‹ Traité général d'anatomie comparée [electronic resource] (volume 3)Chapitre 13 sur 81 · Muscles des pieds (i · texte numérisé non relu

Muscles des pieds (i

On trouve dans ces animaux , du moins chez les coléoptères , et principalement chez

(i) Muscles des pâtes, La première paire de pâtes appartient au corselet.

Quoique la hanche ne puisse exe'cuter qu'un mouvement alternatif de rotation sur son axe , elle reçoit néanmoins cinq muscles, dont quatre fle'chisseurs et un seul extenseur.

1° Le premier fléchisseur de la hanche est un muscle pseudo-pcnniforme très-fort, qui prend naissance sur la partie latérale et antérieure du bouclier. Ses fibres se portent obliquement, en dessous et en arrière, sur les faces extérieure et postérieure d'un tendon grêle, qu'el- V. 6

s 2 TRAITÉ GÉNÉRAL.

V hjdrophilus piceus et le cerf-volant (/«cû-

nus cervus ) , deux petits muscles ayant la

les couvrent en entier; et ce tendon s'insère au milieu du bord supe'rieur de la hanche.

2" Le second fléchisseur de la hanche est aussi puissant que le premier , en arrière duquel il est place'. C'est un muscle également pseudo-penniforme, dont les fibres naissent sur la partie supe'rieure et poste'rieure du bouclier, plus en dehors que le muscle pre'ce'dent, et se portent en dessous sur les faces ante'rieure , externe et postérieure d'un tendon très-fort, qui va se fixer au bord poste'rieur de la hanche , imme'diatement en dehors du premier fle'chisseur.

5° Le troisième Jle'chîsstur de la hanche n'est en quelque sorte qu'un chef du second , ayant les mêmes attaches , quoique entièrement isole'. Il est beaucoup plus faible et place' en dehors de ce dernier, et n'a pas de tendon. Ses fibres naissent dans la partie latérale du bouclier, et se portent obliquement, en dessous et en arrière, sur le bord poster jeur de la hanche, où elles se fixent en avant du pre'ce'dent.

4^ Le quatrième fléchisseur est un muscle large, à fibres parallèles, étendues de la partie externe de la face postérieure de la rotule, obliquement en dessous et en dehors, en passant sur l'ouverture de la hanche , pour se fixer au milieu du bord postéri ,n r de cette dernière, sous le premier fléchisseur.

5o U extenseur de la hanche est e'galement un muscle très-fort , qui naît sur le bouclier, en dehors du premier fléchisseur de la hanche, et se porte en dedans sur presque toute la face antérieure de la rotule. C'est un antagoniste direct du précédent.

6» Vextenseur du (rochanter est très-fort. Formé de trois chefs, dont le premier ou le plus long naît dans la

d'anatomie GOiMPAKÉE. 85

forme d'un carré allongé, étendus du bord postérieur de la face supérieure du thorax, et de la

cavité de la rotule , sous le quatrième fle'chisseur de la hanche. Le second , place' dans la partie poste'rieure de la hanche, naît dans toute la moitié' externe de cette pièce : ces fibres se portent en dedans , et se fixent sur la face poste'rieure du tendon commun , près de son extre'mité interne. Le troisième, place' dans la partie ante'rieure de la hanche d'où ses fibres naissent, en arriére, sur toute la longueur du tendon commun. Celui-ci se fixe à la partie supe'rieure du trochanter.

7° Le fléchisseur du trochanter est un muscle penniforme, place' sous le troisième chef de l'extenseur du trochanter j il s'attache dans toute la portion ante'rieure de la hanche, et le tendon se fixe à la partie infe'rieure du trochanter.

8° abducteur de la cuisse est très-faible. Il naît sur la face interne du trochanter, et ses fibres se portent en avant sur le bord externe de la cuisse. Il n'y a pas d'adducteur. Le mouvement de la cuisse sur le trochanter est très-borne'.

9" 'L'extenseur de la jambe est penniforrae , fort allonge', et occupe la partie supe'rieure de la cuisse, sur les parois latérales de laquelle ses fibres s'attachent. Son tendon s'insère au bord supe'rieur de l'ouverture de la jambe.

lo» Le fléchisseur de la jambe ^ beaucoup plus fort que le précédent, mais également penniforme , occupe la région inférieure de toute la cuisse, et insère son tendon à la partie inférieure de l'ouverture de la jambe.

