‹ Traite experimental de l'electricite et du magnetisme, et de leurs rapports avec les phenomenes naturelsChapitre 154 sur 327 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

l’aiguille, à Paris, était de 9' plus petite qu’à l’ordinaire ( I ).

M. Farquharson a observé des aurores boréales dans I l’Aberdeenshire (États-Unis), en 1829:

Les 6, Il et 25 octobre;

Les 17, 18 et 19 novembre;

Le i4 décembre.

Il est rare, dit M. Arago, que l’aiguille soit aussi ' souvent et aussi fortement dérangée qu’elle l’a été peu-, dant les trois derniers mois de 1829. En effet, voici les jours où les pertui'bations ont été assez notables pour que l’on ait dû les attribuer à des aurores boréales :

Octobre; les 4, 9, 10, il, 12, 21 , 22, 24 , et 3o ; Novembre; les 10, i3, 16, 17, 18, 19, 24 et 26;

Décembre; les 7, 14, 19, 20, 21 et 23.

Je pourrais citer encore un grand nombre d’observations comparées, qui montreraient que des aiguilles aimantées placées en des lieux très-distants les uns des au- • très sont influencées simultanément. Je me bornerai seulement à rapporter les aurores boréales qui ont été observées en 1 83o (2) :

25 janvier i83o. Abcrdeensbire. Une succession d’arcs qui s’élevèrent peu : de temps en temps des jets brillants.

A Paris, à 1 h après midi, l’aiguille était d’environ 3' à l’occident de sa position babituelle. Le soir, à la déviation en sens contraire, ou vers t orient, n’était guère que de i min. et demie. Aucun dérangement ne se manifesta dans l’aiguille de M. Farquharson; mais ce physicien, à ce qu’on croit, n’observa la déclinaison que le soir.

(1) Tome XLii , pag. 353.

• (a) Annal, de Chiœ., t. xlv, p. 409.

DES VAR. IRa^GOLIÈRES DE LA DECLINAI SOIT^

a8 janvier i83o. — K.enc]al (Angleterre), aurore trèshrillante :

A Paris;

à 6’’ 4 du

soir, perturbât, occld. de près de

A Alfbrd (Aberdeensbire), l’aiguille de M. Farqu-

harson était.

à 8'*, dans

sa position ordinaire;

. . oscillante dans une étendue de

\t^ février. Kendal. Aurore brillante, mais sans jets. A Paris, forte perturbation depuis le matin jusqu’à S**, et perturbation orientale à 9'' ^ du soir.

mars. Manchester (Angleterre). Aurore vive et élevée; à Paris, à 6'' 4o' minutes du soir, l’aiguille était plus orientale qu’à l’ordinaire de plus de ij.

24 mars 1 83o. (Aberdeensbire) ; aurore très-brillante.

A Paris, l’aiguille n’a éprouvé aucun dérangement ni le matin ni le soir; celle de M. ï’arqiiharson, au contraire, a été considérablement dérangée :

à g** 5’, de 3a' vers l’ouest;

vers 9** 10', de 2 5' vers l’est;

vers 9'* i5', de 34' vers l’ouest.

19 avril. Manchester (Angleterre). Aurore très-brillante, depuis 9'" du soir jusqu’à minuit. A Paris, à 1 de l’après-midi, l’aiguille était plus occidentale que d’ha-

CHAPITHE PREMIER.

bitude déplus de 3'; à lo*' 4o' du soir, la perturbation en sens contraire ou orientale s’élevait à plus de 12'. Le ciel alors était serein, mais on ne voyait pas d’aurore.

5 mai. — Pétersbourg.

A Paris, grand dérangement de l’aiguille dans la soirée :

à S** 5' (temps vrai); de plus de 7' vers l’orient;

9'' 10, 5 idem. ,

xo** 10, 5 idem.

lo’* 45, 17 idem.

lo’’ 5o, de plus de 9 idem.

ii'‘ de plus de 9 idem.

Il'" lo, Il idem.

Il** 3o, 17 vers l’occident.

1 1*" 40) 8 vers l’orient.

1 1*" 45, 1 3 idem.

Il*" 5a, de plus de i4 idem.

A minuit, ... de plus de i4 idem.

Le lendemain matin, il y avait encore dérangement , mais vers l’occident; à 9'" ■}, il était de près de 9'.

Dans la soirée du 5, l’aiguille d’inclinaison éprouva aussi parfois en très-peu d’instants des variations de

A Pétersbourg, l’aiguille horizontaio de M. Knppfer a subi de grands dérangements dans la nuit du 5 au 6 mai; M. Arago, n’ayant pu savoir si les heures des observations se trouvent exprimées en temps vrai ou en temps moyen, pense cependant que. les grands mouvements ne se sont opérés ni aux mêmes époques, ni toujours dans le même sens à Pétersbourg qu’à Paris.

16 octobre. Gosport. Long jet lumineux; à Paris, forte perturbation orientale dans la position de l’aiguille, à 6'" 5o' du soir; ciel serein, mais on u’apercevait au-, cunc trace d’aurore.

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