‹ Traité expérimental de l'électricité et du magnétisme, et de leurs rapports avec les phénomènes naturels ; (volume 3)Chapitre 194 sur 278 · CHAPITRE Xé l5l · texte numérisé non relu

CHAPITRE Xé l5l

fectée; dans l'oxigène, l'aigrette positive est compriniée et faible, taudis que Taigrette négative ne faiblit pas. Dans le gaz oxide de carbone les aigrettes sont difficiles à produire comparativement à celles qu'on obtient dans r^ïole ; Taigrette positive n'a pas un caractère bien supérieur à l'aigrette négative à des pressions ordinaires ou inférieures. Pans le gaz acide carbonique on voit aussi ce rapprochement de caractère. Dans le gaz hydrochlo* rique, l'aigrette positive est très -peu supérieure à l'aigrette négative , et toutes les deux sont difficiles à produire.

tin résumé^ on trouve que, bien qu'il y ait une différence générale en faveur de l'aigrette négative sur l'aigrette positive, cette différence atteint son maximum dans l'azote et l'air; tandis que dans le gaz acide carbonique, le gaz hydro-chlorique, le gaz oxide de carbone, elle diminue et devient nulle. Tous ces effets paraissent donc dépendre des rapports qui existent entre les forces électriqqes et les molécules de la matière soumises à leur action.

1436. Je vais. continuer à exposer les particularités des décharges positives et négatives, sous la forme d'étincelles ou d'aigrettes, en employant des sphères de différents diamètres.

Si l'on fait passer des étincellei^ entre deux sphère^ de diamètres inégaux, les étincelles sont beaucoup plus fortes quand la petite boule est positive et la grande négative, que lorsque le contraire a lieu. Dans le premier cas , les étincelles peuvent avoir jusqu'à deux ou trois décimètres de long; tandis que dans le second, elles n'ont que deux ou trois centimètres.

Voici les expériences que j'ai faites à ce sujet :

Boule de soixante-quinze millimètres de diamètre , rendue négative, et petite boule de dix-huit millimètres de diamètre, rendue positive au moyen des conducteurs de la machine de Nairne; limite de Técartement pour

5>rQduire le^ étincelles, spixante-cinq millimètres. £n gisant l'expérieuce d'^n^ ms^nière inverse , limite , vingtneuf millimètres.

1 5a DIPF. DE DIÊCH. AUX SURf . CONDUCT. POSIT. ET NÉG.

Petite boule en communication avec le sol, et grande boule avec le conducteur positif d'une forte machine; limite des étincelles, quarante-cinq millimètres. Expérience inverse, cent vingt-cinq milliiAètres.

En prenant pour corps induit un miroir paraboli- • que, l'étincelle part à trois décimètres. L'expérience prouve, comme on l'avait déjà observé, que lorsque l'étincelle commence à éclater entre deux conducteurs , si l'on éloigne peu à peu ces deux (Conducteurs, on finit par faire parcourir à l'étincelle un espace beaucoup plus considérable que si l'on eût agi immédiatement. Il résulte de là que le passage de la décharge à travers l'air prédispose de plus en plus ses molécules composantes à transmettre le courant.

Voyons maintenant les différences qui existent entre les aigrettes dans diverses circonstances.

1437. On appelle étincelle ou aigrette positive ou négative celle qui provient d'une surface électrisée positivement ou négativement, lorsque cette surface est inductrice. Suivant IVI. Wheastone, l'étincelle commence à la surface chargée, c'est-à-dire là où est la tension maximum.

On conçoit, d'après ce que je viens de dire , qu'il doit exister une grande différence selon que les balles sont , inductrices ou induites : une balle induite rendue positive donne une étincelle presque deux fois aussi longue que celle qui est produite quand la boule est inductrice et positive ; il se manifeste dans les mêmes circonstances, quoique d'une manière moins marquée, une différence semblable avec des balles électrisées négativement, selon qu'elles sont inductrices ou induites.

L'expérience suivante, qui est due à M. Faraday, montre les diverses phases de décharges entre des boules de diverses, dimensions, et comment l'étincelle se change en aigrette. L'excitateur dont il a fait usage est représenté fig. 61; les deux boules de cuivre A et D ont cinq centimètres de diamètre ; les boules B et C cinq millimètres; les fourches L et R sont également de

Page 1