CHAPITRE IX. Ia
■ec la densité de l'air. Quand la densité est moitié, la délarge a lieu avec la moitié de la qiiaiilité accumulée, jRt-à-dire, avec un quart de l'intensité ou action libre, I a" la distance à travers laquelle peut se décharger le accumulation donnée est dans le simple rapport inrse de la densité de l'air. Par conséquent, dans l'air une densité moitié moindre, la décharge a lieu à une utance double.
I ËQ diminuant la densité et augmentant la distance Btre les points de décharge, l'étincelle électrique apeoche de plus en plus de l'état d'une flamme à lumière ffuse sans être accompagnée d'aucun bruit. Cet effet a Ku aussi quand la distance entre les points de décharge lant la même, la quantité accumulée diminue contîbellement. Jjorsqu'on fait varier la température de l'air Bnlenu dans le ballon, duquel il ne peut s'échapper, 1 trouve que la chaleur est sans effet pour modifier le JDuvoir isolant de l'aii'; ce pouvoir, comme M. Faraday i trouvé depuis, est donc tout à fait indépendant de k température et ne dépend que de sa densité. M. Harî conclut enfin des expériences qu'il a faites, i" que ■ir échauffé n'est pas, comme on l'a dit souvent, un inducteur de l'électricité, et que la chaleur ne facilite transmission qu'en diminuant sa densité ; 2° qu'en [apposant que la chaleur soit matérielle, elle serait un non condueleur de l'électricité, attendu que l'incorporation d'une substance conductrice avec une substance qui ne l'est pas, affaiblit le pouvoir isolant de la dernière, comme dans le cas^e l'air chargé de vapeur; tandis que dans l'union intime de deux corps non conducteurs le pouvoir isolant reste parfait.
On peut expliquer maintenant le fait annoncé par le docteur Ritchie (i), contrairement à ce que Davy avait trouvé, savoir : que la chaleur n'affaiblit pas le pouvoir inducteur des métaux.
t a8 DES CIRC. QDl ACCOMP. LA D^CHAB. ^LEC. , ETC.
avec le même elat relatif dans l'air, dont la densité esl moitié moindre , si l'on double la distance entre les points de décharge. Par conséquent, si la densité de l'air est diminuée d'une manière indéfinie, et que la distance entre les points d'action soit indéfiniment augmentée, Icm^me état électrique relatif se continuera sans qu'il y ait dispersion; de sorte que si l'on suppose que le corps opposé devient nul , alors l'électricité accumulée ne tendra pas du tout à quitter le corps électrisé, en supposant qu'il n'éprouve l'influence d'aucune autre substaace. Cette conjecture, du reste, est justifiée par les effets d« actions électriques dan» le vide dont j'ai déjà parlé. Oa doit encore à M. Harris quelques observations importantes dont voici l'énoncé :
\l\il\. Des décharges d'électricité ordinaire se Iransmettent plus facilement à la surface des corps, dans un milieu épuisé, que les courants voltaïques, ces derniers exigeant un isolement comparativement plus faible. U est difficile, eu effet, de foudre un fil fin par l'électriatf ordinaire dans un réceptacle très-épuisé, tandis que léleclricité voltaïqiie l'échauffé bientôt jusqu'au rouge. M. Harris a fait passer la décharge d'une batterie armée, de u5 pieds carrés, daus un fil fin de fer renfermé dans un réservoirbien épuisé, sansque ce fil en fût affecté. L'électricité surabondante paraissait trouver un passage plus facile à travers l'air raréfié de sa surface, ce qui produisait un effet très-brillant. En laissant rentrer l'air, le fil était aussitôt fondu , eif n'employant seulement que 5 pieds carrés de revêtement.
Comme on l'avait fait avant lui, il a transmis, au moyen d'une machine électrique très-puissante, des rayons électriques continus dans de lougs tubes épuisés, d'euîiron It pouces de diamètre jet de 6 pieds de long. Les eitrémilés des tubes étaient fixées et bouchées hermétiquement sur des plaques de cuivre , munies chacune dune pointe année. Eu épuisant modérément l'air et les plaques niises en contact avec les conducteurs positifs et n&> gatifs de la machine, on obtenait des rayons lui