CHAPITRE X
ce qui met à même d’obtenir une attraction plus uniforme. M. Barlow ne pense pas cependant que la double plaque soit nécessaire quand on fait usage de fer pesant six livres au pied carré anglais; mais avec une plaque de fer de trois livres au pied carré , l’expérience lui a prouvé que la double plaque était nécessaire. Ces plaques ont un diamètre de la .à i3 po. , et sont percées à leur centre d’une ouverture par laquelle passe une bobèche en cuivre, munie d’une vis extérieure; un écrou de cuivre, d’un pouce environ de diamètre, est vissé à chaque extrémité dé la bobèche , afin de presser les plaques contre le disque en bois.
Pour rendre leur union plus intime, on visse les plaques près de leurs bords, au moyen de plusieurs petites vis de fer.
Pour déterminer la situation la plus convenable où la plaque doit être placée dans le vaisseau, on commence par poser sur le rivage une boîte ou un morceau de bois n’ayant pas de fer AB ( fig. 24); O*! perce de plusieurs trous, à 8, 9, 10, etc., pouces de la partie supérieure, dans lesquels on peut mettre, suivant le cas, une tige horizontale de cuivre ou de laiton R, destinée à supporter la plaque; cette tige est introdiute dans un des trous, et la boussole étant placée d’une manière fixe sur la partie supérieure de la boîte ou de la
t)ièce de bois, on tourne cette dernière, au moyen de a tige, successivement vers plusieurs points de l’horizon ; puis on opère avec ou sans la plaque pour déterminer son pouvoir d’attraction. Si les résultats ainsi obtenus s’accordent avec ceux observés .à bord , on a alors la position droite de la plaque. Quand cette condition n’est pas remplie, on change la hauteur de la boussole et la distance de la plaque , puis l’on répète les expériences. Il suffit de quelques essais pour obtenir avec la plaque la même attraction que celle observée dans le vaisseau.
Après quoi on mesure avec soin la distance de la plaque à la verticale passant par le pivot de l’aiguille, et la distance verticale au-dessous du limbe; puis 011 fait
l36 POUR SE SERVIR A BORD DE^LA PLAQUE, ETC.
un trou, et on introduit une tige (Vins une des parties du trépied employé pour la boussole azimutale à bord. 11 résulte de cet arrangement que lorsque la tige de cuivre est placée comme on le voit (fig. a5), la plaque se trouve placée, par rapport à la boussole, comme dans l’appareil dont on avait fait usage à terre.
Je dois faire remarquer qu’eu raison d’erreurs inévitables dans les observations , il est presque impossible de disposer la plaque de manière à avoir la même attraction que le vaisseau en chaque point: on doit alors prendre une moyenne entre les déviations au S.-E. , S.-O. , N.-E., N.-O. , N.-O. , N.-S. ; et si les moyennes des résultats obtenus en ces différents points dans le vaisseau et avec la plaque sur le rivage s’accordent ensemble, les autres erreurs seront très-faibles. IVI. Barlow conseille de se servir d’une plaque déjà corrigée, c’est-à-dire, d’une plaque dont on a reconnu l’attraction à plusieurs distances et dans plusieurs positions. On forme, à cet effet, un tableau dans lequel se trouvent consignés les résultats de l’expérience.
§ IV. Méthode pour se servir à bord de la plaque de correction.
La plaque est appliquée à la boussole azimutale de la manière indiquée dans les instructions que M. Barlow a laissées aux officiers du vaisseau le Leven.
« Quand un azimut ou une amplitude du soleil ou « d’un autre corps céleste sert à déterminer la déclinai- « son , on commence par faire les observations de la ma- « nière accoutumée, et ensuite on les répète immédiate- « ment avec la plaque fixée ; la différence entre les deux « positions donne l’attraction locale ; par exemple:
« Supposez que la moyenne de la première série d’obser- « valions donne pour la position 67^,00 et la seconde avec