‹ Traité général d'anatomie comparée [electronic resource] (volume 3)Chapitre 14 sur 81 · MUSCLES DES ARACHNIDES · texte numérisé non relu

MUSCLES DES ARACHNIDES

Le système musculaire des scorpions , parmi les arachnides , est très-simple.

des, qui ont été étudiées avecsoin par cet auteur. Ces e'tudes sur le squelette n'ont pu être expose'es dans le deuxième volume de cette traduction, qui e'tait imprime' avant que le travail de M. Straus ait été livre' au public. Conforme'ment à la promesse qui a été faite dans la préface du second volume, le résumé des recherches de M. Straus sur le système solide doit trouver place ici. Ces pièces sont, dans les animaux articulés , l'une des couches de la peau. C'est la troisième ou la plus profonde des lames de cette membrane qui s'est pénétrée d'une substance dure. Les plus faibles rudiracns du squelette des articulés se rencontrent , dans les abranches , chez les ANNELiDES, qui ofi'rent une disposition très -semblable à celle que présentent les ammocètes parmi les POISSONS. Ces indices sont des replis cutanés , également appréciables, quoique peu prononcés chez les premiers et chez les derniers. Un caractère commun rapproche ces êtres d'ailleurs si éloignés par le reste de leur organisation : les uns et les autres sont privés de membres, et leur locomotion est une sorte de reptation. Parmi lés anneudes, les aphrodiies , dont la locomotion est plus perfectionnée, présentent à la face interne de la peau des plis beaucoup plus profonds, et des appendices, soit mammelonnés , soit sctiformes, auxquels les muscles s'atlachentj appcntliccs qui présentent dos articulations. Les replis cutanés offrent de véritables aph-

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On trouve cliez eux, sous les plaques cornées du thorax , une couche très-mince , uniquementformée défibres longitudinales, etdont les différentes porlions s'éteudent du bord antérieur de chaque anneau à celui de l'anneau suivant. Dans le dernier anneau , plus encore dans la queue , elles se resserrent latéralement , s'épaississent considérablement, et sont formées,

pliyses chez les myriapodes , où les légumcns commeucent à devenir solides , et où les organes locomoteurs deviennent de ve'ritablcs pâtes pourvues d'un grand nombre de muscles. Chez les insectes , les cnus- TAcÉs et les ARACHNIDES , Cette disposition pre'sente des modifications très-multiplie'es, qui peuvent toutes se rapporter aux varie'te's d'un même type, en admettant des brisures, des soudures, des changemcns dans la forme et dans l'usage, des proportions varie'es, des développemens plus ou moins partiels, à partir de la pre'dominance exclusive jusqu'à l'entière disparition, enfin des accidens divers de connexion de'termine's par ces circonstances. Le rapport entre les conditions de développement et celles de fonction est e'nonce' par M. Straus dans la formule qui suit, à laquelle il donne le nom de loi : « Les organes, à l'une des extrémités de leur échelle , exercent toujours une fonction bien évidente , tandis qu'à l'autre extrémité ils sont rudimentaires , sans Jonction, et Unissent par disparaître. « loi organique.)

L'état le moins complexe des pièces annulaires qui constituent le TYPE re'duit à sa plus simple expression est ofiFert par les annelides a branches. Tous les articles y sont uniformes. Dans les ordres suivans, le premier article se distingue par un volume plus considérable, par la pre'sence d'yeux et de tentacules; c'est une ve'rilablc

surtout dans l'avant-dernier anneau , de plusieurs faisceaux obliques , qui s'attachent par

tête. Des ordres plus compliques nous offrent des cirrhes et autres appendices locomoteurs; on peut y déterminer les limites d'un thorax et d'un abdomen. Cette complication s'e'lève graduellement , assujettie à la règle qui suit : Dans les organes quiformc*'it des séries sur le même animal , la gradation est d' ordinaire double; c'està-dire que d'une part elle est, relative à la succession des genres et des familles , et de C autre elle est relative au rang que chaque paire occupe sur le corps. (2^ loi organique.)

Le corps des myriapodes se forme d'anneaux semblables ou alternativement semblables : la tête s'y compose de plusieurs articles re'unis j les appendices y deviennent des organes de mastication , en conformation de cette loi que M. Straus exprime en ces termes : Les organes changent souvent de Jonction, pour en remplacer d'autres qui disparaissent. (5"= loi organique.)

La scolopendre offre une composition plus élevée encore : au devant des antennes on trouve deux pièces conse'cutives, impaires, replie'es en dessous : l'une représente le chaperon., et l'autre le labre des insectes à l'e'tat rudimentairc , circonstance en rap|)ort avec cette formule gcne'rale : Lorsque la nouvelle fonction exige une plus grande complication dans la composition de l'organe qui la produit, celui-ci l'acquiert ficiiement par des parties qui s'y ajoutent d'abord sous forme de rudiment. (4* loi organique.)

