CHAPITRE VIlï
charge de 29^$ en fkisant rentrer 1 air jusqu'à oe que la pression fût de 3o pouces, la charge se maintint Mcore à 29;.
L'oxigène s'est comporté de même. Ce résultat de non variation dans la tefnsion électrique , à mesure que Ton diminue la densité et la pression de l'air , s'accoi^de^ comme nous le verrons plus loin, avec les observi^tions de M. Harris, qui a trouvé que l'induction est la même dans l'air raréfié que dans l'air dense-, et que la divergence des boules d'un ëlectromètre pendant les variations de la pression de l'air, continue à être la même, pourvu qu'il ne s'échappe pas d électricité. L'effet produit est donc indépendant du pouvoir que possède l'air dense de maintenir à la surface des conducteurs une charge plus forte que celle que peuvent retenir les mêmes conducteurs dans Pair raréfié. Les résultats ont encore été les mêmes avec de l'air à zéro et de l'air dont la température a été portée de 5o à 200®.
L'air sec et l'air humide n'ont pas donné de différence dans les résultats.
Les gaz, bons isolants, excepté ceux qui agissent sur la laque, tels que le chlore, l'ammoniaque et l'acide hydrochlorique, ont été soumis à lexpérience après avoir , été préalablement desséchés. On a trouvé que tous possèdent le même pouvoir ou la même capacité pour main« tenir l'induction en eux-ihômes. Les variations dans la pression ou la densité ne produisent non plus aucun effet.
Il parait établi maintenant que dans tous les gaz l'induction a lieu par Une action des particules contiguës, comme danis les corps solides.
M. Faraday a établi cette loi, en comparant deux à deux les gaz dont les noms suivent, afin qu'aucune dif* fërehce ne pût lui échapper :
Azote et Oxigène.
Oxigène Air.
Hydrogène .' Air.
Gaz acide muriatique. . . , Air.
fJlO DU POUVOIR INDUCTEUR DE^ DIiSlECTRIQUES.
Oxigène • Hydrogène.
Oxigène Acide carbonique.
Oxigène . . % Gaz oiéfiant.
Oxigène Gaz nitreux.
Oxigène Acide sulfureux.
Oxigène Ammoniaque.
Hydrogène • Gaz oléfiant.
Hydrogène Acide carbonique.
Hydrogène Acide sulfureux.
Hydrogène . ... ^ ..••.• • Acide fluo-silicique.
Hydrogène Ammoniaque.
Hydrogène Hydrogène arsénié.
A2ote • . Gaz oléfiant.
Azote Gaz nitreux.
Azote Ammoniaque.
Oxide de carbone Acide carbonique»
Jd. Gaz oléfiant. .
Oxide nitreux . . , Gaz nitreux.
Ammoniaque Acide sulfureux.
Malgré les contrastes frappants qui existent entre les propriétés physiques et chimiques de ces gaz, tous^ sans exception , n'ont pas donné la moindi^ différehce dans leur capacité pour favoriser l'induction.
J407. Il pourrait se faire cependant que les gaz présentassent quelque différence dans leur capacité spécifique d'induction. Mais si cette différence existe, l'appareil dont on a fait usage n'a pu l'indiquer. D'après les faits que je viens d'exposer, l'induction, connue jadis sous le nom d'action par influence, paraît être une action de particules contiguês du diélectrique ou corps isolant, par l'intermédiaire de laquelle les forces électriques sont transmises à distance, M. Faraday j en s'appuyant sur les expériences dont il vient d'enrichir la physique, assimile l'induction au mode de propagation du fluide électrique dans les corps conducteurs, avec cette différence éapitale néanmoins', que, dans le premier cas, il n'y a pas transmission d'électricité d'une particule à une autre, tandis que, dans le second , cette transmission a lieu.
CHA.PITRK VIII. lai
Nous ajouterons encore que l'induction n*exige pas d'épaisseur sensible dans les corps conducteurs dont on fait usage pour Hnûter son étendue, puisqu'une feuille d'or non isolée peut être rendue positive sur une surface, et fortement négative sur l'autre , pendant que l'induction continue, tandis que dans les diélectriques leur épaisseur a une influence immédiate et importante sur le degré d'induction.
L'induction paraît donc consister comme je l'ai déjà dit, en un certain état de polarisation des particules des diélectriques, produit par le corps électrisé qui maintient l'action ; état qui doit être forcé, parce qu'il n'est produit et maintenu que par la force, et qui cesse dès l'instant que la cause qui lui a donné naissance n'existe plus. J'ajouterai que lorsque cette force est supérieure à la force d'agrégation ou aux affinités, les molécules sont alors séparées ou décomposées.
Le principe qui produit l'induction, comme j'ai déjà eu l'occasion de le faire remarquer, manifeste son action dans tous les phénomèties électriques : c'est lui qui constitue la charge, qui préside au dégagement de l'électricité et à la production des courants, etc. On voit donc qu'on ne saurait donner trop d'attention à l'étude des phénomènes d'induction qui peuvent nous faire connaître leur influence sur les phénomènes électriques en général.
%% »l»%^%%»l»%%l^%<^^V»».%^Él%l»rVV»,%%% %%%»!)% %»V»«»/l>V»»WW<Vl>%<^lVVV» V»»%»W»%%%%/»V»%l»%»%<>l<»»»V»%<»%%%/»^