V. 0!^ partie, * la
r 178 DES PBOPSIÉTÉS DO ZINC A»ALGi.HÉ. 1
f que tiu zinc airutlgamé est positif relativement h ii 1 zinc pur , c'est-à-dire qu'il est plus attaqué que ce dernier. Davy s'est borné b annoncer ce fait, sans en tim , [ aucune conséquence pour la coustruction des batterin " vollaïques.
Il paraît que c'est M. Reinp, d'Edimbourg, qui a • employé le premier le zinc amalgamé et le cuivre dans [ la construction régulîèredes appareils voltaïques,comiDe I on le voit dans le nouveau Journal philosophique da I professeur Jameson, pour décembre 1828. [ i45a- Je vais passer maintenant en revue les expfr
I riences qui ont été faites successivement sur le zincatnal- I gamé par MM. Sturgeon, Faraday et autres physiciens. I Cgmmençgns par le mode de préparation : on precddeut I lames de zinc, et après les avoir polies avec du papier I de verre, on éfend du mercure sur la surface de rime [ d'elles avec du linge, ou bien, ce qui est préférable, onl} I plonge auparavant dans de l'eau aiguisée par l'acide sul» f furiquc. Ces deux lames, ainsi préparées et mises en coa> municatîon avec un multiplicateur, sont plongées danï "^ une faible dissolution d'eau acidulée. La lame amalgamée agit comme le zinc et l'autre comme le cuivre, dans un couple voltaïque ordinaire. Mais ce qu'il y a encore de remarquable dans les effets que uous décrivoQS, c'est que l'action chimique, qui d'ordinaire est violente et intense sur le zinc qui plonge dans une solution d'acide sulfurique ou d'a<;ide hydio-cblorique, est tranquille et uniforme sur des lames de zinc amalgamé. De plus, les pouvoirs électriques sont plus fortement exaltés et sont eu jeu pendant plus de temps qu'avec du zinc pur.
Avec une solution d'acide nitreux les énergies électriques des deux lames se montrent à un degré très-supérieur.
M. Sturgeon a fait l'expérience suivante : deux lames de zinc, présentant chacune une surface de 10 pouces carrés, et dont l'une était amalgamée et brillante et l'autre non amalgamée , ont été plorigées dans de l'acide nitreui dissous dans douze fois son volume d'eau, après avoir été
CJIA.PITRE II. l'jg
mises en rs^ppopt ayec un multiplicateur. L'aiguille, après plusieurs oscillations, s'est arrêtée à 65^, après quoi on a obl^PU l^s résultats suivants :
MiDOtas. Déviations de raiguille.
In 5, 70^
iq5 4o
En 4 heures 25
Les lames n'ayant pas été dérangées, au bout de i5 heures , la déviation de laiguille était encore de 1 8^. Le circuit ayant été interrompu, sans que les lames fussent dérangées de place, puis l'aiguille revenue dans le méri-^ dien magnétique, le circuit fut de nouveau complété; l'aiguille, après avoir été projetée à 3o^, s'arrêta à 9^.
1453. M. Faraday a fait de son côté les observations suivantes, avec une petite batterie de 10 paires de pla* qiies , composées chacune d'une lame de zinc amalgamée et d'une lame de platine, présentant une surface de qualité pouces carrés, réunies l'une et l'autre au moyen d'un fil de platine. La pile avait la forme d'une batterie à couronne de tasse; de plus un appareil décomposant faisait partie du circuit; le liquide employéétait une dissolution d'acide siilfurique, d'une gravité spécifique de i,25. L'action était nulle sur le zinc amalgamé, quand les électrcideri n'étaient pas en communication; et lorsque cette communication était établie, l'action sur le zinc était en proportion avec la décomposition dans l'appareil décomposant; attendu que lorsque le courant était retardé dans ce dernier, il était retardé également dans la batterie. Quand une plaque de zinc amalgamé et une
lt(l> Ulï FHClPKIÉTliS DU ZINC AAIALGAMI;.
lame àe platine , ploogées l'une et l'autre dans v lutiotirraci<lcsulfurique, étaient mises en commumcatitfil avec uu multiplicateur, le courant était très- puissant, 1 mais son inteiiâilé diminuait aussitôt, et elle n'était plni cjnele~ou le 7^ de œ qu'elle était d'abord. Cet effet est dû, comme l'oliserve M, Faraday , à ce que l'action qui a lipu sur la surface de la lame de zinc étant régulière, l'addc qui est en contact avec le zinc neutralise rapidement l'oxide formé, de sorte que l'oxidatioii marche ensuite lentement. Quand on opère avec le zinc ordinaire, le dégagement du gaz sur le zinc ordinaire tend à mêler continuellement tout le liquide, et porte ainsi sur le métaldï l'acide nouveau qui enlève l'oxide formé; ainsi de suite.
Avec la batterie de zinc amalgamé, chaque fois que le courant cesse, la solution saline près du zinc eslgfib duellement répandue dans le reste du liquide; et au renouvellement du contact avec les électrodes, ou trouve que les plaques de zinc sonldansdes circonstances les plus favorables pour la production d'un courant fort et puissant, et cela avec d'autant plus de raison que le zinc amalgamé n'est pas attaqué quand le circuit est ouvert.
J'ai dit plus baut que M. Faraday avait remarqué qu'avec un couple zinc amalgamé et platîue, l'intensité du courant diminuait rapidement; des expériences faites posiérieuremeut n'ont pas donné cependant le même résultat,comme on va le voir :
On a opéré avec un couple zinc amalgamé et platine; la surface de chaque plaque avait 4 pouces carrés, et le liquide intermédiaire était une dissolution d'acide 5ul5irique.
Dans le premier moment la déviation de l'aiguille de 62**, 5; puis
En 5 minutes 60°
10 Id 57
i5 Id 55
an Id 52,5
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