II» Uextenseur du tarse est un muscle court et conique, qui naît sur la moitié inférieure de la face antérieure de la jambe, et se porte en dessous, pour

face postérieure de sa paroi regardant en arrière , jusqu'à l'extrémité externe de la bran-

se fixer en pointe antérieurement à l'ouverture du tarse.

1 2° Le fléchisseur du tarse (de la première phalange), beaucoup plus long que le pre'ce'dent, naît dans toute la longueur de la jambe, sur ses deux faces interne et externe. Son tendon traverse les quatre premières phalanges le long de leur face plantaire, et se fixe à une petite pièce place'e dans l'inte'rieur de la dernière phalange , et qui unit infe'rieurement les crochets terminaux. Ce muscle fle'cliit toutes les phalanges à la fois, comme le fait le fléchisseur commun des doigts de l'homme, et l'extension a lieu passivement, car il n'y a pas de muscle qui la produit.

La dernière phalange renferme deux muscles , qui meuvent les deux crochets à la fois.

i5° \J extenseur des crochets est un muscle court, place' supérieurement dans la partie terminale de la phalange, et qui fixe son tendon à une petite pièce qui re'unit les deux crochets eu dessus.

140 Le fléchisseur des crochets, beaucoup plus long que l'extenseur, est un muscle penniforme qui occupe toute la moitié postérieure de la phalange et insère son tendon à la pièce qui réunit inférieuremeut les deux crochets.

Les muscles des pâtes moyennes appartiennent au prothorax.

La hanche de la seconde paire de patcs ne reçoit , comme celle des pâtes antérieures, que des muscles fléchisseurs et extenseurs ; ces membres ne peuvent exécuter que des mouvcmens de rotation sur leur axe.

i» Le pi-emier fléchisseur de la hanche, muscle court, venant de la partie antérieure de la face externe de l'a-

d'anatomie ^omparée. 85

che transversale de Ventosternum (*). L'interne , qui est plus petit , descend obliquement

pophyse épisternale moyenne, et se portant, en dessous, sur le bord exte'rieur de la hanche.

2» Le second fléchisseur, le même que Vexienseur de Vélytre.

3» Le troisième fléchisseur^ muscle penniforme, place en dehors du long chef de l'extérieur du trochanter. Il naît sous la lame oblique des deux premières pièces iliaques et sur une portion correspondante de la première iliaque elle-même. De ces attaches, les fibres se rendent sur les côtes d'un tendon grêle, qui se dirige en dessous et un peu en arrière, et s'insère à la hanche, audevant de son point d'articulation.

4° Le court extenseur de la hanche s'dtend de la partie postérieure de l'apophyse épisternale , sur toute la longueur de laquelle il naît au bord postérieur de la hanche.

5° Le long extenseur Yient de l'écusson , où il s'attache sur une petite lame horizontale, qui s'étend du limbe au bord antérieur de l'apophyse latérale de cette pièce. De cette attache, les fibres du muscle se portent sur le tiers supérieur de la face postérieure d'un long tendon grêle, qui se dirige obliquement en dessous et en arrière, pour se fixer au milieu du bord postérieur de la hanche. Ce muscle est en même temps un abaisseur de l'écusson, et contribue par là à l'élévation de l'élytre.

6° Ij' extenseur du trochanter est formé de trois chefs : le plus long s'attache sur toute la longueur de la lame oblique des detix pièces iliaques, en dedans du troisième fléchisseur de la hanche, se porte en dessous dans la hanche, en se rétrécissant en pointe, et se réunit avec deux

(*) L'entothorax de M. Audouin.

en dehors, il tire reiitosienmm en haut et en dedans j l'externe , qui est plus grand , est situé

autres chefs. Ceux-ci naissent dans la hanche, l'un sur la face ante'rieure et l'autre sur la posle'rieure j leurs fihres se portent sur l'extrëmile' du tendon commun , qai va se fixer à la partie supe'rieure du trochanter.

7° Le fléchisseur du trochanter occupe toute la partie infe'rieure de la hanche. C'est un muscle penniforme , d'un seul chef, dont le tendon se fixe à la partie inférieure du trochanter. Les moteurs de la cuisse , de la jamhe, du tarse et de ses phalanges , sont les mêmes que ceux de la première paire de pâtes , avec cette difTe'rence que l'extenseur de la jamhe est plus fort que le fle'chisseur.

Les muscles des pâtes postérieures appartiennent au me'tathorax.

La hanche de la troisième paire de pâtes reçoit , comme celle de la seconde, plusieurs muscles , dont les uns la fle'chissent en avant, et dont les autres l'e'tendent en avant.

