‹ Traité expérimental de l'électricité et du magnétisme, et de leurs rapports avec les phénomènes naturels ; (volume 5)Chapitre 170 sur 231 · CHAPITRE S. iSl · texte numérisé non relu

CHAPITRE S. iSl

fectée; dans l'oxigène, l'aigrelte positive est comprimée et faible, tandis que l'aigrette négative ne faiblit pas. Dans le gaz oxide de carbone les aigrettes sont difficiles à produire comparativement à celles quon obtient dans l'azote ; l'aigrette positive n'a pas un caractère bien supérieur à l'aigrette négative à des pressions ordinaires ou inférieures. Dans le gaz acide carbonique on voit aussi ce rapproclienient de caractère. Dans le gaz liydroclilorîque, l'aigrelte positive est très -peu supérieure à l'aigrette négative, et toutes les deux sont difficiles à produire.

£n résumé, on trouve que, bien qu'il y ait une différence générale en faveur de l'aigrette négative sur l'aigrette positive, cette différenceatleint son maximum dans t'azole et l'air; tandis que dans lo gaz acide carbonique, le gaz bydro-chlorique, le gaz oxide de carbone, elle dimiuue et devient nulle. Tous ces efTets paraissent donc dépendre des rapports qui existent entre les forces électriques et les molécules de la matière soumises à leur action.

ilj36. Je vais continuer à exposer les particularités des décharges positives et négatives, sous la forme d'épincelles ou d'aigiéttes, en employant des sphères de iférents diamètres,

; Si l'on fait passer des étincelles entre deux sphères

'b diamètres inégaux, les étincelles sont beaucoup plus

trtes quand la petite houle est positive et lu grande

Sgalive, que loisque le contraire a lieu. Dans le premier

, les étincelles peuvent avoir jusqu'à deux ou trois

cimètres de long; tandis que dans'le second, elles

■ ont que deux ou trois centimètres.

Voici les expérieaces que j'ai faites à ce sujet :

fioule de soixante-quinze millimètres de diamètre ,

Rendue négative, et petite boule de dix-huit millimèlres

e diamètre, rendue positive au moyeti des conducteurs

tle la machine de Nairne; limite de l'écartement pour

produire les éllacelles, soixante-cinq millimètres. £n

^^nisant l'expérience d'une manière inverse , limite , vingt-

^beuf millimètres.

1 5a DIPF. DE Dicn, ADX SDRF. COITDDCT. POSIT. ET 'SÛG.

Petite boule en communication avec le sol, et grande boule avec le conducteur positif d'uue forte macIiiDe; ' limite des étincelles, quarante-cinq millimètres. £xpfr rience inverse, cent vingt-cinq millimètres.

En prenant pour corps Induit un miroir pai-abûlique, l'étincelle part à trois décimètres. L'expérience prouve, comme on l'avait déjà observé, que lorsque l'étincelle commence à éclater entre deux conducteurs, ai l'on éloigne peu à peu ces deux conducteurs, on finit par faire parcourir à l'étincelle un espace beaucoup plus considérable que si l'on eût agi immédiatement. Il résulte de là que le passage de la décharge à travers l'air prédispose de plus en plus ses molécules composantes à transmettre le courant.

Voyons maintenant les différences qui existent entre tes aigrettes dans diverses circonstances.

1457. On appelle étincelle ou aigrette positive ou négative celle qni provient d'une surface électrisée positivement ou négativement, lorsque cette surface est inductrice. Suivant M. Wlieastone, l'étincelle commences la surface chargée, c'est-à-dire là ou est la tension maiimum.

On conçoit, d'après ce que je viens de dire , qu'il doit exister une grande différence selon que les balles sont inductrices ou induites : une balle induite rendue positive donne une étincelle presque deux fois aussi longue que celle qui est produite quand la boule est Inductrice et positive; Il se manifeste dans les mêmes circonstances, quoique d'une manière moins marquée, une différence semblable avec des balles électrisées négaliviv ment, selon qu'elles sont inductrices ou induites.

