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qu'ils étaient dus à la production du potassium et de sodium qui se déposent sur les lames décomposantes.
Quand, effectivement le mercure renferme quelques métaux électro-positifs, et qu'on plonge dedans un fil de platine, si Ton verse sur le mei-cure de l'eau acidulée par l'acide sulfurique, l'eau est immédiatement décomposée et il se dégage abondamment de l'hydrogène sur le fil de platine. Le mercure combiné avec un métal électropositif est donc l'élément positif du couple voltaïque. Davy est le premier qui ait remarqué que du mercure qui renferme des traces légères de potassium ou du sodium est extrêmement électro-positif.
M. Grove , guidé par ces observations , a émis l'opinion , que l'inaction du zinc amalgamé était l'effet d'une polarisation qui diffère des autres cas de polarisation, en ce que l'élément transporté, aii lieu d'être précipité sur le métal négatif, entre en combinaison avec lui , et rend ainsi ce métal tellement positif, que le courant est anéanti, tandis que, dans les autres cas, il est seulement diminué d'intensité. Voici les expériences sur lesquelles ce jeune physicien fonde son opinion:
1° Ayant amalgamé à moitié une lame de cuivre, il la plongea avec une lame de zinc amalgamé dans de l'eau renfermant un septième d'acide sulfurique ou phosphorique; aussitôt que le contact fut établi , il y eut un fort dégagement de gaz sur la partie non amalgamée de la lame de cuivre, tandis qu'il n'y eut seulement que quelques bulles isolées sur la partie amalgamée.
2** Ayant mis un gros globule de mercure dans un vase rempli d'eau acidulée, il le fit communiquer, au moyen d'une lame de cuivre amalgamée, avec un des bouts du fil du multiplicateur, et il plongea dans le même liquide une lame de zinc amalgamé en relation avec l'autre bout du multiplicateur; il se produisit aussitôt un courant énergique de peu de durée, car au bout de quelques minutes l'aiguille était revenue à zéro.
3"* En substituant au globule de mercure une lame de platine bien amalgamé , le courant devint prompte-
l86 TENT. faites POtR EXPL. l'iNACT. DU ZIITC AMAL.
ment nul ou à peu près, tandis qu'en remplaçant le zinc par une lame de platine non amalgamée , cette dernière dégageait abondamment de Thydrogène , et raiguilie Apcusait un fort courant en $ens inverse du premier. • 4** Les choses étant disposées comme dans la deuscième £](périence ^ pn sub/ititua à leau acidulée unesdlution de sulfate de cuivra; le courant fut énergique et constant, et le mércurç s'^nialgama avec le cuivre réduit.
î456. Voyons maintenant les conséquences que l'on peut tirer de ces quatre expériences : bien que le mercure n'agisse pas, dit M. Grove, comme un métal positif, il ne peut cependant y dans plusieurs cas, constituer l'élément négatif d'un couple voltaïque, à cause de la propriété qu'il possède de se combiner avep les éléments positifs des électroly tes , lesquels élénients le rendent positif au même degré que la métal avec bqu'el il est combiné. Mais si , comme dans la quatrième expérience, l'élément électropositif de l'électrolyte est d'une nature telle , qu'en se combinant avec le mercurp il ne le rende pas fortement, positif^ alors le courant n'est pas arrêté.
Quant à l'effet général du zinc amalgamé, on peut le concevoir de la manière suivante i tous les petits couples zinc et mercure étant positifs au même degré que le zinc, il faut la présence d'un autre métal pour compléter le circuit; car il n'y a pas de motif pour que le zinc amalgamé agissant seul, l'hydrogène se porte d'un coté ou de l'autre; c'est poUr ce motif que l'action chimique est suspendue.
Le fait que le zinc amalgamé est positif par rapport au zinc ordinaire, et qu'il précipite le cuivre d'une solution de sulfate de cuivre, peut être expliqué da la même manière.
Dans la polarisation du mercure sous l'influence d'un courant, il se dépose sur ce métal pon-^seulement du potassium, du sodium où autre métal électro*po$itif, mais encore de Tliydrogène. M. Grpve a cherché si ce gaz, en se combinant seul en petite quantité avec le mercure, pouvait lui donpar les mêmes, propriétés.