‹ Traité expérimental de l'électricité et du magnétisme, et de leurs rapports avec les phénomènes naturels ; (volume 3)Chapitre 132 sur 278 · CHAPITRE IL · texte numérisé non relu

CHAPITRE IL

DES EFFETS ]>E GONTÀGT QVl PRODUISENT LA PASSIVITÉ DU FER ET DE QUELQUES AUTRES SUBSTANCES.

♦ i332. Dans la: première partie du V® volume (1026^ etc.) , j'ai fait connaître les propriétés anomales du fer plongé dans Tacide nitrique , en raison des rapports qui peuvent exister entre ces propriétés et les effets de contact; je dis qui peui^ent exister , parce que nous ne connaissons pas encore au juste la' cause d'où dépend le phénomène. Je vais continuer maintenant à exposer les observations faites depuis par M. Schœnbein , qui s'occupe d'une matiière toute spéciale de cette classe de faits. Commençons par les effets qui concernent l'action que le fer combiné voltaïquement avec le peroxide de plomb ou d'argent , exerce sur le sulfate de cuivre.

On prend un fil de fer , dont l'une des extrémités est recouverte de peroxide de plomb ou d'argent f suivant le procédé électro - chimique. Représentons par a l'extrémité recouverte 9 et par b l'extrémité naturelle. Quand on plonge l'extrémité a dans une solution de sulfate de cuivre, il ne s'y précipite pas de cuivre, même sur les parties du fil qui ne sont pas recouvertes de peroxide et qui plongent dans le liquide; il ne se précipite pas également sur b quand on y plonge cette extrémité.

Voyons ce qui arrive quand aet b communiquent voltaïqucnient par l'intermédiaire du fil d'un multiplica-* teur. On plonge d'abord a, puis l'extrémité b;ce dernier devient passif à l'égard du sulfate de cuivre, mais il

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s'établit un courant continu qui va du fer rendu passif à l'extrémité a , à travers le liquide, absolument comme si le bout rendu passif était 'attaqué.

Si Ton a un fil de fer 9 communiquant par Tune de ses extrémités avec le pôle. positif d'une pile, et qu'on le plonge par l'autre dans une dissolution de sulfate de cuivre, en fermant le circuit ensuite, il ne se dépose aucune trace de icuivre sur le fer, tandis qu'il se dégage de l'oxigène; en interrompant le circuit, le cuivre se pré- ^ cipite. Il résulte de là, suivant M. Schœnbein, que la passivité du fer est due à l'existence d'un courant voltaïque. Cela peut être dans ce cas-ci , mais non dans les cas ordinaires, où l'on est plutôt porté à croire que l'effet est du même ordre que celui que nous présente le zinc amalgamé, dont les propriétés vont nous occuper bientôt de nouveau.

"Quand on fait communiquer ensemble deux vases remplis d'une dissolution de cuivre, au moyen de siphons remplis d'acide nitrique de i,35, ou de mèches d'asbeste^ imbibées de la même solution, ou avec des fils d'or ou de platine, on observe les résultats suivants : si l'on plonge d'abord l'extrémité a dans l'un, puis l'extrémité b dans l'autre, cette dernière ne devient jamais passive; mais si la communication est établie avec du fer, du zinc, à devient inactif Le cuivre se comporte comme le fer. Pour interpréter ces différents effets , il faut tenir compte de la résistance qu'éprouve le courant à traverser le conducteur métallique qui unit les deux dissolutions. SI le conducteur est un métal non oxidable, le courant passe moins facilement que lorsqu'il est oxidable, et alors il ne doit pas tendre à rendre le passif é, conmie dans le dernier cas. Cette observation s'applique au fait suivant :

Les deux vases étant réunis par le fil d'épreuve, si l'on plonge d'abord une des extrémités d'un fil de fer à l'état ordinaire, dans le vase où se trouve b, puis l'autre dans le second vase, la première devient active et la seconde passive.

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