1° Le premier fléchisseur^ de forme triangulaire et très-fort, naît lale'ralement sur la lame verticale de l'apophyse e'pisternale postérieure , en arrière du premier chef de l'e'lévatcur de l'aile. De celle attache , le muscle se porte en dessous et en arrière, pour se fixer en pointe au cinquième interne du hord antérieur de la hanche.

2° Le second fléchisseur^ cylindrique, très-long, égal et parallèle au second chef de l'élévateur de l'aile , auquel il est postérieurement contigu, naît supérieurement sur le cly|jéns, en dehors du prétracleur de l'aile, et se fixe, kson extrémité inférieure, sur la moitié postérieure de la cupule intérieure de la hanche, en arrière de

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transversalement , et le porte , au contraire , en dehors.

l'extenseur postérieur de l'aile. Quand la hanche est fîxe'e, il devient un troisième chef de l'e'le'vateur de l'aile.

5° Le troisième fléchisseur est le même que l'extenseur posle'rieur de l'aile.

4" Le quatrième fléchisseur est un muscle demi-penniforrae, dont les fibres naissent sous la lame oblique du premier ischion , et se portent , en dessous , sur un long tendon infe'rieur , qui se dirige obliquement en dessous et en ari ière, pour se fixer au tiers externe du bord an-te'rieur de la hanche.

5° Le cinquième fléchisseur ^ de forme conique , s'attache par sa base à la face latérale de la lame ante'ricure de l'apophyse e'pisternale poste'rieure. Ses fibres se rendent sur l'extre'mite' d'un long tendon , qui se porte en dehors et en arrière, passe devant le second et le troisième lle'chisseur , et se fixe à la hanche , près de l'angle late'ral du sternum.

Outre ces muscles fléchisseurs, la hanche en reçoit encore deux autres , qui peuvent e'galement concourir à produire le même mouvement j mais , comme ils se rendent de la hanche sur l'abdomen, et que ce dernier est toujours mobile , tandis que les pâtes peuvent être fixe'ment appuyées sur le sol, et devenir le point d'appui sur lequel les muscles s'attachent, ils semblent plutôt être des muscles abdominaux , et former les deux prétracleurs inférieurs du troisième segment.

Le premier extenseur de la hanche s'attache latéralement au bord poste'rieur de l'apophyse e'pisternale, et se dirige en dessous et en arrière, pour se fixer au cinquième interne du bord postérieur de la hanche , à une trcs-petile plaque corno'e, contenue dans la membrane: qui passe de la hanche à l'abdomen. Celle plaque repre-

88 TRAITÉ GKNÉRAL

Les muscles des autres divisions principales du pied sont plus volumineux , mais ils présenient aussi une disposition fort simple; ils consistent très-généralement en un élévateur et un abaisseur , ou en un extenseur et un fléchisseur.

Les muscles de la hanche se trouvent toujours contenus eu entier dans la partie correspondante du thorax, d'oii ils s'étendent à la hanche. On peut dire la même chose d'une partie des muscles de la cuisse, principalement de l'élévateur ou extenseur; le fléchisseur ou le pro-

sentant un dernier rudiment du premier arceau inférieur de l'abdomen, ce muscle est proprement le pre'tracteur de ce segment j mais, comme il agit principalement sur la hanche , il fait partie des muscles moteurs de cette dernière. Il en est de même du suivant.

Le second extenseur de la hanche^ qui est un muscle plat, beaucoup plus petit que le pre'ce'dent. Il vient de l'extre'mile' de la corne late'rale de l'apophyse e'pislernalc, et se porte , en dessovis et en arrière, sur le cinquième externe du bord de la hanche, où il se fixe à un petit filet corne' contenu dans la membrane qui unit la hanche à l'abdomen, et repre'sentant en partie le premier arceau infc'rieur de l'abdomen.

8° Le troisième exlenseur est un muscle pseudo-penniforme, dont les fibres naissent sur les trois quarts antérieurs de la crête qui se'pare le clypc'us de la pièce scapnlaire. Il se rend obliquement, en dessous et en arrière, sur un long tendon postérieur qui va se fixer au milieu du bord de la hanche.

9° \,' extenseur du trochanter est forme de deux chefs

d'anatomie comparée. 89

tracteur est, au contraire, situé dans la hanche. Les muscles de chacune des auLres divisions principales du pied sont situés , comme de coutume, dans l'intérieur de la portion qui précède immédiatement celle que l'on considère.

Quand , après avoir ouvert l'abdomen , l'on enlève les viscères , on aperçoit aussitôt trois muscles, savoir: les deux muscles de la hanche et l'élévaieur ou rétracteur {nuisculus retrahens) de la troisième pate.

