CHAPITRE PRKlf 1ER
demi de longueur sur un demi-pouce de largeur, avaient été décapées avec soin, en les plongeant à diverses reprises dans de l'acide nitrique. Ce tube était rempli jusqu'au bord avec une lessive d'une potasse nouvellement préparée et très-concentrée. On enfonçait ensuite le bouchoo de manière que le tube destiné au dégagement du gaz fut rempli de liquide. Dans le bocal on versait de Tacide nitrique très-pur concentré, d'une pesanteur spécifique de i3iâ À la température de i4 degrés de R. Aussitôt que le circuit était fermé, il y avait un dégagement de gaz abondant. Lorsque le liquide était entièrement sorti du tube, il se dégageait des bulles de gaz qu'on laissait échapper pendant une demi-heure et le gaz. était ensuite recueilli. Voici les résultats que M. Jacobi a obtenus avec l'appareil disposé comme il vient d'être dit:
i^ La déviation de l'aiguille aimantée, qui était de 36 degrés dès le commencement, n'a éprouvé aucun changement pendant ^4 heures ;
2*^ Sur la lame de platine plongée dans l'acide on n'a remarqué aucune trace visible de dégagement de gaz ; il n'y eu a pas eu davantage intérieurement ou à la surface extérieure du bouchon d'argile. Cependant l'acide exhalait, dans le cours de l'expérience, une odeur d'acide nitreux, comme je l'avais dèjh annoncé;
3® Il était important, pour le succès de l'expérience, que l'alcali fût concentré ainsi que l'acide ;
4° Cet appareil décomposait l'iodure de potassium ;
5® La précipitation du cuivre sur l'un des fils de platine dans un appareil décomposant ne s'est pas effectuée, du moins après une expérience d'un quart d'heure;
6*" Lorsque la déviation de Taiguille eut cessé et que l'iode fut dégagé, la lame qui plongeait dans l'alcali se comportait comme le zinc, et celle qui se trouvait dans l'&cide comme le cuivre d'un coqple voltaïque;
. 7** 800 pieds de fil de cuivre de 3/4 de ligne de diamètre introduits dans le circuit ne changèrent pas sensiblement la déviation. La résistance de conductibilité de ce long fil devait être extrêmement faible relativement à celle des autres substances du circiiit ;
IJ^ DÉVELOPP. REL. AUX DJSGOMP. CHIM. OPÉR., ETC.
8^ Quand le circuit était établi , au moyen de longues spirales et d'un cylindre de fer, il n'y avait pas la moindre étincelle au moment où on le fennait au on l'ouvrait. L'emploi même d'un fil de fer court ne donnait jamais d'étincelle ;
g"" Lorsque l'on armait la lame de deux fils de platine et qu'on la plaçait dans le cercle, comme fermeture secondaire , on éprouvait, en employant la spirale et en interrompant ce circuit, une secousse extrêmement faible quoique sensible , mais rien en le fermant. Le circuit n'étant fermé que par le fil du multiplicateur, on n'épi*ouvait aucune sensation, alors même qu'on appliquait le fil sur les lèvres;
I o° Le dégagement de gaz était tel qu'on obtenait en 6 heures 0,6 de pouce cub.; ce gaz, privé d'odeur, de saveur et de couleur, était absorbé par du phosphore à peine chauffé jusqu'au point de fusion, avec dégagement de lumière brillante. Ce gaz manifestait donc toutes les propriétés de l'oxigène pur. Tous ces faits confirment les observations que j'avais annoncées dans mon mémoire.
§ III. Déifeloppements relatifs aux décompositions chimiques opérées a^ec les appareils hjdro-électriques simples.
i45o. Il est bien prouvé maintenant que la quantité d'électricité, qui est associée aux atomes dans les composés chimiques, est proportionnelle aux affinités en vertu desquelles ces atomes sont combinés. D'après ce principe , plus les affinités sont énergiques, plus il y a d'électricité dégagée dans la combinaison, et plus le courant électrique employé doit avoir d'intensité pour détruire cette combinaison. Aussi a-t-on trouvé que lorsqu'une solution est soumise à l'action d'un courant, la quantité de cette solution, qui est décomposée^ est proportionnelle à la quantité d'électricité qui passe dans ce même temps.
D'un autre côté , nous sommes portés à admettre ,