PRÉFACE IX
âge et de toute dimension, il est bon à quelque chose, et l'art forestier a pour objet de proportionner le nombre, la grosseur et l'essence de manière à fournir chaque année du bois propre à tous les usages dans la mesure des besoins de la consommation et des ressources de la forêt.
C'est l'accroissement des bois et non leur âge qui doit servir de règle pour l'aménagement. Le capital forestier et son revenu doivent être aussi grands que possible, mais avec cette condition rigoureusement nécessaire, que le taux du placement en forêt soit rémunérateur, c'est-à-dire en équilibre avec celui des autres placements agricoles, financiers ou industriels.
On devait s'appuyer sur l'accroissement, et c'est sur la révolution qu'on a édifié l'aménagement théorique. Telle est l'origine des incertitudes et des mécomptes survenus dans la culture forestière et dont il importe de se préserver.
Pour se rendre compte de l'erreur économique qui s'est accréditée sous prétexte de libre-échange, au préjudice de la culture forestière et des industries qui s'y rattachent, on doit considérer la matière ligneuse sous le triple aspect de la substance, de l'utilité et de la valeur.
Considérée dans ses éléments organiques, la substance ligneuse est un produit nalurcV Sc>\^ \3L\À\\Vfe ^^-