CHAPITRE III
température et l’état hygrométrique seront sensiblement les mêmes. L’appareil suivant ( fig. ) remplit les conditions nécessaires. On prend une balance électrique que l’on place sur une planchette horizontale^, recouverte d’une glace; cette planchette est suspendue, à l’aide de deux montants verticaux , à une traverse AA d’un fort châssis en bois AABB ; la cloche oo de la balance est percée dans sa partie supérieure d’une ouverture zï, dans laquelle on fait passer un tube en cuivre qui descend dans son intérieur, et qui est maintenu sur la traverse horizontale par de fortes vis. A l’extrémité de ce tube, on fixe un appareil ce, composé de deux petits plans circulaires en cuivre qui peuvent se rapprocher ou s’éloigner au moyen de trois vis, et dont le plan inférieur est percé à son centre d’une ouverture de deux centimètres. C’est entre ces deux plans qu’on place le corps qui doit être soumis â la pression. Ce petit appareil communique au réservoir commun, par l’intermédiaire d’une chaîne métallique qui donne ainsi écoulement à l’électricité. Lorsque l’on veut élever la température du corps, on verse dans le tube de cuivre b b un liquide chaud.
On pratique aussi deux ouvertures dans la planchette : l’une, d’environ un décimètre de diamètre, pour l’usage intérieur de la balance, peut être fermée à volonté avec une capsule en verre dont le bord est revêtu d’une douille à vis : cette capsule est aussi destinée à recevoir les substances qui absorbent l’humidité de la cloche; l’autre ouverture un sert à passer un petit tube en verre, recouvert d’un vernis à la gomme laque, et portant à son extrémité supérieure le corps qui doit presser celui qui est placé entre les deux plans circulaires; ensuite, quand on veut exercer la pression, on pose ce tube, au moyen d’un petit support, sur l’une des extrémités d’un fléau de balance , dont l’autre est disposée pour recevoir les poids nécessaires à la production de la pression, L’ouverture pratiquée dans la planchette est suffisamment grande pour que ces mouvements ne soient
DÉGAG. DE l’ÉLEC. PAR PRESSION.
pas gênés; de plus, afin d’empêcher la communication de l’air extérieur avec celui de la cage de la balance électrique, on fixe, au moyen d’un anneau, autour de l’ouverture, un cylindre en baudruche, au milieu duquel passe le petit tube, et dont les dimensions sont telles, que la peau légère dont il est formé ne gêne nullement les mouvements du petit tube. Le fléau de la balance se hausse et se baisse à volonté à l’aide d’une vis de pression ; ensuite on dispose l’appareil de manière que le fléau soit dans une direction horizontale, lorsque les deux corps soumis à la pression ne font que se toucher. Les choses ainsi disposées, on exerce la pression; puis, pour séparer les corps , on se sert de deux ressorts disposés de manière à recevoir une tension déterminée. Les ressorts revenant à leur état primitif entraînent avec eux le fléau; les corps se trouvent donc sortir de la compression avec une vitesse égale à la tension du ressort. Le corps placé a l’extrémité du tube étant sorti de la compression, il faut pouvoir le présenter au disque de clinquant suivant sa plus grande surface : on y parvient en formant ce tube de deux pièces, et les réunissant au moyen d’une charnière à boulon (fig. /|2 bis). Passant ensuite ce tube qui est plein dans un autre tant soit peu plus large, les deux parties se trouvent en ligne droite; veut-on présenter le corps au disque de clinquant, on retire un peu le petit tube de son enveloppe, et la partie supérieure trébuche aussitôt.
58. Le plus souvent l’excès d’électricité acquis par chacune des substances au sortir de la compression est trèsfaible : si l’on prenait par conséquent pour fil de torsion un fil d’argent, tel que Coulomb l’a employé dans sa balance, la répulsion serait peu sensible, et quelquefois même nulle ; il faut donc le remplacer par un autre qui ait une force de torsion bien plus faible. Les fils de platine d’une grande finesse, tirés à la filière à la manière de Wollaston, remplissent parfaitement ce but; mais il faut avoir la précaution de choisir le degré de finesse convenable; car je me suis assuré que lorsque