‹ Traité expérimental de l'électricité et du magnétisme, et de leurs rapports avec les phénomènes naturels ; (volume 5)Chapitre 31 sur 231 · CHAPITRE VI. lit · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI. lit

U'argeiit métallique résultant de la décomposition dn Gai'bonale est mêlé de tiès-petîls cristaux de protoxide de cuivre, provenant probablement de la décomposition du cnrbonate de cuivre nouvellfmcnt formé et de celui

iiii se trouvait dans le carbonate d'argent. ] i6tj. Les silicates des métaux dont les oxides sont

icileiueut réductibles, sont également décomposés dans leur contact avec l'eau et des lames de métal oxîdable. Nous citerons particulièrement les silicates de cuivre, d'argent et de plomb, mis en contact avec des lames de plomb, de fer, de zinc ou de cuivre.

Le silicate de cuivre est décomposé par les lames de fer et de plomb ; l'oxide métallique est réduit et la silice se dépose sous forme gélatineuse. Il est probable qu'en disposant les appareils de manière à ce qu'ils fonctionnent très-lentement, on obtiendrait de petits cristaux i^e quartz.

K Si l'on opère avec une lame de zinc ivcouverle ou Kkou de cuivre dans la partie en contact avec le sili- 'eâte, il se produit des effets qui ne pouvaient ^tre prévus àpriori^ attendu qu'ils ne ressemblent en rien à ceux que l'on obtient avec les autres métaux. La lame ne tarde nxs à prendre une couleur bleue très-intense, tirant sur H noir, tant qu'elle se trouve dans l'eau, mais si on l'en Ktire et qu'on la fasse sécber, la couleur bleue est bietl inanifeste. La surface du zinc se recouvre de petits tubercules bleus qui font effervescence avec tous les acides et donnent des sels de cuivre. Traités par l'ainmoniaqiie, ils s'y dissolvent en partie et laissent du cuivré métallique dans un grand état de division. Dès lors, dans la réaction très-lente du zinc sur le silicate de cuivre par l'intermédiare de l'eau distillée, il se dépose du cuivre métallique, du deutoxide anbydre de cuivre, dont une partie se combine avec l'acide carbonique transmis à l'eau par l'air. Or, comme la réaction s'opère dans toute l'étendue de la lame, bien qu'elle ne soit ea contact que dans une petite partie avec le silicate , il faut donc admettre que ce dwiiier est fei-

.lao DE l'act. des cour. paod. par de l'elec, etc.

blement soluble dans l'eau , à Taide de l'acide carbonique de l'air.

Pendant tout le temps que s'effectuent les diverses réactions dont nous venons de parler , il se dégage une quantité assez notable de gaz hydrogène, provenant de la décomposition de Teau. Il faut donc que dans cette circonstance la silice détermine la décomposition de l'eau. Nous devons ajouter que, dans ces diverses réactions, il se forme des grains cristallins de carbonate de zinc, dans lesquels on reconnaît la font^e rhomboïdale. Nous répétons encore que les divers produits qu'on ob-. tient dans la réaction du zinc sur le silicate de cuivre par l'intermédiaire de l'eau ne pouvaient être prévus, puisqu'ils dépendent du rapport entre les effets électriques produits dans loxidation du zinc et les affinités des divers éléments qui se combinent.

En opérant/avec de l'oxide de cuivre hydraté, ou du carbonate vert de cuivre, au lieu de silicate, l'oxide est réduit sans qu'il y ait formation de carbonate bleu, et il se dépose sur la lame de zinc des grains cristallins de carbonate de zinc. L'eau est également décomposée, mais moins abondamment.

1 1 70. Les arséniates et les phosphates des métaux oxidables ont été soumis également avec succès au même mode d'expérimentation, particulièrement 1^^ sous-arsé« niate et sous-phosphate d'argent. Leur décomposition 3'est effectuée assez rapidement ; l'oxide d'argent a été réduit, l'acide devenu libre s'est combiné avec Toxide nouvellement formé. En employant une solution de chlorure de sodium au lieu d'eau distillée, on obtient des doubles combinaisons.

Avec l'arscniate d'argent, l'eau distillée et le plomb, il s'est déposé sur celui-ci des lamelles cristallines d'un blanc nacré d'arséniate de plomb, l'eau est devenue assez fortement acide par la présence de l'acide arsénique. Or, comme un atome d'arséniate d'argent, quand il est déconipoi>é par le plomb, doit donner naissance à un atome d'arséjiiate de plomb, il faut donc que l'arséniate

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