CHAPITRE YIII
iSaa. Enfin, M. Schœnbein conclut, de ses expériences, qu'il est très-vraisemblable qu'un courant produit un état de tension chimique entre les éléments de chaque molécule dw liquide spupiis à l'action du courant, lequel état de tension affaiblit momentanément l'affinité chimique des éléments de chaque molécule, et dispose ces molppqles, par rapport aux électrodes, de manière que toutjes les facps l^iyarogène des atomes d'eau sont tournées vers l'électrode négatif, et toutes les faces oxigène vers le positif. Suivant cette manière de voir, le courant secondaire serait dû à un état qui précède immédiatement la décomposition électro-chimique. Ce n'est encore là qu'une hypothèse gratuite, tandis que l'explication que j'ai donnée pour la polarisation des solides, et qui s'applique à la polarisation des liquides, est fondée sur des expériences qui paraissent s'y adapter parfaitement. En effet, si l'une des branches du tube en U renferme de l'eau qui a été longtemps en contact avec del'oxigène, et l'autre de l'eau dans laquelle on a également agité de l'hydrogène, et qu'on plonge dans chacune d'elles une lame de platine très- propre, on a un courant dirigé dans le même sens que si les deux liquides avaient été polarisés par un courant; or, il est évident que si l'on fait chauffer les deux colonnes de liqqidè pendant quelques instants, on a encore un courant, mais moins fort que le premier, parce qu'il est extrêmement difficile d'enlever les dernières particules de ga^ au liquide. D'après cela, je persiste dans l'opinion que j'ai émise pour expliquer la polarisation des lames métalliques et des liquides , sous l'influence d'ua couvrant voltaïque.
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