‹ Traite experimental de l'electricite et du magnetisme, et de leurs rapports avec les phenomenes naturelsChapitre 147 sur 327 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

On volt que les (liffcrences outre les résultats calculés ot les résultats de l’observation sont peu considérables.

M. liarlow a appliqué également sa méthode de calcula la détermination delà déclinaison à Paris et à Copenbague; la différence a été, entre les déclinaisons observées et les déclinaisons calculées, au-dessous de o“ 3o', à Paris, et deo“ 20' à Copenbague, eu mettant decôté la déclinaison observée' en l'jSi.

L’aiguille aimantée, outre les variations dont je viens de parler, est soumise encore à des oscillations au;; nuelles, et qui paraissent se rattacher à la position du soleil à l’époque des é([uinoxes et des solstices, et dont ou doit la découverte à Cassini (1). Voici les conséquences auxquelles cet observateur a été conduit :

« Dans l’intervalle du mois <le janvier au mois d’avril,

« l’aiguille aimantée s’éloigne du pôle nord, en sorte (|uc M la déclinaison occidentale augmente.

« A partir du mois d’avril, et jus(|u’au commencement « du mois de juillet, c’est-à-dire, durant tout le temps « qui s’écoule entre l’é([uinoxe du printemps et le solstice « d’été , la déclinaison diminue. ,

« Après le solstice d’élé et juscpi’à ré(|uinoxedu prin- <t temps suivant, l’aiguille reprend son cbeinin vers « l’ouest, de manière qu’en octobre elle se rctrouvir, à « fort peu près, dans la même direction qu’en mai; n entre octobre et mars, le mouvement occidental est <f plus petit que dans les trois mois précédents.

« Il résulte de là (pie pendant les trois mois cpii se sont « écoulés entre rérpiinoxe du printemps et le solstice d’été, « l’aiguille a rétrogradé vers l’est, et que dans les neuf « mois suivants, sa marclnî générale, au contraire , s’est « dirigée vers l’ouest. »

AI. Cassini a observé, en outre, (pic les déviations étaient encore les mênn's dans les caves de l’Observatoire, où la lumière ne pénètre pas, et où la chaleur

(i) Annales de Cli. et Phys. , toiii. xvi, page 5/, et suiv.

a54 VAR. SKCIIL. KT ANN. UE LA DÉCLINAISON.

est sensiblement constante. Nous verrons plus loin jusqu’à quel point ces résultats généraux s accordent avec ceux que MM. Gauss et Weber ont obtenus, a 1 aide des nouvelles ipéthodes d’observation précédemment décrites.

M. Ara«o , voulant discuter les observations faites clans divers lieux, a pris la déclinaison moyenne de cbac|ue jour, qui est la demi-somme de deux déclinaisons maximum et minimum, puis la déclinaison moyenne de cdiaque mois, qui est la somme des moyennes de tous les jours du mois , divisée par le nombre de’ces jours. Toutes les déclinaisons moyennes, à Paris, pour cbaciue mois, depuis I7a4 jusqu’à 1788, ont été placées dans un tableau. Dans un autre il a mis les déclinaisons moyennes à Londres, dans les environs des équinoxes et des solstices , depuis 1795 jusqu’en i8o5, calculées d’après les observations de M Gilpin. En comparant tous ces résultats , il a trouve un maximum de décTmaison vers l’équinoxe du printemps, et un minimum au solstice d été , mais avec cette ' dil'férencc, que l’amplitude de 1 oscillation a ete moindre

à Londres qu’à Paris. 11,

Je donne ici ces deux tableaux, afin que le lecteur

puisse vérifier les deux tàits que je viens d’indiquer. '

TABLEAU des dccliniiisons moyennes à Pnns.

Ç^^PITBE PREJtfiEit.

TABLEAU des déclinaisons moyennes à Londres.

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