CHAPITRE U
MM. de Freyciuet . de 1817 à i8ao MM. BoosMOganIt. « . de i8a4 à i83a
Rutnker i8ax Reecliej 1837
Sabine.... 182a de lUostcville. . . de 1827 à i8a8
Diiperrey. .... de 182a à i8a5 Lutké de 1827 à i8a8
Kotzebue 1824 Foster 1828
Kinç de i8a6 à 1827 Erman i83o
a Toutes les inclinaisons de l’aiguille aimantée, qui ne dépassent pas 3o degrés , sont les seules dont j’ai fait usage comme étant généralement applicables à la formule tnn^. I
tang. 1= — ^ — , laquelle établit que la tangente de
la latitude magnétique du point de l’observation est égale à la moitié de la tangente de l’inclinaison observée en ce point.
« Le nombre des points déterminés par toutes les observations qui me sont parvenues est de 270, lequel se réduit à 73, en prenant un milieu entre les coordonnées des points qui sc trouvent à moins de 3“ en longitude les uns des autres.
« l.a nouvelle courbe qui résulte de ces 73 points est à très-peu près celle que j’avais déjà obtenue de nies observations faites dans le voyage de la corvette la Coquille. Néanmoins, je m’empresse de dire qu’elle a sur celle-ci deux avantages qu’il importe de signaler. L’un de ces avantages est de ne plus présenter les irrégularités secondaires qu’un plus grand nombre d’observations devait nécessairement faire disparaître. L’autre, de réduire à 17° une lacune de 33° en longitude qui existait dans le Grand-Océan, à l’ouest du méridien de l’île de Taïti. C’est aux observations du voyage de V Uranie, que M. de Freycinet a eu l’extrême bonté de mettre à ma disposition , que l’on doit ce dernier avantage.
« Les observations quej’ai faites en 1 8a3 , sur les côtes orientales et occidentales de l’Amérique du Sud, fixent h a3° en longitude, la portion de l’équateur magnétique qui est indéterminée dans l’intérieur de ce continent. Cette lacune, qui est d’ailleurs sans importance, en ce que les portions déterminées qui en sont voisines , offrent
3g6 NOUV. DÉTERMm. DE LA LIGN. SAWS ISCLIW. , ETC.
le moyen de la combler avec assez d'exactitude, peut très-bien être réduite à i4“, si l’on veut employer deux observations qui ont été faites, l’une à Montevideo par M. de Freycinet, l’autre à Valparaiso, par M. le capitaine Lutkc.
« première de ces observations donne pour l’inclinaison, à Montevideo, — 36° 47', et place un point de l’équateur magnétique par i4“ 56' de latitude sud, et 54° 27' de longitude ouest, dans le vrai méridien magnétique (i).
« la seconde donne pour l’inclinaison, à Valparaiso, — 39° 1 2', et place un point de la même courbe par 1 a" ao' sud, et 69“ 00' ouest, dans le vrai méridien magnétique.
«Ces deux inclinaisons sortent, il est vrai, de la limite que je me suis imposée; mais je puis dire, en passant, que les inclinaisons de 3o à l\o° que l’on observe au sud de l’équateur magnétique, dans les environs de l’Amérique méridionale, partagent avec les petites inclinaisons la faculté de pouvoir être appliquées avec succès à la formule dont ou fait usage.
« La seule partie indéterminée de l’équateur magnétique, qui mérite de fixer notre attention, est celle qui traverse l’Afrique et le golfe d’Arabie. Celle-ci a pour limites l’ile San-ïomé, dans l’océan Atlantique, et l’île de Ceylan, dans la mer des Indes; ce qui lui donne une étendue de 71° en longitude.
« Pour remplir cette grande lacune, j’avais déjà eu recours aux belles et nombreuses observations que Panton avait faites en 1776, dans le golfe d’Arabie, lesquelles s’accoi'daient à faire passer l’équateur magnétique à 1“ environ au sud de l’île Socotora, qui est à
(i) Nota. M. Duperrey entend ici par vrai méridien magnétique , une courbe dont la condition est d'étre le méridien magnétique de tous les lieux où elle passe , et non j/as le grand cercle de la sphère que l’on prolongeait indéjiniment après l’avoir fait passer par la direction de l’aiguille horizontale du lieu de l’observation.