CHA.P1TRE PREMIER
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« guille, étant parvenue à la limite de son excursion occi- « dentale, le changement annuel de déclinaison est nul.
« Ceci résulte des observations de M. Beaufoy ;
« 4° Enfin , lorsque la déclinaison occidentale diminue cc d’année en année, on n’observe plus d’oscillations re- « marquablesde l’aiguille vers l’est, qu’entre les mois de « septembre et de décembre. Observation de M. Bowa ditch. »
§ 11. Des variations diurnes de Caiguille aimantée,
L’aiguille aimantée , outre les variations séculaires et annuelles, est soumise, dans sa déclinaison comme je l’ai déjà dit, à des changements diurqes, qu’on observe avec le plus grand soin dans tous les observatoires de l’Europe.
Depuis 1722, époque où Graham découvrit ces variations, on a constamment observé leur marche, dans le but de remonter, s’il était possible, à la cause du phénomène. On a vu , précédemment , qu’en Europe . l’extrémité boréale de l’aiguille horizontale marche tous les jours de l’est à l’ouest depuis le lever du soleil jusque vers une heure après midi, et retourne ensuite vers l’est par un mouvement rétrograde, de manière à reprendre, à très-peu près, vers dix heures du soir, la position qu’elle occupait le matin; que, pendant la nuit, l’aiguille est presque stationnaire, et recommence le lendemain ses excursions périodiques. La position géographique du lieu où l’on observe exerce-t-elle une influence sur ce phénomène ? Est-il moins marqué près de l’équateur terrestre que dans nos climats ? C’est ce que nous aurons plus loin l’occasion d’examiner.
A Paris, la moyenne de la variation diurne est, pour avril, mai, juin, juillet et septembre, de i3 à i5', et pour les autres mois de 8 à 10’. Il y a des jours où elle s’élève à 25', et d’autres où elle ne dépasse pas 5 ou 6'.
Le 'maximum de déviation n’a pas lieu à la même heure sur les différents points du globe. Ainsi M. Dowe a annoncé que le maximum de déviation orientale a lieu
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a58 DES VAR. DIÜRK. DE l’aIGUELLE AIMAKTÉl.
à 8 heures du matin, à Freyberg, NicolaïefF et Saint- Pétersbourg ; à 9 heures à Cazan ; le maximum de la déviation occidentale , à a heures après midi , à Cazan , Nicolaïeff, Saint-Pétersbourg, et à i heure à Freyberg.
En Danemark, en Islande , ainsi que dans les régions septentrionales, les excursions diurnes de l’aiguille aimantée sont plus étendues, aussi régulières, et ne s’arrêtent pas pendant la nuit. On en a conclu que les variations diurnes augmentent en allant de nos climats au nord, et diminuent jusqu’à l’équàteur magnétique, où elles sont très-faibles.
Bien que les variations de l’aiguille aimantée soient soumises à un mouvement régulier de l’est à l’ouest dans nos contrées, on ne trouve pas deux jours dans l’année qui se ressemblent parfaitement. Cette remarque, faite depuis longtemps, a été justifiée par les observations de MM. Gauss et Weber, qui ont poussé l’exactitude jusqu’à des secondes de degré.
Après avoir donné un aperçu général de la marche des variations diurnes en diverses parties du globe, je * vais rapporter quelques-unes des principales séries d’observations recueillies dans plusieurs localités, afin de bien préciser, la marche de ces variations en allant des pôles à l’équateur. Je commencerai par celles qui ont été faites en Islande et au Groënland par la commission scientifique envoyée sur la corvette la Recherche, sous la direction de M. Gaimard.
L’appareil employé à l’observation des variations diurnes était celui de M. Gambey, et que nous avons précédemment décrit.
' Avantle départ, M. Lottin, lieutenant de vaisseau, dont j’ai déjà eu l’occasion de parler, a comparé , à Paris , conjointementavecM. E. Bouvard, la marche de l’aiguille de la boussole de la Recherche avec celle de la boussole de l’Observatoire. J’ai cru devoir reproduire les tracés graphiques des résultats, afin de montrer jusqu’à quel point coïncident ensemble les variations obtenues dans le même lieu avec deux aiguilles différentes.
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