L'expérience suivante, qui est due à M. Faraday, montre les diverses pbases de décharges entre des boules de diverses dimensions, et comment l'étincelle se change en aigrette. L'excitateur dont il a fait usage est représenté fig. 61 ; les deux boules de cuivre A et D ont cinq centimètres de diamètre ; les houles B et G cinq millimètres; les fouix;hes L et R sont également do

CHAPITHE X.

î chacune des grandes boi

e; la distance e

.îte correspondante est d'un décimètre trente-cinij iotimèti-es. On met la fourche L en communication 0 le conducteur positif ou négatif d'une machine éiecique, et la fourche L' avec un conducteur non isolé. s excitateurs étant mobiles, les distances n et o peunt variera volonté. Voici quelques-uns des résultats ob- : les intervalles h et o étant égaux à vingt-quatre illimètres, quand les boules A et B étaient inductrices isittvenient, la décharge avait lieu en n, le plus soumit avec une aigrette; quand les boules étaient inducîces négativement, la décharge avait encore lieu en n, s avec une aigrette constante. Les distances entre les les étant d'un centimètre huit millimètres, dans le remier cas, toute la décharge se produisait encore en -

i moyen d'une aigrette positive; dans le second , il I était encore de même.

|M. Faraday a conclu des expériences précédentes, et

putres que je ne puis rapporter ici, parce que je serais

Uigé de donner trop d'étendue à ce chapitre : i" que

ï deux surfaces également conductrices, placées dans

|ir et électrisécs au même degré, l'une positivement,

aitre négativement, celle qui est négative se décharge

l'air à une tension un peu plus basse que celle qui

t nécessaire pour la balle positive; i" que lorsque la

(charge a Heu, il s'en dégage davantage, daus le même

Bops, de la surface positive que de la surface négative.

Supposons maintenant qu'au moyen d'une forte ma-

jn tire des aigrettes ou des étincelles d'une pc-

! boule, on peut concevoir, jusqu'à un certain point,

livant M. Faraday, la différence observée, selon que

fette boule est positive ou négative; en effet, « quand

(telle est positive, elle donne une étincelle plus grande et

a plus puissante que lorsqu'elle est négative; en fait, l'é-

K tîncelle, quoique emportant plus d'électricité à la fois,

a commence à une tension qui n'est qu'un peu plus forte,

a si même elle l'est réellement. D'un autre côté, si elle

a est négative, quoique la décharge puisse commencer à

l54 DIFF. DR DÉCn. AUX SDHF. COBTD. POSIT. ETlrtc

(f un degré plus faible, elle ne continue que pendant une a trè«-cuurte péiiodt:, l'éleclricité ne passant chaque foîi u qu'en li-ès-pelîte quantité. Ces circonstances sont en a rapport direct; car l'i-tendue que peut atteindre l'élia* u celle positive, et la dimension et l'étendue dé l'aigreltï a positive sont des conséquences de la faculté que possède a ia surface positive de fournir dans une décliai'ge uns n forte quantité d'électricité, a

■ 436. Des expériences semblables à celles que je viem de faire connaître, ont été faites dans différents gaz. L'ap* pareil lîg. 6a diffère de l'appareil Hg. (Ji , en ce qn l'excitateur se trouve dans une cloche de verre ou I'ot peut introduire des gaz après avoir fait le vicie. Les bouki A et B sont fixées à deux tiges passant dans des boîlei à cuir, et réunies au moyen d'un fil «, qui communique avec le conducteur d'uue machine électrique. Ces tigO étant graduées, il fst facile avec une échelle de recen» naître la dislance entre les boules A et B, et les boules inférieures mises en communication avec le plateau iali* rieur de métal, non isolé, au moyen d'une fourcha |na* tallique.

