‹ Traité expérimental de l'électricité et du magnétisme, et de leurs rapports avec les phénomènes naturels ; (volume 3)Chapitre 127 sur 278 · DES EFFETS ÉLEC. PROD. DANS LE CONTACT , ETC · texte numérisé non relu

DES EFFETS ÉLEC. PROD. DANS LE CONTACT , ETC

étrangères qui adhéraient aux surfaces métalliques; mais Iringt-qùatre heures après, la direction devint constante; l'azote s'est comporté comme l'oxigène^dans l'expérience précédente, c'est-à-dire qu'il a pris au liquide l'électricité positive. En comparant maintenant l'azote et l'oxigène, on trouve que Toxigène communique au platine , avec lequel il est en contact*, l'électricité positive.

L'hydrogène et l'azote se comportent comme l'hydrogène et l'oxigène ; de sorte que l'azote est électro-positif par rapport à l'hydrogène, et électro-négatif par rapport à l'oxigène.

Il est donc bien prouvé maintenant que lorsque deux lames de platine sont recouvertes de différents gaz, oa obtient tm courant dès l'instant où l'on plonge dans l'eau ces lames communiquant entre elles au moyen d'un fil de métal.

Nous sommes portés à croire que cet effet est dû à la réaction lente des deux gaz l'un sur l'autre, par l'intermédiaire de l'eau, réaction dont l'intensité est augmentée par l'action chimique du courant qui doit se manifester quand le circuit est feripé.

i325.L'expériencesuivantè,dueàM.Grove,vientàl'appui de cette opinion : on prend deux tubes de verre fermés par une de leurs extrémités ; après avoir fait passer dans l'un une lame de platine et de l'hydrogène en quantité suffisante pour occuper la moitié de la capacité, et dans l'autre une lame de même métal et de Toxigène en même quan* tité, on plonge les deux tubes dans de l'eau légèrement a^cidulée, et l'on fait communiquer la lame en contact avec l'oxigène, avec le zinc d'un couple voltaïque, et la lame en contact avec l'hydrogène, avec le cuivre du même couple. Au moyen de cette disposition , la pr^ miére est négative et la seconde positive. Les choses étant ainâi disposées, on ne tarde pas «à voir Peau s'élever rapidement dans les deux tubes, deux fois plus dans celui où se trouve Fhydrogène que dans l'autre* l\ y a donc eu, sous l'influence des lames de platine, décomposition et formation d'eau, deux actions qui sont

CÛAPITRB PRBMIEB. I9

ici dépendantes l'une de Taiitre. On voit par là que la tendance du platine à déterminer la combinaison dii gaz qui se trouve dans les deux tubes, est de beaucoup augmentée lorsque Tétat électrique de chaque lame est modifié par le passage du courant provenant du couple voltaïque, lequel est dirigé dans un sens différent de celui qui résulte de la combinaison lente des deux ga2 primitivement employés. Cotte différence dans l'intensité du , courant suflit pour décomposer l'eau et produire les effets indiqués.

Dans l'expérience précédemment citée (i324), on n'a point un couple voltaïque pour augmenter l'intensité du courant, mais bien un courant résultant de la réaction des deux gaz sur l'eau , laquelle, quoique très«faible, doit tendre à produire des effets semblables.

i3à6. Les phénomènes relatifs à la polarisation des conducteurs, qui ont servi d'électrodes, ont une telle importance que je ne dois omettre aucun des faits qui ont été observés pour les étudier. Yoici le résultat des dernières recherches qui ont été faites à ce sujet par M. Schœnbein.

Un 61 de platine , polarisé soit positivement , soit né«gatiVement, c'est-à-dire, qui â servi d'électrode négatif ou positif, perd son état électrique particulier, quand on élève sa température jusqu'au rouge.

Un fil de platine, polarisé positivement, c'est<^à-dire, dont la surface est recouverte d'hydrogène, perd son pouvoir lorsqu'il est plongé seulement, pendant un instant, dans une atmosphère de chlore. Le fait s'explique de lui-même.

Un fil de platine, polarisé positivement, perd son état électrique lorsqu'il est plongé pendant quelques secondes dans de l'oxigène. Réciproquement, un fil polarisé néga* tivement perd de sa faculté quand il est plongé dans l'hydrogène.

Un fil de platine, polarisé d'une manière quelconque, n'éprouve aucune influence de la part du gaz acide car» bonique*

' ao DE l'oxidatîon du platine.

Le platine, l'or et l'argent exposés pendant quelques instants dans une atmosphère de chlore, se comportent comme un fil polarisé négativement, c'est-à-dire, comme s'ils étaient recouverts d'oxigène.

L'acide sulfurique, très-étendu d'eau et dans lequel on a dégagé de l'hydrogène , est positif à l'égard du même liquide, qui ne renferme pas d'hydrogène , quand les deux liquides sont séparés par une membrane et sont mis en relation avec le multiplicateur au moyen de fils de platine. Si l'on emploie au lieu de platine des fils d'or ou d'argent, on n'obtient aucun courant.

En se servant des mêmes liquides, mais dont l'un contient un peu d'oxigène et l'autre n'en renferme pas, on n'obtient aucun courant, soit qu'on se serve de fils de platine d'or ou d'argent pour fermer le circuit.

Une solution d'hydrogène perd sa faculté d'exciter un courant lorsqu'elle est mêlée avec une certaine quantité de chlore.

Enfin l'acide chlorhydrique, polarisé positivement , perd sa polarité lorsqu'il est mêlé avec une certaine quantité de chlore, et le même acide, polarisé négativement,""perd son état particulier lorsqu'il est traité 'avec une quantité suffisante d'hydrogène.

M. Schœnbein admet, comme nous, que les courants secondaires, produits par les fils Qt les fluides polarisés, sont dus à une action chimique ordinaire, c'est-à-dire, à la combinaison de l'oxigèqe avec l'hydrogène , ou à celle du chlore avec l'hydrogène.

§ IIL De îoxidation du platine.

tSa^. On a vu précédemment (i 3 17, i3i8) quelepla* tinese trouvait constamment dans un état négatif, qui ne pouvait être détruit que dans les cas indiqués , et dont la cause paraissait inconnue, mais^ cependant qu'il y avait quelque probabilité pour croire que cet état était dû à une réaction chhnique lente. C'est ce motif qui

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