‹ Traité expérimental de l'électricité et du magnétisme, et de leurs rapports avec les phénomènes naturels ; (volume 3)Chapitre 247 sur 278 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Voici comment M. Malteucci a répété l'expérience : il a fait passer le courant d'un dé ses couples élériièritairès dans une solution d'iodure de potassium, tantôt avec des fils de platine, tantôt aVec dés laines de plusieurs centimètres carrés ; là décomposition était toujours beaucoup plus abondante sur les fils que sur les lames. Il n'a obtetiù aucun effet en opérant sur une solufiori mêlée, très-concentrée, de nitrate d'argent ou de tiitrate de cuivré; dans les deux cas, une addition d'acide sUlfuriue au liquide du couple né changeait rien à cet état e chose , tandis qu'en y ajoiitaiit quelques gouttes d'acide nitrique , la décomposition du nitrate avait lieu aussitôt.

1490. En faisant usage dé piles élémentaires à grandes surfaces, d'un mètre carré de superficie, par exemple, là solution du nitrate d'argent a été décomposée, soit avec les lames, soit avec les fils. Ce fait nous prouve que l'augmentation dans rétendue des surfaces de la pile donne au courant une intensité de force décomposante plus considérable. On comprend maintenant comment il se fait, dit M, Matteucci, que dans l'expérience de M. Faraday, une augmentation de surface qui est peu considérable ne dopnepas au courant une force électro-chiriiiique suffisante pour opérer une décomposition; cette force, en effet, pourrait dépendre uniquement de la quantité d'électricité qui est mise en circulation, laquelle est liée intimement avec l'étendue de la laine négative, avec la nature plus ou moins attaquable du liquide, et avec la conductibilité et la décomposition électro-chiiniqùé plus ou moins facile de ce liquide; si donc on n'augmente que jusqu'à certain point la surface du métal attaqué dans une pile , qui ne se décharge pas à travers un conducteur métallique, on ne fait que développer une plus grande quantité d'électricité qui se recompose sur la surface du métal même, sans augmente^ sensiblement la portion de celle qui circule.

Quant à l'action de Facide nitrique , je ferai d'abord remarquer que Foh n'obtient jamais de décomposition en

24o DE LA DÉCOMP. VOLT. OP£R. SIMULT. SUR , ETC.

employant seulement dans un des couples une solution d'acide nitrique sans acide sulfurique. Une seule goutte d'acide sulfurique suffit pour produire la décomposition; comme aussi quelques gouttes d'acide nitrique dans une solution d'acide sulfurique déterminent la décomposition. Si l'on compare les résultats obtenus avec différentes solutions d'acide sulfurique plus ou moins concentrées, et des solutions nitro-sulfuriques , on trouve^ en faisant passer le courant à travers un arc métallique, de grandes différences dans la quantité d'électricité mise en circulation; l'expérience montre que l'action de l'acide nitrique se réduit à laisser circuler une plus grande portion d'électricité dégagée, et cela par la perte moins grande qu'il fait subir au courant électrique dans son passage du liquide au platine, et surtout en rendant le liquide plus déçomposable par le courant électrique, et par cela même meilleur conducteur.

§ IL De la décomposition voltaïque opérée simultanément sur deux combinaisons mêlées ensemble.

1 49 1 . On sait que lorsqu'on soumet à l'action de la pile une solution d'un composé quelcorique, il se dépose ordinairement, sur les électrodes, les éléments des substances tenues en solution, lesquels peuvent réagir les uns sur les autres, ou sur les électrodes. Quand il n'y a aucune réaction, les éléments déposés, qui sont simples ou composés, sont appelés primitifs; dans le second cas, lescomposés formés sont appelés produits secondaires. Tous ces produits ont été trop souvent examinés dans le cours de cet ouvrage pour qu'il soit nécessaire d'y revenir. Rappelons aussi que lorsqu'on fait passer un courant dans de l'acide chlorhydrique ou des solutions de chlorure, en même temps que dans l'eau, on obtient, dans les premiers liquides, de l'hydrogène au pôle négatif, et, au pôle positif, un mélange de chlore et d'oxigène, dont les quantités varient suivant la proportion . dans laquelle l'acide chlorhydrique est mêlé à l'eau. Ces

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