‹ Traite experimental de l'electricite et du magnetisme, et de leurs rapports avec les phenomenes naturelsChapitre 292 sur 327 · THEORIE MATH^M. DES PHÉN. MAGN. TERR · texte numérisé non relu

THEORIE MATH^M. DES PHÉN. MAGN. TERR

servi dans pnc ascension acrostatiqueavecM.Gay-Lussac ; cette aiguille avait une tendance plus forte à revenir au méridien magnétique dans ces montagnes qu’à Paris. Les résultats suivants ne laissent aucun doute à cet égard.

Nombre des oscillations en 10’ detempi.

Paris, avant le départ ’ 83,9

Turin 87,2

Sur le mont Genève ; 88,2

Grenoble 87,4

Lyon 87,3

Genève 86,5

Dijon 84,5

Paris , au retour 83,g

M. de Humboldt a observé des effets analogues à Perpignan , au pied des Pyrénées. Dans les exemples que je viens de citer, il n’a nullement été tenu compte des effets provenant des différences de température qui influent d’une manière sensible sur la durée d’une oscillation. Je me borne à présenter celte observation , afin que le lecteur n’admette pas, sans nouvel examen, que l’action des Alpes influe sensiblement sur l’intensité des forces magnétiques.

MM. de Humboldt et Biot ont été conduits à considérer l’intensité du magnétisme terrestre , sur les différents points du globe, comme soumise à deux sortes de différences ; les unes dépendantes de la situation des lieux par rapport à l’équateur magnétique, les autres dues à des circonstances locales.

Passant de là 'à l’inclinaison de l’aiguille aimantée, par rapport au plan horizontal, ils ont cherché la loi à laquelle est soumis uii accroissement quand on s’éloigne de l’équateur magnétique.

M. Biot a commencé par déterminer la position de l’équateur, en supposant qu’il soit un grand cercle de la sphère terrestre, puis il a donné la forme et la figure de cet équateur.

Pour utiliser les observations sur l’inclinaison faites

Page 1