‹ Traité expérimental de l'électricité et du magnétisme, et de leurs rapports avec les phénomènes naturels ; (volume 5)Chapitre 118 sur 231 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

m'engage à exposer ici les i^echerches de M, Delarive sur l'oxidation du platine dans des circonstances oii ou ne l'a pas encore observée.

M. Delarive a observé que des fils de platine, lavés avec le plus grand soin, soit dans la potasse, soit dans les acides , se recouvre en peu d'instants d'une poudre noire , quand, après les avoir plongés dans une solution acide très-pure, on s'en sert pour transmettre dans cette solution une succession rapide de courants instantanés , dirigés alternativement en sens contraires, lia poudre noire est du platine parfaitement métallique, dans un grand état de division; l'oxidation et la réduction qui succèdent avec une grande rapidité sur la surface des fils par l'effet des couches d'oxigène et d'hydrogène qui les recouvrent alternativement , finissent par désagréger les particules métalliques.

On a fait passer le courant d'une pile de dix ou douze couples, faiblement chargée, dans de l'eau distilée, légèrement acidulée, au moyen de deux surfaces de platine d'une étendue très-différente : l'une avait un millimètre d'épaisseur et deux à trois millimètres de longueur; l'autre formait un long fil ou bien était un morceau de platine spongieux. Les surfaces étaient trèsnettes , et tout était disposé pour recueillir les gaz dégagés. La grande surface fut mise d'abord en relation avec le pôle négatif, et la petite avec l'autre pôle. On eut alors deux fois autant d'hydrogène que d'oxigène. On changea les pôles , et on trouva qu'il manquait deux à quatre centimètres cubes d'oxigène pour que son volume fût exactement la moitié de celui de l'hydrogène. Si on rétablissait les choses dans l'état oii elles étaient dans la première expérience, on, ne retrouvait plus la quantité d'hydrogène qui avait été dégagée. Il en était de même si, après avoir lavé et décapé la grande lame, on la laissait sécher dans l'air avant de la plonger dans la solution qui devait être décomposée Ces faits nous montrent que la grande lame se recouvrait d'une légère couche d'oxide, et que l'hydrogène avçiit été employé à dé*

i& OBSZHV. HEL&T. k VJIJt HODV. THÉOR. DU CORTA.CT,

le plaline, l'effet uc change pas; dans le second, loul effet disparaît.

Ces faits peuvent encore être expliqués parfalEemenE au moyen de l'électricité dégagée dans l'action cliimiquc, sans avoir recours à d'autres causes.

Le second niélal, qui est en dehors du liquide, sert seulement de conductear pour transmettre au coudengaleur l'électricité que prend le métal dans sa réaction sur le liquide. Le plus ou moins d'effets produits dépend du plus ou moins de facilité qu'éprouve l'éleclricité à franchir les obstacles qui se trouvent sur son passage, et d'effets secondaires dont il est souveut dilBcile de tt rendre coniple.

3'^ E.rpf'rience. La soudure des deux métaux ploDgc dans le îiquide. On examine alors l'état des extrémité libres. Le plateau eu zinc touchant le fil de zinc recueille une très-faible électricité positive; s'il louche le fil de cuivre, l'électricité est presque nulle. Le plateau de cuivre, mis en contact avec le zinc, ne donne pas d'effets sensibles. Avec le cuivre, il donne une fuibic éleo- Iricité négative. L'argent ou le platine, rempla<;ant la fil de cuivre, le résultat est le même; remplaçant le lins, le cuivre se comporte, quoique plus faiblement, connue le zinc.

La soudure étant plongée dans le liquide, il y a n^ cessairement un courant qui va du zinc au cuivre, en traversant le liquide; de sorte qu'à chaque instant l'électricité positive de la surface du zinc se décharge sur le cuivre. Mais d'où vient donc l'étectricilé positive recueillie par le plateau de zinc? Dans un article critique très-bien fait, qui se trouve dans la Bibliolhèquc universelle (le Geitè\'e, tora, v, p. i6r, on attribue cet effet, ii avec raison, à l'aclion de l'airhumide sur les parties lihm des deux métaux soudés; j'ajouterai particulièrement sur le zinc, dont l'action doit se manifester ici.

4* Expérience. Le fait rapporté dans cette expéi'ience est i-elatif à l'état des deux métaux, qui plongent dans le même liquide, sans se toucher. Si les fds emplo/ii*

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