I. MUSCLES DU TRONC ET DE LA TETE
Les plus développés parmi ces muscles , sont ceux du cou ; ce qui est conforme au grand volume et à la mobilité de cette partie chezles oiseaux. Ceux , au contraire , qui sont situés à la
4 TKAITÉ GÉNÉRAL
partie "postérieure du tronc, principalement à la région ihoraco-lonibaire^ sont faibles , petits et peu séparés les uns des autres. C'est à tort que M.. Cuvier(i) représente la portion thoracique du rachis comme dénuée de tous muscles,
A. Muscles de la Colonne vertébrale et de la Tête, a. Région thoraco-abdominale.
1. Il existe en effet, à la face dorsale de la région ihoraco-abdominale , dansl'espace compris - entre les apophyses épineuses et les transverses , un muscle , ayant la forme d'un triangle alongé, qui naît , en arrière , du bord antérieur de l'os iléon el, en dedans, des apophyses transverses ; il s'attache , par faisceaux séparés et au moyen de longs tendons^ aux apophyses transverses des vertèbres thoraciques , bien qu'il ne puisse mouvoir celles-ci les unes sur les autres, puisqu'elles sont le plus souvent soudées ensemble.
Ce muscle représente distinctement le grand extenseur commun du dos (^opisthotenai').
Dans plusieurs oiseaux^ l'o/e par exemple, il n'existe que ce ventre interne : du moins l'externe est entièrement faible et court. Dans d'autres oiseaux, au contraire, principalement les pingouins , il y a un ventre externe très fort ; il
(i) Leçons, I; 191-
d'anatomie comparée. è
s'insère aux extrémités postérieures des côtes; disposition quis'accorde incontestablement avec la station entièrement droite des individus de ce genre.
Le ventre externe est également fort considérable chez les gallinacés j il s'y continue avec le muscle transversaire de la nuque.
DansV autruche , le ventre interne estextraordinairement développé, et est recouvert, dans sa partie postérieure, par l'os des îles ; le ventre externe est faible.
2. Un autre muscle communément plus fort , se dirige en dedans et un peu plus profondément, surtout en arrière , où il est recouvert par le premier muscle ; il naît des parties latérales des apophyses épineuses postérieures, ainsi que du bord antérieur de l'iléon, et s'attache aux épines des vertèbres dorsales antérieures , aussi bienqu'à celles des cervicales postérieures; c'est lemuscle épineux du dos , qui se sépare assez fa-cilement du muscle précédent.
à. Région cervicale, a. Muscles du Tronc, I. Face postérieure.
1. L'on rencontre pour la première fois , à la partie la plus interne de la région cervicale desv
G TllAlTÉ GÉNÉRAL
oiseaux, uue répétition àyi long extenseur du dos delà région thoraco-abdominale. C'esi un muscle considérable qui, naissant des épines des vertèbres thoraciques antérieures, se rend, par de longs faisceaux séparés qui augmentent de longueur et de force, de bas en haut, aux apopljjses articulaires postérieures de toutes les vertèbres cervicales , les deux premières exceptées. Ce muscle est V ascendant de la nuque on cervical ascendant, qui est surtout fort développé et distinctement séparé 'dans les pingouins.
Sa partie inférieure se fixe plus en dedans , tellement que ses languettes les plus inférieures ne s'attachent pas même aux apophyses transverses, mais aux épines des vertèbres.
Outre ses fascicules forts et plus superficiels, ce muscle en détache ordinairement d'autres plus profonds et bien plus faibles, mai? également très longs, qui , partant de faisceaux postérieurs, plus grands, vont aux tendons d'allache antérieurs et s'insèrent conjointement avec eux aux apophyses articulaires.
2. On trouve ordinairement, sous ce muscle, d'antres ventres entièrement séparés des pelils faisceaux que j'ai déjà mentionnés ; ces ventres sont également toul-à-fait séparés leà uns des autres, naissent des parties latérales des épines cervicales postérieures et vont s'insérer, en sautant cinq à six vertèbres , jilus en dehors que les languettes des petits faisceau^ précités, aux len-
d'anatomie comparée. 7
dons des grands faisceaux; ils p^viennent, de la sorte , également aux apophyses articulaires.
3. En dedans du muscle précédent , il y a, dans la moitié supérieure du cou, un muscle plus court, mais plus fort , étendu des apophyses épineuses inférieures à l'apophyse transverse de la seconde vertèbre cervicale , sous la forme de fascicules séparés , qui affectent une direction opposée et diminuent considérablement de volume de haut en bas. Ce muscle est une répétition du muscle précédent et constitue le splénius du coul
Il est uni, dans la plupart des cas, au commencement du dernier par le moyen d'une tête charnue très longue et forte, venant des vertèbres cervicales inférieures , qui, sans prendre d'insertion , saute une partie considérable de la région antérieure du cou.
4-. En dehors du premier muscle , on voit un autre muscle également considérable , s'étendre des apophyses articulaires des vertèbres thoraciques supérieures à celles des vertèbres cervicales inférieures ; celui-ci est une répétition et une continuation du ventre externe de l'extenseur commun du dos; il constitue V inter- transversaire du cou.
5. Un autre muscle semblable , qui répète le précédent, est situé plus en dehors et plus haut ; il s'étend des apophyses transverses et articulaires des vertèbres cervicales moyennes et
inférieures à celles des supérieures , la première exceptée.
Il est communément difficile de séparer ces deux muscles. Les languettes du premier, qui est inférieur, se dirigent plus obliquement dedehors en dedans et de bas en haut ; les plus inférieures s'insèrent même aux apophyses épineuses. Ce muscle correspond, par conséquent, davantage à V épineux du cou, tandis que le muscle supérieur correspond au transversaire du cou ou de la nuque.
6. 7. 8. Il j a , en outre ; de petits muscles inter -épineux et inler-transversaires , qui vont seulement d'une vertèbre à l'autre.
Les muscles inler-transversaires se partagent en externes et en internes ; les premiers sont les plus forts. Les internes ont à peu près le même volume que les inter-épineux.
a. Face antérieure.
1. Les apophyses épineuses des vertèbres dorsales antérieures et de la plupart des cervicales inférieures donnen t naissance au long du cou; muscle considérable qui s'insère aux apophyses transverses dc^ vertèbres cervicales , les quatre ou cinq premières exceptées.
C'est surtout dans les pingouins que les fuis-
d'anatomie comparée. 9
ceaiix supérieurs de ce muscle sont très dislinctementséparés et pourvus de longs tendons.
2. Au-devant de ce muscle , il j en a un autre plus petit, qui se porte en direction opposée , des apophyses transverses des cinq premières vertèbres cervicales, aux apophyses épineuses inférieures des vertèbres , qui sont immédiatement situées au-dessus; celui-ci est un muscle, propre, un long du cou supérieur , ou mieux le court cervical antérieur,
b. Muscles de la Tête.