‹ Traité expérimental de l'électricité et du magnétisme, et de leurs rapports avec les phénomènes naturels ; (volume 3)Chapitre 130 sur 278 · CHAPITRE PREMICB. aS · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMICB. aS

tnide, sufBt pour faire battre des effets électriques qui compliquent les effets que l'on a en vue, au point de masquer la véritable cause de leur production. Dès lors il faut renoncer, avec ce mode dexpérimentation, à obtenir des résultats exacts, dont on puisse tirer des consé* quences en faveur de telle ou telle théorie.

Quoi quil en soit, passons outre. Yoici les principales expériences sur lesquelles M. Karstcn fonde sa théorie :.

1 33 1 . 1 '® Expérience. Un fij de zinc, plongeant par l'un de ses bouts dans un liquide conducteur, manifeste à l'autre bout libre, sur un condensateur de mêmts nature, l'éleclricité négative. Des plateaux en cuivre ou en argent, ne changent rien aux résultats. Un fil de cuivre substitué au fil de zinc, com^nuniquant avec un plateau en cuivre ou en argent, donne également, quoiqu'avec moins de certitude, de l'élétricité négative. Avec un plateau en zinc le résultat reste incertain; des fils de platine ou d'argent ne donnent aucun effet.

Ces effets, qui sont connus depuis longtemps, peuvent être expliqués au moyen de l'électricité dégagée dans la réaction du liquide sur le métal, sans avoir recours aux effets de contact. Dans cette réaction le liquide prend l'électricité positive, le métal l'électricité négative. L'intensité de l'électricité dégagée dépend de diverses causes qui font varier les effets, entre autres de4'énergie de l'action chimique, de l'action du liquide sur les^corps étrangers qui adhèrent aux surfaces , d'une décapation plus ou moins prompte, etc.

2*^ Expérience. En plongeant un fil de zinc, soudé à un fil de cuivre, dans le liquide, de manière à laisser libre la soudure et le second métal , le cuivre transmet à un plateau en cuivre ou en argent l'électricité négative. Avec un plateau en zinc l'effet est presque nul. Quand le cuivre est immergé, le plateau en zinc, en contact avec le zinc , accuse encore de l'électricité négative , pais avec une tension extrêmement faible. Il en est de même avec des plateaux en argent ou en platine. Dans le premier cas , ca remplaçant le cuivre par l'argent ou

Ji6 OBSEKV. RELAT. A UNE KOUV. THiOR. DU CONTACT.

le platine, l'effet ne change pas; dans le second, tout effet disparaît.

Ces faits peuvent encore être expliqués parfaitement au moyen de l'électricité dégagée dans l'action chimique , sans avoir recours à d'autres causes.

Le second métal, qui est en dehors du liquide, sert seulement de conducteur pour transmettre au condensateur l'électricité que prend le métal dans sa réaction sur le liquide. Le plus ou moins d'effets produits dépend du plus ou moins de facilité qu'éprouve rélectricité à franchir les obstacles qui se trouvent sur son passage, • et d'effets secondaires dont il est souvent difficile de se rendre compte.

3** Expérience. La soudure des deux métaux plonge dans le liquide. On examine alors l'état des extrémités libres. Le plateau en zinc touchant le fil de zinc recueille une très-faible électricité positive; s'il touche le fil de cuivre, l'électricité est presque nulle. Le plateau de cuivre, mis en contact avec le zinc, ne donne pas d'effets sensibles. Avec le cuivre, il donne une faible électricité négative. L'argent oale platine, remplaçant le fil de cuivre, le résultat est le même; remplaçant^e zinc, le cuivre se comporte , quoique plus faiblement, comme le zinc*

La soudure étant plongée dans le liquide , il y a nécessairement un courant qui va du zinc au cuivre, en traversant le liquide; de sorte qu'à chaque instant l'électricité positive de la surface du zinc se décharge sur le cuivre. Mais d'où vient donc l'électricité positive recueillie par le plateau de zinc? Dans un article critique très-bien fait, qui se trouve dans la Bibliothèque urUiferselle de Genèi^e, tom. v, p. i6i, on attribue cet effet , et avec raison, à l'action de l'air humide sur les parties libres des deux métaux soudés ; j'ajouterai particulièrement sur le zinc, dont l'action doit se manifester ici.

4** Expérience. Le fait rapporté dans cette expérience est relatif à l'état des deux métaux, qui plongent dans le même liquide, sans se toucher. Si les fils employé^

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