‹ Traite experimental de l'electricite et du magnetisme, et de leurs rapports avec les phenomenes naturelsChapitre 6 sur 327 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

lindrede laiton ou autre métal percé aux deux bouts, pour s’assurer que les fils sont sans torsion, et l’on tourne le cadran de la suspension jusqu’à ce que le cylindre soit dans la direction de l’axe de la boîte.

Manière d’observer l’aiguille avec le microscope.

On dirige le microscope sur une des extrémités de l'aiguille, et au moyen d’une vis de rappel on met en coïncidence le O de l’échelle avec le croisé des fils qui se trouvent à un des bouts de l’aiguille; on fait une lecture sur le vernier; on dirige le microscope sur l’autre extrémité du barreau, et l’on rappelle, jusqu’à ce qu’il y ait une coïncidence comme ci-dessus, puis on fait une nouvelle lecture des verniers que l’on met sous la première.

On change les faces du barreau au moyen d’une demirévolution ; on retourne le microscope de manière à mettre les tourillons de droite à gauche, et réciproquement ; on fait de nouvelles lectures que l’on additionne avec les deux précédentes, et l’on prend la moyenne.

Cette moyenne donne la position du méridien magnétique, mais nullement sa déclinaison par rapport au méridien terrestre. U y a deux méthodes pour déterminer cette déclinaison ;

Première méthode. On substitue au microscope une lunette ordinaire; on prend un point de repère qui se trouve dans la méridienne, et l’on dirige l’axe de la lunette sur ce repère, en tournant ce système sur l’axe horizontal de manière à placer le premier dans le méridien terrestre.

Deuxième méthode. On saisit avec une bonne montre l’instant du passage d’un astre quelconque, dans le méridien, au moyen d’une lunette astronomique; l’on place l’axe de la, lunette dans ce méridien, et l’on détermine ensuite la déclinaison. I/aiguille aimantée éprouvant de petites variations périodiques, ou devra, pour obtenir une déclinaison tout à fait exacte, répéter les observa-

|6 MAN. d’oBS. l'aiguille AVEC LE MICBOSCOPE.

lions à des jours et à des heures tels que ces variations soientde signe contraire et se, compensent complètement. On évite encore les circonstances où la marche de l’aiguille aimantée est troublée par des causes accidentelles.

Pour bien faire comprendre l'usage de l’appareil que je viens de décrire, je vais donner le tableau des ol)^servations qui ont été faites par M. Arago, à l’observatoire de Paris, le i'’' février i836, pour déterminer la déclinaison absolue.

Oriti, I”. On vise à la mire méridienne.

LCNETTE DIRECTB.

Via)fXB& DI ClttCUB. VEIBIII DB DBOITt.

r«Obi»er. 54' 45’* I^^Obscr, 16® 44' 50”

Obscr. 100 54 42 2* Ob»«r. IG 44 47

Moyenne 100® 54' 43”, 5 Moyenne. 16*’ 44' 48”, 5

Opéb. IÏ.

On vise à la mire méridienne.

LUNETTE BENVERSÉE.

VKnSIB. SB GAOCDB, VBR3IBB DB &B01TI.

I« Ollier, ion" B-r BO' l'*ObsLT. 10“ 44’ B5"

4“ Obier. 100 B4 07 4' Obsi r. 10 45 4

Moyenne 100“ 54' 53 ",S Moyenne. 16“ 44' 50’’, B

Moyennes lies 2 inoycnn. (*), 100 54 4S”,B 10 44 B4 ,0

La lunette étant nmintenant transformée en microscope , Opéb. III. on vise au.\ extrémités de l’aigiiillc.

Eïtb. NORD. LUNETTE RENVERSÉE.

VEBMIB SX OftOlTB. IlcUrC «Ic 1«

inon.tre.

{•) C*cit«à-dircy point ou Ici Terriiers s’arrctcraicut quand l‘o*c optique idéal de U luucttc serait dirige lur U mire méridienne.

Eit». kord. lunette renversée.

Heure de In vixaixx ox caucbx.

montre.

Il** 35'

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