Le plus superficiel de ces muscles est le rélracteur, autrement l'élévateur ou Texten-

très-forts : l'un s'attache sur presque toute la longueur de la corne late'rale de l'apophyse épislernale , et se dirige en dedans et en dessous, en plongeant dans la hanche, pour aller se fixer, par un tendon large, à la partie exte'rieure du trochanter; le second chef est e'galement très-fort, penniforrae, et occupe la moitié' moyenne de la hanche, oi^i ses fibres s'attachent de toute part, et le tendon ne s'insère à celui du premier chef que près du trochanter.

1 0° Le fléchisseur du trochanter n'a qu'un seul chef ; il est penniforme et place' dans la partie poste'rieure de la hanche, dont il occupe toute la longueur 3 le tendon, qui parcourt le milieu du muscle , se fixe au trochanter, à son bord poste'rieur. ^

Les muscles moteurs delà cuisse, de la jambe, du tarse et de ses crochets , sont absolument les mêmes que dans les premières paires de pâtes.

[Straus, ouv. cit.,\p. iSg, i65, 168.]

90 TRAITÉ GÉNÉRA.L

seur de la hanclie , qui est horizoïual et allongé • il naît de la partie inférieure de l'entosternum {entolhoraoc Aud.) , et se porte au bord postérieur de la base de la hanche , en s'inclinant légèrement de dedans en dehors et d'avant en arrière.

A la partie la plus antérieure , on voit le fort et large protracteur, ou fléchisseur de la hanche , qui est recouvert , du moins à sa parlie interne , du muscle précédent et de l'élévateur ou rétracteur de la cuisse ; il s'étend des parois dorsale et latérale du thorax à toute la face interne ou postérieure de la paroi antérieure de la hanche.

En dehors, en avant et en bas , il se détache de la portion dorsale du thorax un petit muscle, pourvu d'un long tendon , qui est comme corné. Chez les coléoptères marcheurs , par exemple le ce A/-t^o/a/^^ , ce muscle se porte directement d'avant en arrière à la hanche ; chez ceux qui nagent , par exemple Vhjdrophilus piceus/i\ a une direction transversale de dedans en dehors. Chez les premiers , il s'attache à peu de dislance en dehors de l'élévateur , au bord postérieur de la hanche ; chez les seconds» il s'insère à l'extrémité externe de cette portion, qu'il (ixe et élève dans les uns et les autres.

Le fort élévateur , ou extenseur de la cuisse, qui a la forme d'un carré ou d'un triangle allongé, nait, en dehors de l'élévateur de la

hanche , de la branche transversale de l'eutosternum , et se dirige verticalement , en passant immédiatement au-devant de rcxlcnseur de la hanche , eu avant , à la base de la cuisse.

Le fléchisseur ou protracteur de la cuisse naît par des fibres longitudinales de toute la face interne de la paroi postérieure de la hanche ; il se fixe par le moyen d'un court tendon, en avant , à la base de la cuisse ; il éloigne cette portion du membre de celle du côté opposé , et lui imprime une direction transversale.

Les extenseurs des autres divisions principales qui suivent correspondent , par leur position , aux fléchisseurs de celles que nous avons considérées jusqu'ici. Les extenseurs en occupent la région antérieure ou externe , et les fléchisseurs, la région postérieure ou interne. Tous remplissent exactement l'Intérieur delà fraction de membre dans laquelle ils naissent, et ils s'attachent par de courts tendons , très serrés et juxtaposés , à la base de la partie do lapate qu'ils meuvent.

Chez les coléoptères jiageurs , surtout les hydrophiles , les extenseurs du tibia , qui se trouvent dans l'intérieur de la cuisse , sont pour le moins deux fois plus volumineux que les fléchisseurs; ils sont même un peu plus grands que ceux-ci chez les coléoptères qui marchent, comme le cerf -volant. Il m'est impossible de

comprendre pourquoi M. Cuvier (i) a dit le contraire. Il sulFit, du reste, de considérer les coléoptères nageurs quand ils sont en repos dans l'eau : leurs pieds , et surtout les postérieurs , sont alors toujours étendus dans une direction transversale ; preuve évidente que les extenseurs chez ces insectes doivent nécessairement être considérablement plus forts que les fléchisseurs.

Les muscles des pâtes antérieures se comportent d'une manière fort semblable, à cela près que ceux de la hanche et l'élévateur de la cuisse lïe naissent pas, ou du moins seulement en très-petite partie , des pièces cornées intérieures et moyennes (VenLothoraxhxm.)^ mais bien des parois dorsale et latérale du thorax.

