CHAPITRE V
tion et des progrès de la raison , qu’en s’adressant aux sociétés savantes, on peut compter sur le concours général des volontés, dès qu’il s’agit de ravancement des sciences ou du développement intellectuel de l’humanité.
Des travaux d’une surprenante précision ont été exécutés, depuis quelques années, dans un pavillon magnétique de l’observatoire de Gœttingue, avec des appareils d’une force extraordinaire. Ces travaux , bien digues de fixer l’attention des physiciens, offrent un mode plus précis de mesurer les variations horaires. I..e barreau aimanté est d’une dimension beaucoup plus grande encore que le barreau de la lunette aimantée de Pmnj : il est muni à son extrémité d’un miroir dans lequel se réfléchissent les divisions d’une mire plus ou moins éloignée selon la valeur angulaire qu’on désire donner aux divisions. Par l’emploi de ce moyeu perfectionné , l’observateur n’a pas besoin d’approcher du barreau aimanté, et ( en évitant les courants d’air que peuvent faire naître la proximité du corps humain, ou, pendant la nuit, celle d’une lampe ) on parvient à observer dans les plus petits intervalles de temps. Le grand géomètre, AI. Gauss, auquel nous devons ce mode d’observation, de même que le moyen de réduire à une mesure absolue l’intensité de la force magnétique dans un lieu quelconque de la terre, et l’invention ingénieuse à'mi rna<!;nclomètre mis eu mouvement par un multiplicateur et imluction, a publié dans les années i834 et i835 des séries d’observations simultanées faites de 5 en 5 ou de lo eu lo minutes , avec des appareils semblables à Gœttingue , Copeuliague, Altona , Brunsviek, Leipzig, Berlin, où, près du nouvel ob.servatoire royal , M. Encke a déjà établi une maison magnétique très- spacieuse; Milan et Rome. L’Ephéméride allemande [Jahrbuchjür i836) de M. Schumacher offre graphiquement, et par le parallélisme des plus petites inflexions des courbes horaires, la simultanéité des perturbations à Milan et à Copenhague, deux villes dont la différence de latitude est de lo" i3'. M. Gauss a d’abord observé aux époques que