CHAPITRE X. l
cuivre ; la distance entre chacune des grandes boules et la petite correspondante est d'un décimètre trente-cinq centimètres. On met la fourche L en communication avec le conducteur positif ou négatif d'une machine électrique, et la fourche L' avec un conducteur non isolé. Les excitateurs étant mobiles , les distances n et o peuvent variera volonté. Voici quelques-uns des résultats obtenus : les intervalles n et o étant égaux à vingt-quatre millimètres, quand les boules A et B étaient inductrices positivement, la décharge avait lieu en n, le plus souvent avec une aigrette; quand les boules étaient inductrices négativement, la décharge avait encore lieu en n, mais avec une aigrette constante. Les distances entre les boules étant d'un centimètre huit millimètres, dans le premier cas, toute la décharge se produisait encore en n au moyen d'une aigrette positive; dans le second , il en était encore de même.
M. Faraday a conclu des expériences précédentes, et d'autres que je ne puis rapporter ici, parce que je serais obligé de donner trop d'étendue à ce chapitre : i® que de deux surfaces également conductrices, placées dans l'air et électrisées au même degré, l'une positivement, l'autre négativement, celle qui est négative se décharge dans l'air à une tension un peu plus basse que celle qui est nécessaire pour la balle positive; 2® que lorsque la décharge a lieu , il s'en dégi^ge davantage , dans le même temps , de la surface positive que de la surface négative.
Supposons maintenant qu'au moyen d'une forte machine, on tire des aigrettes ou des étincelles d'une petite boule , on peut concevoir, jusqu'à un certain point , suivant M. Faraday, la différence observée, selon que cette boule est positive ou négative ; en effet , a quand a elle est positive, elle donne une étincelle plus grande et <c plus puissante que lorsqu'elle est négative; en fait, l'é- « tincelle, quoique emportant plus d'électricité à la fois, « commence à une tension qui n'est qu'un peu plus forte, « si même elle l'est réellement. D'un autre côté, si elle « est négative, quoique la décharge puisse commencer à
1 54 BIFF. DE DIÉCH. AUX SUBF* €OND. POSIT. ET NÉG.
<c;un 4egré phis faible, elle ne continue que pendant une (c très-courte période , l'électricité ne passaat chaque fois , (c qu'en très^petite quantité. Ces circonstances sont eu a rapport direct; car l'étendue que peut atteindre i'étin- « celle positive, et la dimension et Tétendue de l'aigrette a positive sont des conséquences de la faculté que possède (c la surface positive de fournir dans une décharge une a forte quantité d'électricité. » -
1 43s. Pes es^périences i&emblables à celles que je vien$ de faire connaître, ont été faites dans différents gaz. L'appareil flg. 62 diffère de l'appareil fig. 61 , en ce que l'excitateur se trouve dans une cloche de verre où l'oa peut introduire des gaz après avoir fait le vide, i^es boules A et B sont fixées à deux tiges passant d^ns des boîtes à cuir, et réunies au moyen d'un fil u, qui communique avec le conducteur d'une machine électrique. Ces tiges étant graduées, il est facile avec une échelle de reconnaître la distance entre les boules A et B, et les boules inférieures mises en communication avec le plate^m infé-» rieur de métal , non isolé, au moyen d'une fourche métallique.
Pour comparer les effets de la décharge dans l'air et dans différents gaz, on fait usage d'un autre appareil, en rapport avec le précédent fig. 63, et formé de de\xx petites balles £ et F, fixées à des tiges métalliques mo^ biles, qui permettent d'augmenter ou de diminuer la distance p.
Les résultats consignés dans le tableau suivant s'expliquent d'eux-mêmes; toute la décharge avait lieu dans l'air, quand l'intervalle était moindre que celui qui est indiqué dans la première ou la troisième co- Ipnne; toute la décharge au contraire avait lieu dans le gaz, quand Tintervalle dans l'air était plus grand que dans la secopde ou la quatrième colonne; à des distai)c^s intermédiaires , la décharge avait quelquefois lieu tantôt d'un côté , tantôt de l'autre.
CHAPITRS X.
^3^SZ2C
IMTERTÀLLE CONSTANT
• n entre B et D = I pouce.
imm
u&DS 1 ftix • ••••••••••••••
dansTazote
dansToxigèoe
dans t*hyai^ogène
dans Voxide de car]M>ne. .
dans le gai: acide carbonique
^^^^t^^^^^^^^^It
11!«TERTAIXE p EXPRIMÉ EH FRACnOllB DE I»0170E^
Quand la petite balle était "inductrice et positive, la déc)iarge avait lieu
en p dans
l'air auparavant
en n dans le g4z ensuite.
Quand la petite balle était inductrice et négative, lo décharge était touta
en p dans
rair auparavant.
en n dans le gai ensuite.
ft.46
Ces résultats nous montrent, comme ceux qui ont été précédemment obtenus, que les gaz restreignent la décharge dans des proportions très-difTérentes. S'ils ne sont pas aussi forts que les premiers , M. Faraday attribue la différence à ce que la cloche de verre n'étant pas vernie, agissait d'une manière irrégulière, et aux dimensions relatives des boules de décharge dans l'air. £n effet, dans le premier cas , elles ont des dimensions très-différentes , tand is que, dans te cas présent, elles ont les mêmes dimensions.
En rendant égaux les intervalles n et o^ fig. .6a, on trouve les résultats suivants, relativement à la plus grande facilité de décharge dans la petite boule, selon qu'elle est positive ou négative.
y4ir : Inter. =0,4 po.; A et B inducteurs et positifs, décharge presque égale en n et o; A et B inducteurs négatifs, décharge plus forte en n par une aigrette négative.
' Inter. =:o,8 po.; A et B indue, positifs, décharge en /f par une aigrette;* en sens inverse , décharge en n par une aigrette.
- Il est donc dopteux que la balle négative ait une plus grande facilité que la halle positive.
Azote : Inter. =0,4 ; A et Binducteurs'positifs, décharge aux deux inter. , plus forte en n avec des étincelles po-
1 56 DÏFF. DE DÉGH. AUX SURF. GOND. P08IT. ET K^G.
sitives; A et B inducteurs négatifs ^ décharge plus forte en o par une étincelle positive. Il paraît que la petite balle produit une décharge plus rapide.
Oxigène : Inter. = o,4; A et B inducteurs positifs, décharge par une aigrette; inducteurs négatifs, décharge plus forte en n avec aigrette négative, et la petite balle parait donner la décharge la plus rapide.
Hydrogène : Inter. = o,4; AetB, inducteurs positifs, décharge, presque égale; inducteurs négatifs, décharge plus forte en o, et la décharge positive paraît plus facile.
Oxide de carbone: mêmes conditions, la décharge presque toute en o avec une étincelle négative. A et B ind. nég. ; presque toutes la décharge en n avec une étincelle négative. La décharge négative est plus facile.
Gaz acide carbonique : mêmes conditions ; décharge presque entière en o. A et B induct., décharge toute en n.
Il résulte de ces expériences que la petite balle négative a un avantage décidé pour faciliter la décharge de rupture sur la petite balle positive, dans quelques gaz, comme l'acide carbonique et l'oxide de carbone, tandis que dans quelques autres c'est la balle positive qui peut être supérieure. Tous ces résultats ont été obtenus sensiblement sous la même pression atmosphérique.
1 439. Des expériences ont été faites également sur les mêmes gaz, relativement aux changements de l'étincelle en aigrettes dans l'air libre. Voici les résultats obtenus quand l'aigrette paraît mêlée avec l'étincelle :