CHAPITRE VI. lai
formé ne soit qu'un sous*sel ; la quantité que Ton en a obtenue est encore trop faible pour qu'on en puisse faire lanalyse.
En opérant avec l'arséniale d'argent, l'eau distillée et uue lame de cuivre, le sel métallique est également dé* composé, l'oxide d'argent est réduit, et il se forme des cristaux aciculaires d'arséniate de cuivre d'un vert tendre. ,
Nous avons soumis aussi à l'expérience le chromate d'argent, avec l'eau distillée et une lame de plomb, dans l'espoir de former le chromate de plomb semblable à celui de Berezoff, et que nous avions déjà obtenu par d'autres procédés. Le chromate n'a pas tardé à être décomposé : il s'est déposé sur la paroi inférieure du verre des lamelles cristallines d'argent ; l'acide chromique, devenu libre, s'est combiné avec l'oxide de plomb formé aux dépens de l'oxigène de l'oxide d'argent. Il en est résulté un chromate de plomb jaune, qui s'est changé peu à peu en chromate d'un rouge orangé , en cristaux aciculaires.
1171. Ces expériences étant variées de mille manières, peuvent donner naissance à des produits électro-chimiques qui ne peuvent manquer d'intéresser la chimie et la géologie.
117a. On peut opérer également sur des composés insolubles qui, ne renferment pas d'oxide métallique. Nous prendrons pour exemple l'iodure de soufre qui laisse dégager facilement de l'iode. Si après l'avoir broyé en parties très-ténues, on le met dans un tube de verre avec de l'eau et une lame de plomb , l'eau se charge peu à peu d'iode, il se forme promptement des cristaux d'iodure de plomb de plusieurs millimètres d'étendue; des cristaux d'iode très-nets se déposent sur le plomb et sur la paroi du tube, et le soufre est insensibleïDent mis à nu.
Si l'on substitue au plomb une lame d'étain, la décompositioQ de l'iodure de soufre dans un tube à petit diamètre paraît marcher plus rapidement. Dans l'espace de ^4 heures, il se dépose sur la lame des aiguilles d'un per-
ISO DE l'aCT. des COUB. PflOD. PAU DE l'ÉLEC, ETC. Llenient soluble clitns l'eau , à l'aide de l'acide carbonique d(! l'air.
Pendant loul le Ipiiips que s'effectuent les diverses l'éaetions dont nous venons de parler, il se dégage une quantité assez notable de gaz hydrogène, provenant de la décoinpoaitiou de l'eau. Il faut donc que dans cette circonstance la silice détermine la décomposition de l'eau. Nous devons ajouter que, dans ces diverses réactions, il se forme des grains cristallins de carbonate de zinc, dans lesquels ou reconnaît la fortrie rhoniboïdale. Nous répétons encore que les divers produits qu'on obtient dans la réaction du zinc sur le silicate de cuivre par l'intermédiaire de l'eau ne pouvaient être prévus, puisqu'ils dépendent du rapport entre les «fTets électriques produits dans Toxidation du zinc et les aflînilés des divers éléments qui se combinent.
En opérant avec de l'oxide de cuivre hydraté, ou du carbonate vert de cuivre, au lieu de silicate, l'oxide est réduit sans qu'il y ait formation de carbonate bleu, et il se dépose sur la lame de zinc des grains cristallins de carbonate de zinc. L'eau est également décomposée , mais uioins abondamment.
1170. Les arséniates et les phosphates des métaux oxidables ont été soumis également avec succès au même mode d'expérimentation, particulièrement Ifcs sous-arséniale et sous-phosphale d'argent, Leur décomposition s'est effectuée assez rapidement ; l'oxide d'argent a été réduit, l'acide devenu libre s'est combiné avec l'oxide nouvellement formé. En employant une solution de clilorui'e de sodium au lieu d'eau distillée, on obtient des doubles combinaisons.
Avec l'arséniate d'argent, l'eau distillée et le plomb, Il s'est déposé sur celui-ci des lamelles cristallines d'un blanc nacré d'atséuiate de plomb, l'eau est devenue as-
sez fortement acide par la présence de l'acide
arseniquo.
Or, comme un atonie d'arséniate d'argent, quand il est décomposé par le plomb, doit doinier naissance à un atome d'arséniate de plomb, il faut donc que l'arséuiato