Pour comparer les effets de la di-charge dans l'air et dans difîérents gaz, on fait usage d'un autre appareil, en rapport avec le précédent fig. 63, et formé de dcu» petites balles E et F, fixées à des tiges métalliques mobiles, qui permettent d'augmenter ou de diminuer U distance />.

Les résultats consignés dans le tableau suivant s'eipliquent d'eux-mêmes; toute la décharge avait lieu dans l'air, quand l'intervalle était moindre que ci^Iui qui est indiqué dans la première ou la troisième colonne; toute la décharge au contraire avait lieu dioi le gaz, quand l'intervalle dans l'air était plus grand queduns la seconde ou lii quatrième colonne; à des distances intermédiaires , la décharge avait quelqu< tantôt d'un colé, tantôt de l'autre.

s résultats nous inonfrent, comme ceux qui ont i?té ment obtenus, que les gaz reslieigncnt la déiarge dans des proportions trcs-difFerentes. S'ils ne sont "I apsii forts que les premiers , M. Faraday attribue la pcrence à ce que la cloche de verre n'étant pas vernie, ait d'une manière irrégulière, et aux dimensions renvesdes boules de décharge dans l'air. £n erfet, dans le ■miercus , elles ont des dimensions irès-dîfférenles , tan- J|t]Ue, dans le cas présent, elles ont les mêmes dimensions. ■En rendant égaux les intervalles n et o, fig. 62, on ■tlVe les résultats suivants, relativement à la plus grande Bllité de décharge dans la petite boule, selon qu'elle f positive ou négative.

Wj4ir : Inter. =0,4 po.; A et B inducteurs et positifs, Scliarge presque égale en n et o; A et B inducteur ^atifs, décharge plus forte en n par une aigrette igallve.

Inter. ^0,8 po.; A et B indue, positifs, décharge en ar une aigrette; en sens inverse, décharge en « une aigrette,

I est donc douteux que la balle négative ait une plus fflude facilité que la balle positive.

e : Inter. :^o,4 ; A et Binducteurs positifs, décharge t deux inter., plus forte en n avec des étincelles po-

i56 diff.dedech. AnxsmiF.coiTD. poSït, Knrfc.

sitives ; A et B inducteurs négatifs, décharge pUis forte en o par une étincelle positive. Il paraît que la petite balle produit une décharge plus rapide.

O-rigi'iie : Inter. = o,4; A et B inducteurs positif), décharge par une aigrette; inducteurs négatifs, déchiirgc •jilus forte en n avec aigrette négative, et la petite balle paraît donner la décharge la plus rapide.

Hydrogène : Tnter. ^ o,4; ActB, inducteurs positif, décharge presque égale; inducteurs négatifs, déciiai|« plus forte en o, et la décharge positive paraît plus facile.

O'xide (le carbone. : mêmes coudîtious , la décharge presque toute en o avec une étincelle négative, A et B ind. nég. ; presque toutes la décharge eu n avec une étincelle négative. La décharge négative est plus facile.

Gciz acide carbonique : intimes conditions; déchaîne presque entière en o. A et B induct., décharge toute en n.

Il résulte de ces expériences que la petite balle négative a u'n avantage décidé pour faciliter la décharge de rupture sur la petite balle positive, dans quelques gaz, comme l'acide carbonique et l'oxide de carbone, tandis (|ue dans quelques autres c'est la balle positive qui peut être supérieure. Tous ces résultats ont été obtenus sensiblement sous la même pression atmosphérique.

1 439. Des expériences ont été faites également sur b niâmes gaz, relativement aux changements de l'étincelle en aigrettes dans l'air libre. Voici les résultats obtenus ijuaud l'aigrette parait mêlée avec l'étincelle :

Petite balle n iocluctrice

HydnJgiDe

Gaz dBChAtbOD...

Acide carlmiiiime.

Petile

balte B

juduclrice

Grande balle A Induclrice

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