Le dessus de la tèle est occupe' à sa partie intérieure par une grande pièce analogue à l'épicràne, et qui porte, comme chez les insectes, les antennes et les mandibules. Cette pièce est suivie d'une seconde pièce intégrante de la tèle : ce scguient porte en dessous deux énormes

un court tendon à laparlie antérieure de l'anneau suivant. Elles se divisent ici en une cou-

crochets, que l'on a appele's lèvres , mais que M.Straus considère comme repre'sentant la pièce basilaire et les mâchoires des insectes : La même fonction peut être exercée par des organes dijférens. (5» loi organique.)

A.U devant du corps de cette prétendue lèvre, on trouve dans l'inte'rieur de la bouche une paire d'organes , qu'on a nomme's les mâchoires , et qui sont les analogues de la lèvre , comme on peut l'induire des connexions.

Les INSECTES offrent des segmens plus distincts et plus diversifie's encore. Dans les larves, ces segmens sont, comme dans les myriapodes, assez semblables entre eux j ils subissent ensuite des changemens très-grands après les me'tamorphoses. Dans ces transformations , plusieurs segmens se réunissent entre eux ; d'autres se repHent dans l'inte'rieur du corps j enfin, il y en a qui disparaissent et s'atrophient plus ou moins. Par l'effet de ces me'tamorphoses, le corps des insectes se trouve divisé en quatre principales parties : tête , corselet, thorax , abdomen. Le* diffe'rences servant à e'tablir les ordres sont particulièrement fonde'es sur ces pre'dominances et ces atrophies compense'es. Ainsi, le corselet est fort petit, proportionnellement , chez les hyménoptères , les lépidoptères et les DIPTÈRES. L'observatioii'de'montre encore ici un principe dont ces diversite's de développement ne s'e'loignent pas : Lorsqu'un organe en domine un ou plusieurs autres , ceux-ci suivent La même marche de gradation que l'organe dominateur ; et quand enfin celui-ci disparaît , ceux qui lui étaient subordonnés reprennent subitement leur forme primitive. (6* loi organicpae.)

Plusieurs segmens simples , comme dans la scolopen~ dre^ mais seulement plus réunis, constituent la tête des

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che supérieure et en une inférieure ; la première est consiiluée par les extenseurs, et la

insectes^ les pâtes en sont rcpre'sente'es parles mandibules , les mâchoires et la lèvre inférieure. Le labre est un premier rudiment du corps, dont les appendices ont disparu.

Une analogie frappante existe entre les pièces qui composent la tête des coléoptères et telles que l'on rencontre dans la tête des scolopendres. Labre, chaperon, dpicrâne , tout est semblable. En dessous est une troisième pièce, oppose'e à l'e'picrâne, qui occupe la place du second segment de la scolopendre , et qu'on appelle basilaire, qui porte les mâchoires, et qui se continue, à son bord ante'rieur, avec une quatrième pièce impaire du crâne, appele'e prébasilaire , sans appendices, et portant en avant la lèvre supe'rieure. Le second article de la scolopendre e'tant conside're' comme l'analogue de la pièce basilaire des coléoptères , il en re'sulte que les crochets de la première sont les analogues des mâchoires des seconds ; les insertions des pre'tendues mâchoires des cole'optères entre l'e'picrâne et la pièce qui porte les crochets , c'est-à-dire à la même place que la lèvre des •coléoptères , appartiennent à un segment intermédiaire, ante'rieur à la pièce qui porte les crochets, mais dont la partie supe'rieure a disparu, etnesauraientpar conséquent être considc'rés autrement que comme les analogues de cette même lèvre. Les pa pes maxillaires des scolopendres correspondent aux labiaux des insectes. Les appcn- *lices place's au devant d'eux sont les analogues de la Jangucllc; l'arceau supc'ricur du second segment de la tête , dont la partie inférieure est la même que le basilaire, a disparu dans les insectes ^ ainsi que la pièce correspondante du segment portant les mâchoires , et

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seconde pfir des fléchisseurs , qni ont à peu près la même épaisseur.

tlcux autres encore place's entre la tête et le corselet, et auxquels sont opposées les pièces jugulaires. Sept segmens simples composent donc la tète des insectes : le labre , le chaperon , Vépicrdne avec les mandibules , la lèvre, la pièce prébasilaire ^ et la basilaire avec les mâchoires comptant pour deux, ou cinq, dans le cas oii , soit le labre, soit plutôt le chaperon , fut la partie supérieure du même segment , auquel appartient la lèvre, cl que l'epicrâne fît également partie de celui de la pièce basilaire.

Les modifications sont plus nombreuses encore dans les CRUSTACÉS, mais la transition est moins rapide d'un ordre à l'autre. La transformation des pâtes et mâchoires n'est nulle part aussi évidente , si ce n'est dans les

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