VIII PRÉFACE
cément, on se contente, en forêt, d'un intérêt moindre que celui de l'argent. Par exemple, l'argent étant à 4 ou 5 •/©» on se contentera de 3 à 3 1/2 % en forêt» Mais l'accroissement des bois jeunes et d'âge moyen étant très supérieur à l'intérêt de l'argent, il est nécessaire, pour obtenir ce taux moyen dans la forêt, d'y entretenir une proportion importante de bois s' accroissant à 3 **/, et même au-dessous. Couper tous ces arbres, ce n'est pas réaliser du bois à ce taux, mais bien au taux moyen qui résultera de leur enlèvement, soit à 8 ou 10 **/o. Et comme l'argent rapporte 4 ou 5 ®/», cette opération, qui est d'ailleurs une dérogation à l'aménagement et abaisse le revenu, n'est plus qu'une spéculation fausse dans laquelle on échange du 8 ou du 10 **/o contre du 4 ou du 5 •/«i II eût été préférable de vendre la forêt auparavant, elle aurait trouvé preneur au cours.
Qu'il faille 100 ou 150 ans pour produire des arbres de futaie, peu importe, et cela ne signifie absolument rien pour l'aménagement. Depuis un an jusqu'à 150 ans et plus, à quelque âge qu'on le considère, l'arbre a une valeur utilisable. Jeune plant, il sert au reboisement; brin ou rejet de faible dimension, il donne des harts, des cercles de tonneaux, des fascines; plus fort, des tuteurs, des perches pour les usages domestiques, les houblonnières, les constructions, les mines ; phïs fort encore, de la charpente de diverses dimensions, des sciages, du merrain. A tout