‹ Traité expérimental de l'électricité et du magnétisme, et de leurs rapports avec les phénomènes naturels ; (volume 5)Chapitre 57 sur 231 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

i LA MESURE DES COURANTS ÉLECTRIQUES.

Description de la balance t'iectro-magnétique,

,ia48. Lorsque les deux électricités dmanent sans interfiption d'une source commune, et parcourent des corps conducteurs solides ou liquides dont les dimensions sont invariables, il en résulte un courant dont l'action sur l'aiguille aimantée, ou sur les solutions, dépend de la (|uantité d'électricilé en mouvement et de sa tension. Si toute la quantité d'électricité dégagée ne circule pas lilirement dans les conducteurs, elle élève leur température. Quand la tension augmente, la même quantité devient apte à vaincre l'inertie des conducteurs, ainsi que l'affinité réciproque de leurs parties constituantes.

L'aiguille aimantée, librement suspendue, est employée ordinairement pour évaluer l'inteusité absolue du courant, abstraction faite de la tension de l'électricité.

On n'a trouvé jusqu'ici que deux moyens pour comparer entre eux les courants, sous le rapport de leur intensité absolue. Le premier consiste à faire osciller une aiguille à la même distance d'un fil conducteur traversé par des courants n'ayant pas la même énergie, et à calculer ensuite l'intensité de chacun d'eux au moyen de la

atO DESCniPT. DE LA BAL. ELKCTBO-M AGNETIQDE,

formule du pendule. Cette mi^lliode ne pput servir (jue lorsqu'il s'agit de comparer ensemble des courants d'une certaine force, produits par de l'électricité fournie par une source constante. La seconde, qui est destinée â évaluer de faibles courants, exige l'emploi d'us multiplicateur; les déviations de l'aiguille aimantée, comme on sait, font connaître l'intensité du courant. Mais quand ces déviations dépassent une certaine limite, il est impossible d'obtenir une loi générale qui exprime le rapport entre la déviation de l'aiguille aimantée et riulenslté du Courant, Pl même de former une table empyrique, capable de donner des résultats sur lesquels on puisse compter.

Nous avons suivi une autre marche : nous évaluons en poids l'effet électro-magnétique d'un courant.

On prend une balance il'essai, TBC (fig, ii\ trébu- >^ant à une fraction de milligramme, A chacune tiesexlt^ miles du fléau^', on suspend à une tige verticale, d'un décimètre de long, un plateau pip- Au-d(>ssoiis de chaque plateau se trouve un anneau qui sert à suspendi-e un barreau d'acier aimanté a if, a' i', au moyen d'un Ql de soie: chaque barreau a 3 raillimètrcs de diamètre et 8 cenlitnètres de long. Ces deux barreaux sont aimantés à saturation et tournent leur pôle boré:il en bas, c'est-à-dire le pôle qui regarde ordinairement le sud, quand l'aiguille aimantée est suspendue horizontalement. On évite par ce moyen que les aimants ne perdent une partie de leurm»gnélisme. Les deux plateaux de la balance, quand ils sont en équilibre , doivent trébucher au moins à un demimilligramme.

On prend ensuite deux tubes ci-eux en verre, d'un diamètre assez grand pour que les deux barreaux puissent y entrer saua toucher les parois, quand ils sont placés verticalement au-dessous d'eux. On enroule autour de chacun de ces tubes un fil tie cuivre recouvert de soie de manière à former une hélice de dix mille circonvolutions, s'il s'agit de courants éleclro-chimiqaes, eu d'un petit nombre de tours si l'on ne veut opérer que

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