CHAPITRE TROISIÈME. 44g
mois, donne sa température moyenne; puis Ton passe à la température moyenne de l'année, qui est égale à la somme des moyennes de chaque mois divisée par la; enfin on prend pour moyenne température du lieu, la somme de toutes les moyennes annuelles divisée par le nombre d'années.
M. de Humboldt est celui de tous les physiciens qui a donné le plus d'extension à cette branche de la physique, soit par ses propres observations , soit par la discussion de toutes celles qui sont connues. On lui doit un tableau (1) de la température moyenne de l'année, ainsi que de celle des mois d'octobre et d'avril, de lieux situés dans les quatre parties du monde, dans lequel on voit que les moyennes d'octobre se rapprochent assez de celles de Tannée, même dans les pays dont les latitudes sont différentes.
Toutes les observations faites jusqu'ici dans quelque partie du globe que ce soit, tendent à prouverqu'il existe pour chaque lieu une température moyenne qui est invariable. C'est cette température que l'on cherche à déterminer en raison de son importance pour la physique du globe.
On savait depuis long-temps que, sur un même méridien, la température moyenne diminue de l'équateur au pôle et en s'élevant dans l'atmosphère; mais on a reconnu que ces deux causes ne sont pas les seules qui influent sur la température moyenne et qu'il est nécessaire de tenir compte encore de la distance à la mer, de la présence des montagnes, de la nature du sol, de son exposition, etc. On voit, d'après cela, combien on doit éprouver de difficultés à coordonner tous les résultats pour les rapporter à un principe général. On est parvenu néanmoins à mettre de l'ordre dans ce chaos, à l'aide de plusieurs principes, d'abord de la considération, dans chaque hémisphère, des lignes isothermes,
(i) Mémoires de la Sociélé d'Arcueil, u° 33.
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c'est-à-dire d'égale température, qui sôrtt composées de tous les points du même hémisphère où la température moyenne est la même. Ces lignes, qui ont un cours irrégulier, ne coïncident pas par Conséquent avec les parallèles. On a pris aussi eu considération l'espace compris entre deux lignes isothermes, auquel on a donué le nom de bande isotherme.
Du petit nombre d'observations qui ont été faites sur la température moyenne de différents lieux près de l'équateur, on eu a conclu que, sous cette ligne, cette moyenne est comprise entre ^7°,5 et 280, et qu'elle est modifiée par la grande étendue des mers équatoriales. 11 en résulte que, près des tropiques, il se trouve des lieux où fat température moyenne est sensiblement plus forte que sons Téquateur. Je n'entrerai pas ici dans la discussion des lignes isothermes sous diverses latitudes, attendu que, pour I instant, il suffit que l'on sache que Ton en a déjà déterminé un certain nombre sur diverses parties do globe.
Ou a maintenant des données sur la température des régions polaires depuis les excursions dans ces contrées des capitaines Franklin, Parry et Scoresby. Ces intrépides navigateurs ont trouvé une grande différence, à latitude égale, entre les températures moyennes en pleine mer et celles qui ont été observées à terre. A Melville- Island, par exemple, qui se trouve sous le 7 5e degré, elle est de — itf°,5, tandis qu'en pleine mer on Ta trouvée de — 8°,3.0nenaconelu que sur les terres polaires la température de l'air est plus froide qu'en mer. En par*, tant de ces données, on a trouvé que la température tin pôle devait être de 2 5 à 3o° au-dessous de zéro.
Les lieux qui sont situés sur la même ligne isotherme, sont loin de présenter les mêmes productions végétales et d'être soumis aux mêmes influences physiques et chimiques. Pour comparer ces différents lieux dont la température moyenne est la même, ou a cherché comment la chaleur s'y distribuait suivant les jours, les mois et les saisons.