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2 TRAITl'î GÉNÉHAX,
' Il est, en effet peu d'oiseaux qui offrent des déviations considérables de la règle générale : ce sont ceux qui sont privés de la faculté de voler, par exemple, ]es b/évipennes et les pingouins. Mais même chez V autruche , la disposition des muscles du membre thoracique, ressemble encore, sous le double rapport du nombre et delà conformation, à celle qu'offrent les autres oiseaux. Chez le pingouin au contraire^ ces deux conditions s'éloignent très fortement du tjpe général ; j'insiste d'autant plus sur cette circonstance que , bien qu'il se trouve des squelettes de cet oiseau dans plusieurs collections , on en a entièrement négligé la mjologie , comme cela arrive ordinairement.
On a dit que les oiseaux se distinguent des autres animaux par l'absence de muscles dorsaux ; cette assertion est aussi fausse que celle des personnes qui prétendent que les parties charnues et tendineuses sont mieux séparées chez les oiseaux que chez les vertébrés qui leur sont inférieurs (i). Ces deux sortes de parties ne sontpas plus rigoureusement séparées les unes des autres chez les oiseaux qu'elles ne le sont dans les reptiles et dans beaucoup de poissons, surtout les poissons cartilagineux.
Mais une particularité propre surtout à plusieurs oiseaux, principalement aux écïiassiers,
(i) Caïus, Zooiomic , p. 3ii.
d'akatomie comparée. 3
aux gallinacés et aux oiseaux de proie nocturnes, c'est d'avoir, dansles tendons inférieurs des muscles des pieds et quelquefois même des mains, des pièces osseuses , alongées , et fort considérables, semblables à celles que l'on rencontre dans les insectes et particulièrement dans les crustacés.
Nous possédons des monographies sur la mjologie de beaucoup d'espèces d'oiseaux et même sur celle de certaines parties du corps de ces animaux. Cet objet a aussi été traité parfois avec beaucoup de détaiisjdanslesouvragesd'anatomie comparée et d'ornilbotomie. Les monographies ont sur la seconde sorte d'ouvrages, l'avantage d'indiquer exactement chaque fois , le nom de l'espèce^ dontelles exposent la disposition mjologique, tandis que les traités d'anatomie comparée n'indiquant pas l'espèce particulière sur laquelle ont été faites les recherches, donnent souvent, comme disposition générale d'un ordre ou d'un genre , ce qui n'est qu'une exception, appartenant à l'une ou à l'autre des espèces.