se trouvant à une distance d’un demipouce environ l’un de l’autre, le bord du disque fut introduit entre eux jusqu’à la moitié de leur largeur environ. On attacha l’un des fils du multiplicateur autour de l’axe de rotation, et l’autre au conducteur qui était maintenu en contact avec le bord amalgamé du disque, précisément dans la partie située entre les deux pôles. Aussitôt que le disque fut mis en mouvement, l’aiguille du multiplicateur éprouva une déviation de go°, et se mit à osciller à cause de la difficulté d’opérer un contact qui fût parfait. Mais en faisant les expériences avec soin, et régularisant le mouvement de rotation, on obtint une déviation permanente de 45°. Cette expérience démontre évidemment la production d’un courant électrique continu au moyen des aimants ordinaires. En imprimant un mouvement de rotation en sens inverse, sans faire aucun autre changement à l’appareil, la déviation fut en sens contraire. Quand le conducteur était placé au bord du disque, comme on le voit dans les positions ponctuées de la fig. 112, le courant avait toujours la même direction, et il en était encore de même jusqu’à une distance de 5o ou 6o° de chaque côté des pôles magnétiques; mais le courant allait en décroissant à partir du point de la plus grande intensité qui se trouvait entre les deux pôles. A une égale distance des pôles magnétiques le courant avait la même intensité ; il n’y

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