CHAPITRE PREMIER. l
tre. liés deux électrodes étant dfétachcs de la pile et réunis , lu moyen d'un fil de inétal , on obtient un courant en sens inverse du premier. Le courant secondaire augdriente d'autant plus qu'on éloigne les lames immergées et qu'on les rapproche des points où se trouvaient les électrodes.
£n faisant passer un courant de gaz hydrogène à travers de l'eau, puis mettant cette eau en cont^ict avec de l'eau ordinaire, ou a obtenu un courant semblable k celui qu'on avait eu dans le premier cas; l'eau hydro« génëe jouait le rôle d'alcali. Ce courant secondaire n'est |Ue le produit d'une action chimique.
L'expérience de M. Matteucci, relative à la polarisation des lames de platine , est donc le complément de celle que j'ai rapportée dans le Traité de V Électricité et du Magnétisme (i). Mais l'effet produit est-il dû au simple contact de l'oxigène et de l'hydrogène avec le
f>latine, ou bien à la réaction de ces deux gaz l'un sur 'autre, par l'intermédiaire de l'eau? C'est ce que nous aurons l'occasion plus loin d'examiner.
i3a2. On doit rapporter à la même cause les effets que l'on observe quand des lames de platine, qui ont séjourné plus ou moins de temps dans l'air , sont mises en contact avec de l'eau distillée. ^
Lorsque l'on plonge dans une solution de nitrate de potasse une lame de platine et une lame d'or en communication avec les deux extrémités du fil d'un multipli- ' cateur , on a une décharge instantanée, c'est-à-dire, qu'après un certain nombre d'oscillations l'aiguille revient à 2éro. Il est bien entendu que toutes les précautions doitent être prises pour que les lames de platine soient très-propres. Si l'on interrompt pendant quelques instants la communication et qu'on la rétablisse de nouveau, on a une nouvelle dédharge; cet effet, qui est analogue à ceux que j'ai décrits précédemment, peut se reproduire
(i) Toni. iiiy p. 109.
l6 DES EFFETS ÉLEC. PHOD. DAWS TM COITTACr, ETC.
peodaiit plusieurs jours. Cela posé , si , après avoir lavt avec (le l'eau distillée, à plusieurs reprises, deux lames de platine et les avoir fait rougir, on les plonge dans de !Vau dislillée, on obtient en général un courant dû à diverses causes ; ce courant cesse plus ou moins promp* teinent. Quand les effets électriques ont cessé, si I'm interrompt le circuit, en enlevant une des chevilles du multiplicateur, et que l'on rétablisse immédiatement la communication, il ny a aucun effet électrique produit; mais si l'on retire de l'eau une des lames , que nont appellerons A , et qu'on h replonge quelques instants après, il se manifeste un courant qui annonce que celte lame a pris au liquide l'éleclricilé négative. En la laissant plongée longtemps dans l'eau, la retirant et la r&plongeant de nouveau quelques secondes après , on n'obtient qu'un faible courant; mais si on la laisse longtemps deliors, afin que l'eau adhérente à la surface s'évapore entièrement, on obtient, eu replongeant la larnc ilani la solution, un courant dirigé dans le même sens quele précédent, mais beaucoup plus intense. Les effets étant très-variables, Il est inutile de donner ici les déviations obtenues.
En insufflant de l'air siu* la lame, pour évaporer plu promplement le liquide, on obtient les mêmes effets. Dans le cas précédent, comme dans celui-ci, l'eaii en s'évaporant permet à l'air d'adhérer en plus grande quantité sur la lame, d'où résulte un courant quand on replonge celle-ci dans l'eau , par suite de la réaction de l'oxigène sur le platine ou sur l'eau.
i3a3. L'expérience suivante montre bien que c'est à la réaction de l'oxigène qu'est due raugmentation dans l'intensité du courant. Si l'on fait rougir fortement une des lames de platine, afin de volatiliser l'eau adhérente à sa sui'face , en évitant le contact imftiédiat de la flamiM et la plongeant dans l'eau après le refroidissement complet , l'aiguille est lancée à go". Reprenons actuellenieut l'expérience de M. Matteucci dans laquelle le courant est également instantané. Soient deux tubes fermés