‹ Traité général d'anatomie comparée [electronic resource] (volume 3)Chapitre 44 sur 81 · VI · texte numérisé non relu

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iH TRAITE GÉNÉRAL

Le plus supérieur de ces muscles est loujonrs plus fort et plus long- que les autres, et naît de l'exlrémité supérieure et externe du sternum, au-dessous et en dehors de son articulation avec la clavicule coracoidienne. Communément il s'insère seulement à la première côte slernale ; chez V autruche , il s'attache par plusieurs languettes aux trois côtes les plus élevées.

Ces muscles manquent ordinairement entre les deux dernières côtes sternales ; dans V autruche , ils manquent entre toutes ces côtes, les trois premières exceptées , où ils se confondent du reste , avec le fort muscle qui vient du sternum.

Cette disposition est curieuse , en ce qu'elle coïncide avec le peu de mobilité que présente l'articulation des côtes vertébrales avec les sternales, surtout dans V autruche.

Viennent ensuite, en arrière , les muscles du ventre. Le plus superficiel muscle oblique externe de V abdomen , situé le long de la partie inférieure de la paroi latérale du thorax et le long de l'abdomen ; en avant, il vient, par de courtes languettes charnues , de toutes ou de la plupart des côtes inférieures j en arrière, il naît des côtes postérieures par un large tendon, et descend obi iquenicnt de dehors on dedans et

d'anatomie comparée. JCJ

d'avant en arrière ; il s'attache, par un large tendon , au bord antérieur du pubis , et s'unit par une large aponévrose au muscle du côté opposé , en passant au-devant du muscle droit de l'abdomen.

Ce muscle tire les côtes en arrière et en dedans, y

2 . Sous lili , le muscle obliq ue interne de Vah domen s'isole de la moitié supérieure du bord antérieur du pubis, par des fibres charnues, et de la moitié inférieure du même bord, par des fibres tendineuses ; il est beaucoup plus petit que l'externe , irrégulièrement quadrilatère ou triangulaire, étroit supérieurement , large inférieurenient ; il se dirige d'arrière en avant et de dehors en dedans au bord postérieur de la dernière côte , qu'il tire en arrière.

Je ne vois pas pourquoi M. Cuvier (i) refuse à ce muscle l'action d'abaisser les côtes ; action qu'il exerce manifestement avec beaucoup de force.

Il n'est pas plus exact de dire que ce muscle manque à la corneille. Il y existe ainsi que dans les espèces et genres voisins, d'une maniéré aussi distincte que dans les autres oiseaux; quant à \ auii'uche, elle en est réellement privée.

5. Sous le muscle oblique interne, on voit se diriger un autre muscle bien plus étendu, qui

Cl) Leçons , IV, îio5 .

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naît , par des fibres charnues, de tout le bord antérieur du pubis, et en outre par des languettes séparées, en avant, des trois côtes inférieures et de leurs carlilages ; il s'étend dans presque toute la hauteur de l'abdomen, est appliqué immédîalement sur le péritoine , et s'unit, non loin de la ligne médiane, au muscle du côté opposé^,^ an mojen d'une aponévrose mince , qui atteint même le bord inférieur du sternum.

Cet organe est le muscle transverse de V abdomen qui tire les côtes fortement ^n dedans, et qui rétrécit la cavité abdominale. Ce muscle manque aux corbeaux ; mais il existe chez V autruche.

4- Le muscle droit de V abdomen se détache, en bas^ par un tendon large et mince, du bord antérieur de la moitié inférieure du pubis. Ce tendon se confond, dans la ligne médiane, avec celui du côté opposé, et constitue avec lui une large aponévrose. Vers le commencement du tiers mojen de l'abdomen , celte aponévrose se convertit en une substance musculaire qui présente un bord fortement convexe en basl La forme du muscle lui-même est presque celle d'un carré parfait; il n'est séparé de celui du côté opposé que par une bande tendineuse étroite , la ligne blanche , et s'insère par son bord supérieur ■'aO >bôrd inférieur du sternum; ses fibres se dirigent peu obliquement d'avant en arrière, et de dehors en dedans. Il n'offre point d'intersections aponévrotiques.

d'à JN a TOMl COMPARÉE . 2 l

il lire le slermim en arrière, et rétrécit par^ là la cavité abdominale.

. La face interne des quatre côtes sternales moyennes donne naissanceà plusienrslangnettes alongées, qui, se dirigeant de bas en haut et de dehors en dedans, se convertissent en une aponévrose mince , qui revêt la l'ace interne des côtes, avec le périoste desquelles elle est entièrement confondue. Cette aponévrose se jette ensuite sur la face interne du poumon , forme à la fois la paroi supérieure de la cavité abdominale, et sépare par conséquent réellement cette cavité d'avec la thoracique.

Il est manifeste que ce muscle est l'analogue du diaphragme dès mammifères j il se continue en bas avec le muscle latéral transverse , qui est le plus interne des muscles de l'abdomen.

Ce muscle est surtout fortdéveloppé chez V autruche j il j vient de cinq côtes ^ à partir de l'avant-dernière, par huit fascicules carrés, de divers volumes.

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