Les divers ordres d'insectes présentent plusieurs dilTérences , particulièrement eu égard aux muscles des ailes et des pieds. Ces difierences sont en rapport surtout avec le développement plus considérable de ces appendices, mais aussi , indépendamment de ce développement, avec la faculté de voler.

Les muscles lonnitudinanoc du thorax existent très-généralement et ne manquent qu'aux

(1) Anal, coiup., I, 459.

d'anatomie COMPARKE. g5

libellules , aux larves aussi bien qu'aux insectes parfaits , ou , s'ils ne leur manquent pas , ils sont très-faibles.

Ils ne sont que peu prononcés chez la plupart des orthoptères ^ malgré le développement considérable de leurs ailes. Chez les blattes , ce ne sont que les muscles très-minces du dos , qui , dans la larve, ne se distinguent nullement de ceux de l'abdomen. Ils sont un peu plus forts chez l'insecte parfait , mais encore beaucoup plus faibles que chez la courtilière ; chez celle-ci même, ils sont très-minces, faibles et courts. Ils sont un peu plus forts cliez les mantes , et au maximum de leur développement chez les grillons et les locustes.

Parmi les coléoptères , ils existent chez ceux qui ne volent pas , par exemple le blaps ; mais ils y sont petits.

Dans ces circonstances , l'œsophage , qui est large , remplit la place qui devrait être occupée par ces muscles.

Us sont très développés, et l'emportent considérablement sur les autres , chez les diptères, les hyménoptères et les lépidoptères . Ils occupent presque tout le thorax de ces insectes, dont les muscles des pieds sont très-faibles.

Les coléoptères qui volent font ,sous ce rapport, le passage de ces derniers ordres aux premiers.

Les abaisseurs des ailes existent aussi très-

généralement et sont surtout développes chez les lépidoptères , les diptères , les hyménoptères et les coléoptères qui volent.

Les muscles des pieds offrent moins de différences. Ils sont surtout développés à la première paire de pieds de la courtilière , conformément au gros volume de ce membre; ceux delà hanche sont les plus forts de tout le pied.

La niasse principale de ces muscles, qui remplit presque tout îe prothorax , est formée de deux abducteurs énormes. L'antérieur el supérieur, qui naît de la moitié antérieure du dos et de la branche verticale de l'entoslernum (entolhorax) , et qui se dirige en dehors et en avant , est bipenné ; il s'attache à l'éminence supérieure et aiguë de la hanche, qu'il soulève en même temps un peu.

Sous ce muscle , il s'en trouve un autre allongé, plus transversal, qui, partant de la partie postérieure de la branche verticale de l'entoslernum , se porte en dehors et en avant au bord postérieur de la hanche , auquel il se fixe , un peu au-dessus de son milieu.

De ces deux muscles , le premier est le protracteur ordinaire; le second, qui est plus petit, le rélracteur; du moins je n'ai pu en trouver un troisième.

Les autres divisions des pieds sont surioui élevées et abaissées par les muscles ordinaires, qui sont très-forts dans cette espèce, mais qui

d'anatomie comparée. 95

ne tirent pas en dehors tout le pied, comme le font les muscles de la hanche.

Parmi les coléoptères , ceux qui nagent et ceux qui marchent présentent surtout des difléreuces relatives au volume des muscles des pieds. Chez les coléoptères nageurs , l'élévateur de la hanche ou est très -petit , comme chez les hydrophiles , ou a entièrement disparu, comme chez les dytiques , dont la hanche est immobile. Le fléchisseur de la hauche est, au contraire, extraordinairement développé , et se divise en plusieurs ventres , dans la direction de dehors en dedans , aussi Lien que dans celle d'avant en arrière.

De même, l'élévateur de la cuisse est plus petit chez les coléoptères marcheurs ,oi\ il offre à peu près le volume de l'élévateur de la hanche; chez les nageurs, il est au contraire fort considérable.

11 résulte naturellement de ces différences, que la hanche des coléoptères nageurs est plus solidement fixée , et, parlant , la mobilité des autres divisions, de la cuisse surtout, augmentée ; le passage insensible établi par les hydrophiles , des autres insectes aux dytiques , qui nagent le mieux , est , par conséquent , trèsdigne de remarque (1).

( 0 Les descriptions de muscles extraites de l'ouvrage de M. Sti\aus comportent des dénominations de pièces soli-

IRA-ITI^ GÉNÉRAX.

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